Archive pour le mot-clef ‘Science’

Dérisoire

Lundi 21 juin 2010

Oula, ça faisait un bail que je n’avais rien posté…

Comment me justifier … Ik heb geen tijd ! Ik leer nederlands om een werk te vinden. Dat is moelijk…

Et de toute façon, vu la triste nouvelle qui vient de tomber sur le monde, poster ici semble bien dérisoire. Non, je ne parle évidemment pas de foot, sinon j’aurais titré « Lol », je parle de la fin du monde qui arrive .

Frank Fenner, qui n’est pas la moitié d’un imbécile et a notamment contribué à éradiquer la variole,  nous donne jusqu’à la fin du siècle pour nous éteindre. Selon lui, réchauffement climatique et croissance de la population mèneront l’humanité à sa perte. En fait, d’après lui, nous sommes déjà perdu et tout ce que nous pourrons entreprendre ne peut que nous gagner un peu de temps avant l’inévitable

Nicholas Boyle de l’université de Cambridge a pour sa part calculé que l’apocalypse, n’aura lieu ni en 2011 ni en 2012, contrairement à ce que les scientifique d’hollywood prédisaient mais en  2014. Pour ceux que ça intéresse, ses calculs ne précisent pas si l’évènement aura lieu avant ou après la coupe du monde1 Ce sera la clé pour savoir si les derniers jours de l’humanité se feront dans la paix et la prospérité ou dans la violence et la pauvreté…

Si cela se vérifie, l’anthropocene aura signé l’apogée et la fin de l’humanité.

Raison de plus pour rire de tout avant de devoir pleurer.

Sources :

  1. Espérons que ce soit avant… []

Régime estival

Vendredi 2 avril 2010

C’est un fait, Pacotine envisage sérieusement de me mettre à la diète1

La coïncidence des blagues piscicoles d’Avril, de l’arrivée du printemps2 m’oblige donc à ressortir du placard ce dont je n’avais pas parlé ces dernières semaines : la diététique.

La diététique étant à l’hédonisme ce que la course à pied est à Pacotine -un effort inutile, ridicule et archaique-, il importait de se remettre au goût du jour en la matière.

Petite revue de science des dernières nouveautés qui, n’en doutons pas, rempliront une bonne moitié des présentoires de magazines féminins dans les prochaines semaines.

Attention, je suis de pure mauvaise foi, mais les infos sont vraies.

Surtout ne pas boire d’eau !

On ne le dira jamais assez, principalement parce qu’on ne le dit jamais. L’eau peut faire grossir. Enfin bon… Mais la prudence voudrait que l’on croit le Dailymail, qui consacrait un bel article avec même un encart de « Doctor Doctor », preuve par lui même du sérieux de l’article3

Even calorie-free water can affect our body fat levels if chemicals that disturb hormonal activity leach into our supply and drive up our chances of putting on weight.

Oui vous avez bien lu, « even calorie-free water ». Si vous la cherchez, l’eau sans calorie doit surement se trouver dans le même rayon que le sucre sans matière grasse4 et l’huile sans sucre.

Effectivement l’article s’en prend presque exclusivement à l’eau du robinet, mais tellement maladroitement. Il va même jusqu’à accuser les femmes qui prennent la pillule de contribuer aux problèmes de fertilité des autres via leurs urines traitées dont les hormones peineraient à être soustraites et se retrouveraient ensuite dans l’eau du robinet…

Rien ne trouverait donc grâce à ses yeux ? Heureusement que si ! Rien de moins que des kit de purification par osmose inverse. Il faudrait que je vous en parle un jour mais en attendant je vous renvoie sur wikipédia. Ce n’est que 125 à 3000£, une fourchette qui s’apparente à un râteau mais c’est quand même un spécialiste de l’eau, chimiste, gynécologue…

Ne pas se marier !

Une étude grecque dont le telegraph se fait l’echo, met en exergue que le mariage augmente dramatiquement les risques de problèmes de poids, par un facteur 3 pour les hommes, par 2 pour les femmes.

The research, based on the study of more than 17,000 couples aged between 20 and 70, found that married couples exercised less frequently, had less sex, had poor nutrition and were “comfortable” in their lives.

Married couples spend more time eating together, sit in front of the TV more and often order takeaway ready meals while exercising less.

D’après les chercheurs, la prise de poids seraient due à la fois à l’arrêt des efforts pour être attractif, et au changement d’habitude alimentaire et de rythme que la vie en couple implique.

Boire de l’alcool

Si vous êtes une femme, une étude publiée par Archives of Internal Medicine montre que contrairement aux idées reçues, une consommation modérée d’alcool diminue le risque de prise de poids tout en diminuant les risques de maladies cardiovasculaire. Ce risque est moindre que celui des femmes ayant une consommation forte, mais surtout, et c’est là que se situe la surprise, le risque est moindre que celui des abstinentes totales.

Je n’ai aucun doute que les vignerons français se chargeront bientot de financer une étude discriminant les différents alcools

But it’s important to remember that everyone [in the study] still gained weight over time, so it’s not as if drinking is a good diet technique. You definitely shouldn’t drink to lose weight.

précise tout de même Howard Sesso, professeur assistant de médecine.

Boire un peu de vin, éviter l’eau, et rester célibataire…pour éviter de perdre la ligne, mais que faire d’autre pour rester en bonne santé en mangeant ?

Barbecue ?

Une étude rapportée par le telegraph semble montrer que les sauces barbecue sont bonnes pour la santé. Elles contiennent en effet des grandes quantités d’épices eux même très concentrés en antioxydants. Ne revez pas, le barbecue reste quand meme cancérigène, et les sauces continuent de faire grossir. Par contre elles aident à combattre certains symptomes de l’age.

These are chemical compounds which fight diseases associated with old age such as cancer, heart problems, strokes, Alzheimer’s, arthritis and cataracts

Mais le vin et la sauce… ça reste quand même très liquide

Un peu de chocolat ?

Une nouvelle étude allemande montre qu’une consommation régulière de chocolat aide à lutter contre les maladies cardiovasculaires.

Si cette étude va dans le même sens que les précédentes faites sur le chocolat mais il faut avouer qu’elle arrive à point nommé pour Pâques !

Avec ça, vous resterez en bonne santé, pour maigrir par contre il semble tout de même qu’il va falloir arrêter de manger.

Sources :

  1. c’est vrai que c’est à ma demande mais ça ne m’empêchera pas de lui en vouloir si elle réprime mon gourmandisme, aussi bien que si elle ne le fait pas en fait []
  2. il paraitrait en fait que Avril tombe chaque année une dizaine de jour après l’arrivée du printemps []
  3. la seconde preuve étant qu’il est daté du 28/03 []
  4. oui, pendant un moment ça a fleuri sur certains paquets de sucre dont la marque m’échappe []

On ne va pas en faire un film

Dimanche 28 février 2010

Le réalisme d’un film est il une qualité de celui-ci ?

Et jusqu’où doit aller ce souci de réalisme ?

On aurait pu penser jusqu’à présent que seuls les enfants pouvaient être troublés par les extravagances que certains scénarios1.

Mary Poppins peut-elle vraiment voler avec un parapluie ? Pourquoi Elliott le dragon ne mange-t’il pas Peter ? Alice est-elle droguée ? Autant de questions qu’un enfant ne se pose pas. En fait les enfants acceptent les univers magiques comme on leur les présente, comme un support d’histoire. Et si ils passent presque tous par une phase de pourquoiquisme aiguë, on peut se demander si au final ça ne leur permet pas de mieux apprécier les histoires pour ce qu’elles sont. Des émanations de l’imagination.

Quelles raisons ai-je de parler de ça ? En ce jour où j’aurais pu célébrer l’avènement de l’élément 112.

Et bien figurez vous que 2 nouvelles me mènent à en parler

Premièrement une étude montrerait que les films aurait de plus en plus tendance à suivre une courbe en 1/f pour la longueur des séquences. New Scientist en faisant même la recette du blockbuster. Ce schéma relèverait de la capacité d’attention et deviendrait de plus en plus suivi par les monteurs. Ok. Pourquoi pas. Je pensais naïvement qu’il suffisait d’un peu d’action, d’un peu de romance, du suspens, 1 ou 2 plans nichon, et qu’il n’y avait qu’à agrémenter cela de surnaturel, de police ou d’enfants suivant le public visé.

Je suis presque content de m’être trompé. En fait nous sommes nettement moins prévisible que cela et il semble qu’indépendamment du scénario il faille nous proposer un plan dont la durée ne dépasse pas celle pour laquelle nous sommes susceptible de rester attentifs…erf. Bizarrement maintenant exposé aussi crument je ne suis plus aussi certain que ce soit moins infantilisant.

Enfin le professeur Sidney ­Perkowitz a proposé à Hollywood un guide pour leur faire améliorer leurs scénarios. Il s’agit en fait d’éviter les abus coutumiers de la science fiction qui s’affranchit des règles élémentaire que la nature dans son infinie bonté a édicté afin de faire de l’univers un espace d’expériences tangibles et reproductibles. formulé de manière plus concise, ce pourrait être exprimé par « putin mais qu’ils arrêtent de nous pondre des trucs même pas réalistes d’abord ! « .

Concrètement les films n’auraient plus droit que de transgresser une seule loi majeure de la physique et devraient ensuite bâtir un monde en cohérence avec cette transgression. Quid des transgressions mineures et qu’est ce qu’une transgression mineure ? Qui se chargera de vérifier la cohérence des scripts ? Ça n’est pas dit.

Tout cela dans un but plus réaliste afin que le scientifique aussi, celui qui comprend de quoi qu’il cause le poste, puisse s’identifier et se laisser transporter dans l’univers proposé.

Liens Inutiles s’est posé la question de savoir ce que donneraient quelques films en version réaliste (cliquez dessus et la lightbox fera le boulot) :

1-Matrix

Tellement évident :

Un matrix réaliste

2-Indiana Jones

Quitte à être réaliste dans les manifestations des lois de la physique, on peut commencer par l’université :

Indiana en Vrai !

3-The Core Fusion

Si on enlève les approximations et erreurs dispersées au long du film, il devrait rester à peu près Germinal, le coté misérable en moins.

Hi Hi

4-Le jour où la terre s’arreta.

Le jour où pas

En fait un doute persiste quand au fait qu’il le soit ou non

Plus concrètement, je ne suis pas persuadé que brider l’imagination serait une bonne idée. Comme pour toute industrie c’est au consommateur de faire savoir ce qu’il veut, en aucun cas à un lobby prônant le respect de règles qu’il édicte lui-même et qui ne répondent qu’à sa volonté. La morale fut-elle scientifique n’a aucune légitimité à formater les loisirs. Quand bien même ce serait avec les meilleures intentions.

Sources :

  1. à propos desquels wikipédia vient de m’apprendre que je ne peux faire le malin en l’écrivant scénarii []

On ne sait rien mais on vous dit tout sur les aliens

Lundi 25 janvier 2010

La légitimité des scientifiques tient pour beaucoup à ce qu’ils ne s’expriment que sur des sujets dont ils sont spécialistes, études et chiffres à l’appui de leurs dires. C’est pourquoi il est permis aujourd’hui de s’interroger sur l’opportunité pour certains de s’exprimer lorsque ce qu’ils ont à dire relève de quelque chose de diffu, à mi chemin entre le bon sens et le doute raisonnable.

Cette interrogation est permise aujourd’hui car aujourd’hui est relaté dans le Telegraph, la conférence de la Royale Society « The detection of extraterrestrial life and the consequences for science and society » : pas moins de 3 articles publiés, pour relater un point de vue dit « scientifique » que ne renieraient sans doute pas les pourvoyeurs de bénéfice du vendeur de houblon brassé de l’intersection au feu à droite.

Petite revue de presse :

Les Aliens pourraient ne pas être amicaux.

Marek Kukula, astronome à l’observatoire de Greenwitch croit bon de rappeler que si nos assertions nous mènent à croire qu’une vie évoluée et communicante dans l’univers serait sage et bienveillante, nous n’en avons aucune preuve. C’est vrai, ni de cela ni du contraire. Il affirme par la même occasion qu’il faudrait impliquer les nations unies et les différents gouvernements à d’éventuelles discutions qui pourraient avoir lieu avec eux. Merci M Kukula d’enfoncer ainsi des portes ouvertes.

Je ne saurais donc trop vous conseiller, si vous ou l’un de vos proches, avez entamés des négociations secrètes avec une intelligence extra-terrestre, de solliciter au plus vite l’aide de votre gouvernement.

Les Aliens pourraient nous ressembler.

Le professeur Simon Conway Morris, biologiste de l’université de Cambrige, pense de son coté que l’évolution darwinienne est universelle et que les aliens éventuels y ont été soumis. Partant du principe que notre planète a pu abriter la vie, il en conclut de manière quelque peu aristotélique1que la vie extra-terrestre, soumise aux mêmes contraintes que la vie terrestre, s’y est développée de manière similaire pour atteindre la même forme.

In the end the number of options is remarkably restrictive. I don’t think an alien will be a blob. If aliens are out there they should have evolved just like us. They should have eyes and be walking on two legs.

Si l’on ne peut qu’acquiescer au fait que la vie s’adapterait de manière darwinienne, sur quelque planète qu’elle paraisse, il est en revanche beaucoup plus douteux qu’elle y rencontrerait les mêmes pressions sélectives. Après tout la sélection darwinienne ne donne que pour parti à l’individu un avantage sur ses congénères. Elle avantage aussi l’espèce toute entière par rapport à ses prédateurs, ses proies ou ses concurrents. Que l’un d’entre eux vienne à manquer l’évolution s’en trouvera modifiée, et avec elle son résultat.

Extra-terrestrials might not only resemble us but have our foibles, such as greed, violence and a tendency to exploit others’ resources

ajoute ce même professeur Simon Conway Morris utilisant d’un coup le reste de la réserve de crédibilité que son titre lui donnait.

Les Aliens devraient être cherchés sur Terre.

Paul Davies, physicien de l’université d’Arizona, explique que la vie extra-terrestre devrait être cherchée sur Terre… Forcément exprimé de cette façon ça semble un peu con. Heureusement, on peu l’expliciter autrement; je casse de suite le suspens, ça ne semble pas plus intelligent.

Selon lui, c’est dans les déserts et les lieux difficiles qu’il faudrait chercher la vie. Nous devrions y partir en quête d’organismes bizarres, preuves d’une biosphère de l’ombre (shadow biosphere), symbolique de la théorie sous-jacente qui voudrait que la vie soit apparue et ait disparu plusieurs fois au cours de l’histoire de notre planète. Ces formes de vie seraient tellement différentes qu’elles pourraient prouver à elles seules que la vie est apparue plusieurs fois de manière indépendante. Ainsi certains cherchent une forme de vie basée sur l’arsenic dans des lacs de Californie…

Elle peut le dire !

Tout ça pour ça…

Cette conférence a donc exposé en vrac, que l’on ne sait rien d’éventuels extra-terrestres, si ce n’est que notre existence même suppose qu’ils puissent être comme nous, qu’ils pourraient être sage ou belliqueux, et qu’ils pourraient même ne pas être si extra que ça.

Quel est donc l’intéret de cette conférence alors ?

L’engouement collectif ? La volonté populaire de savoir ? Ce n’est pas certain si l’on en croit le professeur Albert Harrison de l’université de Californie. Selon lui la réaction de l’humanité à la découverte d’une vie extra-terrestre serait très très mesurée.

It is easy to imagine scenarios resulting in widespread psychological disintegration and social chaos. But historical prototypes, reactions to false alarms and survey results suggest that the predominant response to the discover of a microwave transmission from light years away is likely to be equanimity, perhaps even delight.

Pour vous le paraphraser rapidement, ça risque de n’empêcher personne de dormir.

Merci professeurs, faire une conférence pour dire qu’on ne sait rien sur un sujet dont on pense qu’il ne préoccupe personne est une idée qu’il fallait avoir, on ose tout de même espérer que des discussions plus sérieuses y ont lieu.

Vivement avril et la conférence sur les nouveaux moyens de détection…

Sources:

Encore un grand MERCI à Pacotine pour ses illustrations

  1. http://fr.wikipedia.org/wiki/Aristotélisme []

La Science et l’Art : ennemis naturels, pas si sur

Mercredi 16 décembre 2009

Quoi de plus éloigné de l’art que la science ?

A priori, rien. L’esprit humain s’accommode mal de la présence de la science dans l’art et l’art dans la science reste pour l’instant une hérésie.

Pourtant depuis longtemps les mathématiciens, physiciens et autres manipulateurs d’équations parlent des beautés de certaines théories, des angles de vue de certaines approches. Mais jusqu’à présent les seules productions de l’art scientifique restaient les fractales, transcendant les échelles pour offrir la même forme à toutes.

La société peine à autoriser la science comme moteur de l’art. Les puristes n’ont-ils pas critiqué vertement les tableaux peints par ordinateur ? Mais à l’autre extrémité des critiques similaires été faites aux peintures faites par des éléphants. Les biologistes n’étaient pas en reste avec ce genre de photographies où la science, par l’intermédiaire de la biologie fournissait des pixels et des formes simples

petri.jpgpetri.jpg

Peut être un tournant est-il aujourd’hui atteint par Eshel Ben-Jacob et ses collègues. Plusieurs approches sont à l’œuvre : laisser la nature faire la forme et la colorer ensuite ou choisir la forme et laisser la nature la colorer

J’avoue, je trouve cela beau, c’est le pourquoi de ce billet

Par ailleurs une approche encore plus jusqu’au boutiste se fait jour avec Hunter Cole


Her Own DNA – Living Drawings Created with Bioluminescent Bacteria with Protein Music- Hunter Cole

Certaines sont déjà aimée pour l’expression visuelle de leur adn … leur beauté … pourrons-nous demain être appréciés pour l’expression acoustique de cet adn ? Pourrons-nous être aimés pour notre « son » ?

En attendant que les physiologistes entrent dans la danse et que l’on sache faire apprécier un produit indépendamment de lui même[1]

Notes

[1] non la pub ne compte pas !