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Si l’homéopathie ne soigne pas, elle peine à tuer

Lundi 1 février 2010

Le 30 Janvier 2010 plus de 300 personnes se sont suicidées, ce geste fort devait servir à prouver leur théorie, à dénoncer l’imposture de l’homéopathie.

Un truc sympa avec les remèdes ancestraux, c’est qu’ils s’appuient sur des croyances ancestrales, elles mêmes véhiculées depuis des siècles par nos aïeux.

Ainsi en est-il des superstitions. Ainsi en est-il des « recettes de grand-mère ».

Quelques fois, ces superstitions sont fondées. Souvent elles sont fausses ou dangereuses. Et quelques fois des hommes mettent leur vie en jeu pour le prouver. Cela n’est pas forcement aussi dramatique que le « Et pourtant elle tourne ». Dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui cela se rapproche même plus de la comédie que du drame.

300 personnes ont donc tenté de se suicider par overdose d’homéopathie. Il n’est même pas sur que vous en ayez entendu parler et c’est une preuve de plus à leur crédit.

Les lois de la publicité sont ainsi faites qu’avoir raison leur a donné tord. Ils avaient raison, l’homéopathie n’a pas d’effet autre que le placebo; et comme parmi eux personne n’était dupe, personne n’est mort. Les médias n’ont donc rien eu à promouvoir puisqu’il ne s’était rien passé. On envoie pas une armée de reporters filmer des gars qui gobent des pastilles de sucre !

Les 3 principes de l’homéopathie

Homéopathie

Homéopathie...

  • Similitude : La guérison est censée venir d’un produit apte à provoquer les mêmes symptomes que ceux qui sont combattus. Cette caractéristique est souvent comparée à un vaccin contre ce symptôme.
  • Adaptation : Forcer l’interférence d’un homéopathe dans l’homéopathie pour adapter correctement cette médecine au patient ? Rappelez moi, les homéopathes sont payés en cas d’auto prescription ? Non ? Ho ? Alors oui adaptons !

J’avoue je suis de mauvaise foi en critiquant ce principe là. Ce principe est évidemment le plus inattaquable, celui qui donne caution à toute la théorie. Dommage que les gélules toutes prêtes en fasse le seul non respecté.

  • Dynamisation: Entre chaque dilution, la solution doit être secouée énergiquement.

Selon toute probabilité, il y a de grande chance que pour un principe actif donné, sa concentration dans l’océan soit plus grande que dans vos billes homéopathiques.

On peut se le faire prescrire ?

Les préparations homéopathiques vont jusqu’à des dilutions de 30 CH1. Est-ce un effet de mon esprit critique mais je ne parviens toujours pas à savoir où vont tous ces volumes. Le CH correspond en effet à une dilution au centième (en volume). Le mode opératoire précise que l’on doit diluer au centième, 1CH, puis dynamiser la solution avant de recommencer une dilution au centième pour arriver à 2CH, et ainsi de suite jusque, quelques fois, 30CH.

Je ne m’amuserai pas à vous calculer les volumes que représentent la dilution d’une goutte à 30CH. Par contre je m’interroge, d’une goutte de teinture mère, j’obtiens 100 gouttes à 1CH soit, c’est encore un volume aisément manutentionnable2, vu le nombre de dilutions restant à effectuer je ne prendrai qu’une goutte de cette solution et ainsi de suite durant très longtemps. Que fait l’industrie homéopathique de ces solutions surnuméraires ? Il faut bien qu’elles deviennent quelque chose, le volume finit par être tel que juste garder des cuves ne parait pas viable.

Wikipédia nous informe qu’une dilution de 9CH correspond à 1.32M³dans les océans de la planètes. Un rapide calcul montre donc que 12CH correspond à 1.32mL dilué dans les océans. Où sont les gigantesque cuves de l’industrie de l’homéopathie dans lesquelles elle stock les différentes dilution ? Et que fait elle des eaux de rinçage de ces cuves ?3

L’efficacité de l’homéopathie est proportionnelle au nombre de personnes qui y croient parmi celles chargées de vérifier cette efficacité.

Bien qu’aucune preuve de malversation, de triche ou d’autre forme de manipulation n’aient jamais pu être prouvée, l’efficacité de l’homéopathie, dépend en grande partie de la foi de ceux qui la démontrent. Cette caractéristique est partagée avec la théorie de la mémoire de l’eau4, qui auraient pu être une justification de l’homéopathie si …la plupart des traitements homéopathique n’étaient proposés sous forme de pastille de sucre plutôt qu’en solution. Et si le principe de similitude relevait effectivement de la médecine …

L’homéopathie n’est pas dangereuse par elle-même. Seul un surdosage chronique et démesuré est à même de provoquer … du diabète ? Ce qui est dangereux,  et c’est ce que cette campagne d’overdose par homéopathie devait faire comprendre, c’est de faire croire que l’homéopathie a un réel effet. Car des gens croient se soigner avec ça. Quel intérêt d’aller prendre des médicaments ayant des risques d’effets secondaires quand l’homéopathie peut guérir sans aucun de ces aléas qu’impliquent les thérapies modernes.

A noter que symboliquement ce suicide a eu lieu a 10h23, 6×1023 étant le nombre D’Avogadro. C’est le nombre d’atomes ou de molécules dans une mole5 de produit (la fameuse masse molaire étant la masse de cette mole de produit). Ce nombre est symbolique pour les opposant de l’homéopathie de par son existence même. Si vous avez 5 molécules dans un verre d’eau et que vous diluez d’un facteur 10 pour reprendre un verre d’eau… vous n’avez pas une demie molécule dans le verre. En fait à cause des parois de votre premier récipient qui vont en garder un nombre impossible à déterminer, il y a de grandes chances qu’il ne reste rien dans votre verre. A 12CH vous diluez déjà d’un facteur 1024. Il y a toute les chances que vous n’ayez aucune molécule dans la solution.

Heureusement que l’effet placebo est puissant…

Les gens malades essaient de se soigner par l’homéopathie, les gens sains essaient de mourrir par l’homéopathie, sans plus de résultat pour les uns que pour les autres.

Et c’est tant mieux

Sources :

Pour en savoir plus

  1. centésimale hahnemannienne []
  2. la différence allant de 20 à 60% je précise que j’utilise la goutte métrique de 50mm³ []
  3. Je suis un optimiste, je ne peux croire que ces eaux sont relarguées … ce serait de l’inconscience … non ? []
  4. je ne peux que vous encourager à lire l’histoire de la mémoire de l’eau, mémoire qui est heureusement transmissible par radio… []
  5. la mole étant par définition la quantité de matière contenue dans 12g de carbone 12 (le carbone normal avec 12 nucléons, l’isotope stable majoritaire) []

Contingence des menus de fetes

Vendredi 18 décembre 2009

cafe.jpgLes fêtes approchent. Comme chaque année. Il faudra bientôt célébrer le petit Jésus en pensant au gros barbu … ou l’inverse, j’ai jamais bien compris.

Une chose est sure, c’est que bientôt, qu’on le veuille ou non, il faudra manger. impossible d’y échapper. Et l’on finira par s’extasier sur les plats car au final, peut être est-ce atmosphère ou la compagnie mais c’est toujours bon, quand bien même une rasade d’alcool est nécessaire pour faire passer le goût de certaines tentatives culinairement élaborées.

Mais pour certains cette période de l’année est plus propice que d’autres a la méditation. Personnellement depuis début décembre déjà je ne peux me sortir ce thème de la tête. La lancinante question. J’ai pourtant fait quelques études mais aucune matière n’a jamais daigné aborder le thème. Philosophies, histoires, sciences sont toutes restées muettes.

Je ne crois pourtant pas être le seul à me poser ces questions. Je ne pense pas être le seul que ça travail à l’approche des fêtes et pourtant je n’ai jamais vu aucune réponse. Comment ça vient à l’idée de quelqu’un de gaver une oie pour ensuite lui manger le foie ?

Pas que j’éprouve une grande compassion pour ces animaux qui sont, malgré ce qu’on en dit, certainement bien mieux traités que le poulet de base qui va faire les nuggets du reste de l’année. Simplement je me demande comment ce genre d’idée peut germer dans la tête d’un être humain. Mais il n’y a pas que ça. Toute l’histoire de la bouffe est pétrie de ces problématiques.

Sérieusement

Manger des animaux, soit. Des plantes, oui, pourquoi pas. Des poissons, ce sont des animaux dans la mer, croquons y’a pas de raison. (et je vais même jusqu’à inclure les insectes et autres curiosités) Mais il y a des choses que même la plus grande imagination peine à expliquer. Prenons quelques exemples.

Il parait évident que la découverte du vin ou du fromage doit tout à la concomitance d’un paysan oublieux de ses stocks et d’un local adéquat. Le beurre est plus que certainement le produit du déménagement (plutôt peu délicat) de lait. La viande cuite a pu être trouvée par accident dans la nature, après tout une carcasse brulée reste une carcasse. Les épices proviennent surement aussi de l’observation assez avisée que certaines baies ont des gouts très prononcés. Soit. Acceptons cela comme des faits.

Il reste quelques problèmes :

Le sel:
J’imagine mal comment on peut le trouver par hasard. A moins d’envisager un fou spécialement attiré par le léchage de caillou et qui aurait fait une balade en bord de marais salant.

Le safran:
Il en faut quand même un petit peu pour que ça ait du gout, et la récolte de ce petit peu implique de grandes quantité de fleurs (150 fleur pour 1gramme de safran)

Le sucre:
Toutes les méthodes se vallent dans l’absolu, bien que la betterave ait un net avantage.

Plus fort encore le café :
Ramasser les fruits d’un arbre je veux bien comprendre. Par contre, ne garder que la graine, la brûler, la réduire en poudre et faire passer de l’eau chaude dans cette poudre pour ensuite la boire semble relever de la psychiatrie.

Une pensée aussi pour le gars qui, pendant que ses amis cuisaient de la terre pour en faire des poteries, s’est décidé à tenter de brûler du minerai, c’est peut être bien à lui (ou eux) que nous devons notre civilisation.

Toute notre alimentation semble être le produit du hasard.

Plus qu’à Jésus ou à Coca-cola, ce que vous mangerez pour Noël, comme tout le reste de l’année sera vraisemblablement dû à l’héritage de quelques fous, qui en leur temps, ont léché des cailloux, châtré des fleurs, oublié leurs récoltes… et que tout le monde a oublié

Passez de bonnes Fêtes de fin d’années !

Difference entre un confiturier et une bombe en milieu carcéral

Lundi 21 septembre 2009

Avertissement: Cet article ne reprend que des informations déjà présentes sur le oueb et accessibles à tous. L’auteur n’incite et ne cautionne en aucune manière une utilisation pratique des informations livrées ici en dehors de la surveillance d’un adulte responsable habitué au maniement de tels produits et dans des conditions de sécurité satisfaisant aux dispositions en vigueur pour ce type de maniement.

La prison.

Ses promenades, ses paysages, ses autochtones, ses activités culturelles et ses ateliers bricolages.

Depuis quelques jours et à l’initiative du garde des sceaux on en parles plus que de raison.

Pour quelle obscure raison ? parce qu’on a retrouvé du sucre dans une bassine d’un détenu de la prison de Meaux. Jusque là rien de grave, si ce n’est qu’il avait aussi un circuit imprimé et un bout de papier contenant une « liste manuscrite de produits pouvant entrer dans la composition d’explosifs » (Nouvel Obs). Et c’est à partir de là que c’est triste.

Imaginez que vous ayez du sucre dans une bassine (il parait), et des intentions peu voir même pas louables, si vous devez absolument faire une liste je vous conseille très fortement d’en faire une de « fruits pouvant entrer dans la composition de confiture ». Toutes conditions semblables par ailleurs (notamment quantité) la fabrication et l’utilisation sont nettement moins dangereuses pour la santé.

Sauf à considérer la menace d’une crise de foie comme relevant de la sureté publique, il doit être difficile pour le profane de concevoir qu’une bassine de sucre fut-il en poudre puisse représenter un danger pour quiconque ne met pas la tête dedans.

C’est pourtant bien le cas et ce depuis très longtemps, pour la simple et bonne raison que le sucre même s’il n’en a pas l’air est un composé organique.

Demandez à vos grands-parents comment ils enlevaient délicatement les souches des arbres de terre « de leur temps » et vous seriez surpris. Il y a très longtemps en effet qu’à été remarqué le caractère explosif (et très instable) du chlorate

J’en veux pour preuve cet extrait qui commence à dater un peu:

Effectivement le sucre n’est pas explicitement mentionné, il n’empêche qu’il est assez facile de se rendre compte que c’est un composé organique, combustible, facilement trouvable à des degrés de pureté suffisants. Les agriculteurs ne tarderont pas eux à reconnaitre un allié potentiel contre la nature. D’autant que le chlorate est un désherbant puissant.

Moins puissant mais aussi bien moins dangereux, le nitrate est à classer dans la même catégorie que le chlorate. Mais 2 différences majeures les séparent tout de même. Les explosifs à base de nitrate ont besoin généralement d’être amorcés, les rendant plus difficile d’emplois pour les non-initiés, les nitrates sont à la base des engrais puissants.

Et si ces mélanges nitrate-fuel du grand père sont toujours utilisés et un peu plus sur que les mélanges chlorate-sucre, ils n’en restent pas moins des mélanges capables de tuer. Aveuglement. Le chimiste ou le passant. L’ampleur des dégâts dans des structures où l’on est pourtant habitué, prévenu, équipé et formé devrait pourtant être une mise en garde suffisante. On pourrait croire ces formules oubliées et mise au ban par une chimie plus fine et plus avancée mais il n’en est rien. Le nitrate d’ammonium reste l’explosif industriel le plus utilisé. De même, si les nitrates sont considérés comme ayant besoin d’amorce, cela n’empêche pas régulièrement des inconscients de perdre des doigts, des mains, voir la vie en les manipulant.

Plus sérieusement maintenant, si vous avez une bassine de sucre, faites une confiture ou devenez accro. La seule chose qu’aurait gagné ce détenu à continuer n’est pas la liberté mais bien la mort, tant il est facile de méconnaitre des consignes de sécurité.

Pour ceux qui persistent à penser que le sucre ne peut creuser autre chose qu’une carie je vous recommande cette vidéo.

Sources:

Et pour en savoir plus :

Historique de l’invention de la poudre
La poudre noire sur wikipedia

Le sucre est plus addictif que la cocaine

Jeudi 2 juillet 2009

Et donc par rapport à la cigarette ?

souris ostensiblement droguéeD’après une étude pas si récente (mais publiée ce mois par science & vie) le sucre est plus addictif que la cocaïne. Ou en tout cas les souris qui se voient proposées le choix entre du sucre et de la cocaïne préfèrent majoritairement prendre une dose de sucre. Même si elles ont été transformées en junkies.

Bien sur cela pourrait venir du fait que les souris ne sont pas sensibles à l’addiction… mais alors faudrait tout refaire puisque l’on se base sur ces foutues souris pour tout

Ne manquez pas l’agonie des souris cocaïnomanes « de l’aspartame ou je me pique » ce soir dans triste monde tragique

Pour l’instant une hypothèse qui demande à être confirmée serait que le sucre est addictif, ce qui est à moitié vrai. Personnellement je ne peux me lever sans prendre mes 3 sucres. Comme j’ai un peu la bouche pâteuse, je les dilue dans un café, comme une majorité de mes contemporains. Ce n’est pas un hasard si beaucoup prennent leur café ou leur thé sucrés … en fait ceux qui les prennent sans sucre sont probablement immunisés aux sucres et ne prennent thés et cafés que pour se fondre dans la masse.

Une autre hypothèse serait que jusqu’à présent tout le monde se plantait en beauté sur les mécanismes de l’addiction et du plaisir.

Je me garderai bien d’effectuer le moindre jugement à l’emporte pièce après tout si c’était le cas ça aurait été très vite et déjà remarqué, Donc je range ma mauvaise foi et j’attendrai les conclusions définitives des recherches.

En attendant je me réjouis bêtement car cela « valide » ma méthode.

En effet je me laisse aller à conclure que si le sucre peut être préféré à la cocaïne, il doit aussi pouvoir être préféré à la cigarette