Archive pour le mot-clef ‘Souris’

Les souris planent

Jeudi 17 septembre 2009

Dans la série des inventions dont on se demande par quel miracle l’humanité a survécu sans jusque là, il faudra désormais citer, après le lave linge grand libérateur de la femme et la cafetière Senseo (que ton nom soit sanctifié, que ton règne arrive tout ça tout ça …), la … heu … ah oui si, la souris volante.

sourispl.jpgJusque là, on avait déjà remarqué les trains magnetiques qui restent en l’air grâce aux forces de répulsions engendrées par des champs magnétiques, grosso modo le même qui permet de jouer avec 2 petits aimants et de les faire tenir l’un sur l’autre sans même qu’ils se touchent.. La science avance et le train même s’il est gros fait désormais pâle figure face aux nouvelles prouesses réalisées il y a peu.

Car désormais, alors qu’ils y parvenaient pour les fraises et les grenouilles au prix du haussement d’un sourcil blasé tout en marmonnant « tu parles, c’est l’enfance de l’art ça« , les scientifiques ont relevé le deuxième sourcil, commencé à entrouvrir la bouche et essuyé le léger filet de bave qui perlait discrètement entre 2 rires diaboliques, préludes à l’exclamation « nous allons conquérir le monde, Minus.« 

Le scientifique me lisant se questionne déjà : Quelle différence fondamentale y’a-t’il entre fraise grenouille et souris ? Hormis que l’on ne sucre pas plus les souris (et c’est heureux vu leur toxicomanie aggravée envers ce composé) que l’on ne mange leurs pattes, il y a une différence fondamentale qui n’échappe pas aux plus assidus observateurs : la souris ressemble plus à l’homme. Bon évidemment ce n’est ni de face ni de profile mais physiologiquement.

Quoi qu’il en soit on peut donc faire léviter une souris, sans bien sur avoir besoin de lui faire gober un electro-aimant. Il suffit pour cela qu’elle contienne assez d’eau et que l’on la place dans un petit champs magnétique de 17 tesla [1].

Yuanming Liu a pu noter que la souris n’appréciait pas particulièrement ce traitement et semblait désorientée[2] mais que étonnement si la souris était sédatée, elle devenait plus compréhensive.

They decided to mildly sedate the next mouse they levitated, which seemed content with floating.

Une autre souris droguée made in DisneyPour bien saisir la nuance il faut savoir que « sedate » est de la même racine que sédation en gros endormir la souris c’est la « sédater » beaucoup, si elle est juste beurrée à point c’est « mildly » et l’on peut sans trop de risque en conclure qu’une souris bourrée semble contente de flotter. Et l’on peut en conclut de facto sans plus de risque qu’ils sont plus doués en physique qu’en éthologie au NASA’s Jet Propulsion Laboratory (JPL) de Pasadena en California, mais ce serait dévier du sujet.

Et l’on se projette déjà vers des applications pratiques … mais onéreuses. Difficile en effet de mettre une spire[3] autour des personnes et des villes…Difficile ensuite de générer 17 teslas en continu à moins que les souris ne soient reconverties en coureuses dans des dynamos…Et peut-être difficile de résister à de tels champs de manière durable pour l’être humain. Des études ont pour cela été menées sur des rats (oui les souris c’était trop facile) et dans un champ de 9 teslas… et ils n’en ont pas été « ostensiblement » affectés … en espérant bien entendu que l’effet sur le rat n’ait pas eu à être constater par un chercheur es « oh la souris droguée semble contente » …

Petit détail tout de même, indépendamment du champ magnétique lui même, ce sont les molécules d’eau magnétisées qui permettent la sustentation. Le mode opératoire probable semble être que le champs magnétique modifie les orbites des électrons de la molécule d’eau et qu’en retour ce mouvement modifié produit un champs magnétique opposé au premier. Ce simple point permet de faire 3 suppositions :

  • la force permettant de maintenir le sujet en l’air n’est pas complètement homogène. Loin de là. Comprendre que certains organes internes vont plus que d’autres contribuer à maintenir le sujet…ceux qui ont la plus grande proportion d’eau. difficile à vérifier sur une fraise quasi homogène ou sur un rat qui se contente d’un champ magnétique sans sustentation.
  • les deux champs magnétiques contraires et le mouvement du sujet entrainent des cisaillements qu’il est difficile de concevoir comme inoffensifs et qui ne peuvent être reproduit sur un rat à terre.
  • un champ magnétique influencera non seulement l’eau à qui il fera générer un champs en retour mais aussi toute particule ayant une polarité quelconque. Cela a forcement à long terme une incidence sur le métabolisme.

Sous couvert de grande avancée technologique, les chercheurs sont donc au mieux parvenus à trouver un nouveau futur générateur de maladie et de déficiences, au pire à justifier une nouvelle levée de fonds.

Et pour mémoire, le principe du four micro onde est simplement de chauffer des molécules d’eau… il semble que personne n’aurait l’idée de s’en servir pour le chauffage individuel.

Sources :

Notes

[1] cela correspond à peu de choses près à 170 000 gauss, à comparer avec les 0.5 gauss du champs magnétique terrestre

[2] on le serait à moins

[3] le montage permettant de générer le champ

Bientot de la vache fraiche dans les restaurants

Vendredi 4 septembre 2009

La plupart des carnivores l’ont un jour dit devant un aquarium dans un restaurant:

On peut choisir un homard ou un poisson mais jamais on ne peut choisir la vache pour son steak.

vache.jpgEn fait seul Homer Simpson a pu. Mais pour le commun des mortels non animés, il semble que le jour où ce sera possible approche à grands pas.

Innocemment, les USA qui ne manquent jamais une occasion de comprendre après coup les implications de leurs découvertes s’en rapprochent. Après avoir inventé les concepts alimentaires les plus farfelus (viande sans hormones-sans antibiotiques … alors qu’il suffisait au départ de ne pas inventer le bœuf aux hormones ou aux antibiotiques) ils sont en train de contourner un problème en lui trouvant une solution… spéciale.

Conscients que la taille de leurs troupeaux et de leurs unités de production agricole les force à des méthodes de productions nettement plus proche de l’usine que de la ferme, ils ont décidé de s’attaquer à un problème d’envergure hein … non pas la faim dans le monde Naïfs que vous êtes. Ils vont s’attaquer à autrement plus important : la souffrance des enfants des animaux.

Si si, bon y’avait plus important à faire mais après tout une souffrance est une souffrance hein…

Et pour remédier aux souffrances des animaux que faire ?

Que faire qui ne remette pas en cause l’économie des producteurs et ne les empêchent pas de continuer a surproduire et à forcer la vente de leur bœuf à une Europe elle aussi surproductrice ?

Revenir à une production raisonnée et équilibrée au sein de fermes à taille humaine et respectueuse des animaux ? Are you kidding ?

Non on parle quand même d’un pays capable d’utiliser le naphtalène non comme antimites mais comme produit de déforestation[1] alors quand ils trouvent un truc contre la souffrance animale c’est un peu plus gros que ça.

LA solution contre la souffrance animale est bien plus prosaïque, considérant que ce serait un vœux pieu que de vouloir éviter des souffrances aux animaux il suffit de faire en sorte qu’ils ne ressentent pas cette souffrance … cqfd

3 voies s’ouvrent alors devant les apprentis sorciers de l’agriculture :

  • la voie chimique; elle est sans issues et c’est indiqué bien avant l’embranchement. La mode est de plus en plus au bio ou du moins au sans hormones/antibiotique etc. comment imaginer alors réussir à vendre au consommateur des vaches droguées au Prozac ? Juste les tuer sous anesthésie ? Ce n’est pas là qu’elles souffrent le plus mais bien pendant leur élevage… autant mettre un aspirine dans l’abreuvoir.
  • la voie chirurgicale; c’est un fait certain, en court-circuitant certaines zones du cerveau on ne ressent plus la douleur. Seulement si il est une chose que le fermier américain comprend mieux que la douleur, c’est bien l’économie et il est certain que le coup d’une opération cérébrale par animal serait loin d’être financièrement indolore.
  • La voie génétique; on sait déjà quels gènes modifier pour empêcher la prise en compte de la douleur chez la souris. L’ingénierie génétique fonctionne déjà à plein régime pour les plantes. Les industriels désespèrent de produire autre chose que des souris en version knock out., c’est donc une voie royale qui s’ouvre devant les scientifiques.

I’m a Cow
aka toutes les vaches ne sont pas sado-masochistes

Une voie royale pour autant que l’on résolve quelques petits désagréments. C’est que dans la nature, la souffrance et la douleur ne servent pas pas uniquement à faire jouir le bobo adepte de latex et de fessées[2]. Au contraire la souffrance tient un rôle primordial dans la préservation du sujet. Associée à la peur qui n’est finalement que la composante temporelle de la souffrance (je vais avoir mal, je me souviens que dans cette situation j’ai eu mal…) elle permet d’éviter les situations potentiellement dangereuses pour l’organisme. Par exemple si je pose ma main sur le bruleur à gaz, la douleur, et le réflexe qu’elle active vont me faire enlever la main de préférence avant que ça ne sente le cochon grillé. La peur et la douleur sont tellement associées que certains se plaignent même avant d’avoir mal…

Il est donc facile de voir qu’une vache débarrassée de la douleur risque fort de ne pas remarquer qu’elle est en train de s’ouvrir les flancs sur les barbelés et un poulet de ne pas s’apercevoir que ses congénères lui picorent le dos. Totalement improductif voir même contre-productif. En inhibant la douleur on permet non seulement a des comportement à risques de se poursuivre dès lors qu’ils ont commencé mais on supprime aussi la barrière de la peur qui protégeait contre ces comportements.

Je cite

One objection to the idea of knocking out pain in livestock is that it could mean they put themselves in harm’s way. In 2006, researchers identified six children from three Pakistani families with mutations that inactivated one particular gene. None of the children had ever felt pain, though they appeared otherwise healthy. All the kids had bruises and cuts, and one, who was known to place knives through his hand and walk on coals, died after jumping off a roof

Plutôt que de supprimer la douleur une autre approche envisage de dissocier la douleur de la sensation « déplaisante » qu’elle génère. Ainsi modifié un humain avec la main sur le bruleur ne hurlerait plus en soufflant bêtement sur sa main ou en attrapant intelligemment des couverts en argent mais se contenterait de tourner nonchalamment la tête, hausser un sourcil songeur, et s’exclamer d’une voix emprunte de stupéfaction « ciel il me semble que je brûle »[3]. Quel en serait l’avantage ? aucun si ce n’est de garder la conscience d’un stimulus, ce qui est toujours mieux que de le nier. C’est le mode de fonctionnement des antidouleurs que nous même utilisons. Mais comme on l’a vu il n’est pas envisageable de gaver les bêtes de pillules, au moins pour le moment. La génétique est donc privilégiée et la possibilité d’une vache sur laquelle on coupe directement nos steak sans même qu’elle ne s’affole se dessine[4]

Reste donc à voir si l’Amérique réussira a vendre son futur éventuel bœuf zombi-masochiste.

viande made in better off tedA noter qu’un petit groupe essaie quand même de faire remarquer qu’une dernière autre option existe qui aurait l’avantage de produire suffisamment, pour pas cher ET de ne pas avoir besoin de gérer la souffrance animale puisque cette solution l’annihilerait : il s’agit ni plus ni moins que de produire de la viande sans animal … Des recherches sont actuellement en cours pour y parvenir et si elle se cantonnent pour l’instant à faire grossir des cellules musculaires dans des boites de Petri, les chercheurs ne désespèrent pas de finir par cultiver la viande sans jamais en passer par un animal… à la manière du duo de scientifiques déjantés de « Better off Ted »[5]

D’après le consortium de recherche sur la viande in vitro on en serait actuellement à un coût de production de 3500$ la tonne[6]. Mais même si le technique est au point il restera ensuite à régler les problèmes nutritifs et gustatifs…et bien entendu le problème de la gamme car l’on peut douter que comme sur un bœuf, chaque endroit spécifique du becher ait un gout, une texture et un mode de cuisson différent[7] …largement le temps de congeler quelques gigots et rôtis.

Sources :

Notes

[1] en mélange avec du palmitate de sodium ou d’aluminium

[2] d’ailleurs le bobo se fait rare dans la nature

[3] oui l’absence de douleur permet chez le sujet une élévation spirituelle dont le premier indice est le langage, la preuve en étant le « Aaaaaahhhhh putain merde mais ça brûle cette connerie » que fait l’humain moyen qui lui ressent la douleur, dans les mêmes condition évidemment

[4] oui c’est pour l’image, n’importe quel boucher vous dira qu’il faut attendre avant de servir une viande qu’elle ait passé quelques temps en chambre froide

[5] une série qu’elle est bien à la regarder

[6] ce qui serait actuellement compétitif en terme purement économique

[7] à moins de ne vouloir que du steak haché mais on va supposer qu’ils souhaitent aussi vendre en europe

Le sucre est plus addictif que la cocaine

Jeudi 2 juillet 2009

Et donc par rapport à la cigarette ?

souris ostensiblement droguéeD’après une étude pas si récente (mais publiée ce mois par science & vie) le sucre est plus addictif que la cocaïne. Ou en tout cas les souris qui se voient proposées le choix entre du sucre et de la cocaïne préfèrent majoritairement prendre une dose de sucre. Même si elles ont été transformées en junkies.

Bien sur cela pourrait venir du fait que les souris ne sont pas sensibles à l’addiction… mais alors faudrait tout refaire puisque l’on se base sur ces foutues souris pour tout

Ne manquez pas l’agonie des souris cocaïnomanes « de l’aspartame ou je me pique » ce soir dans triste monde tragique

Pour l’instant une hypothèse qui demande à être confirmée serait que le sucre est addictif, ce qui est à moitié vrai. Personnellement je ne peux me lever sans prendre mes 3 sucres. Comme j’ai un peu la bouche pâteuse, je les dilue dans un café, comme une majorité de mes contemporains. Ce n’est pas un hasard si beaucoup prennent leur café ou leur thé sucrés … en fait ceux qui les prennent sans sucre sont probablement immunisés aux sucres et ne prennent thés et cafés que pour se fondre dans la masse.

Une autre hypothèse serait que jusqu’à présent tout le monde se plantait en beauté sur les mécanismes de l’addiction et du plaisir.

Je me garderai bien d’effectuer le moindre jugement à l’emporte pièce après tout si c’était le cas ça aurait été très vite et déjà remarqué, Donc je range ma mauvaise foi et j’attendrai les conclusions définitives des recherches.

En attendant je me réjouis bêtement car cela « valide » ma méthode.

En effet je me laisse aller à conclure que si le sucre peut être préféré à la cocaïne, il doit aussi pouvoir être préféré à la cigarette