Le réalisme d’un film est il une qualité de celui-ci ?
Et jusqu’où doit aller ce souci de réalisme ?
On aurait pu penser jusqu’à présent que seuls les enfants pouvaient être troublés par les extravagances que certains scénarios1.
Mary Poppins peut-elle vraiment voler avec un parapluie ? Pourquoi Elliott le dragon ne mange-t’il pas Peter ? Alice est-elle droguée ? Autant de questions qu’un enfant ne se pose pas. En fait les enfants acceptent les univers magiques comme on leur les présente, comme un support d’histoire. Et si ils passent presque tous par une phase de pourquoiquisme aiguë, on peut se demander si au final ça ne leur permet pas de mieux apprécier les histoires pour ce qu’elles sont. Des émanations de l’imagination.
Quelles raisons ai-je de parler de ça ? En ce jour où j’aurais pu célébrer l’avènement de l’élément 112.
Et bien figurez vous que 2 nouvelles me mènent à en parler
Premièrement une étude montrerait que les films aurait de plus en plus tendance à suivre une courbe en 1/f pour la longueur des séquences. New Scientist en faisant même la recette du blockbuster. Ce schéma relèverait de la capacité d’attention et deviendrait de plus en plus suivi par les monteurs. Ok. Pourquoi pas. Je pensais naïvement qu’il suffisait d’un peu d’action, d’un peu de romance, du suspens, 1 ou 2 plans nichon, et qu’il n’y avait qu’à agrémenter cela de surnaturel, de police ou d’enfants suivant le public visé.
Je suis presque content de m’être trompé. En fait nous sommes nettement moins prévisible que cela et il semble qu’indépendamment du scénario il faille nous proposer un plan dont la durée ne dépasse pas celle pour laquelle nous sommes susceptible de rester attentifs…erf. Bizarrement maintenant exposé aussi crument je ne suis plus aussi certain que ce soit moins infantilisant.
Enfin le professeur Sidney Perkowitz a proposé à Hollywood un guide pour leur faire améliorer leurs scénarios. Il s’agit en fait d’éviter les abus coutumiers de la science fiction qui s’affranchit des règles élémentaire que la nature dans son infinie bonté a édicté afin de faire de l’univers un espace d’expériences tangibles et reproductibles. formulé de manière plus concise, ce pourrait être exprimé par « putin mais qu’ils arrêtent de nous pondre des trucs même pas réalistes d’abord ! « .
Concrètement les films n’auraient plus droit que de transgresser une seule loi majeure de la physique et devraient ensuite bâtir un monde en cohérence avec cette transgression. Quid des transgressions mineures et qu’est ce qu’une transgression mineure ? Qui se chargera de vérifier la cohérence des scripts ? Ça n’est pas dit.
Tout cela dans un but plus réaliste afin que le scientifique aussi, celui qui comprend de quoi qu’il cause le poste, puisse s’identifier et se laisser transporter dans l’univers proposé.
Liens Inutiles s’est posé la question de savoir ce que donneraient quelques films en version réaliste (cliquez dessus et la lightbox fera le boulot) :
1-Matrix
Tellement évident :
2-Indiana Jones
Quitte à être réaliste dans les manifestations des lois de la physique, on peut commencer par l’université :
3-The Core Fusion
Si on enlève les approximations et erreurs dispersées au long du film, il devrait rester à peu près Germinal, le coté misérable en moins.
4-Le jour où la terre s’arreta.
En fait un doute persiste quand au fait qu’il le soit ou non
Plus concrètement, je ne suis pas persuadé que brider l’imagination serait une bonne idée. Comme pour toute industrie c’est au consommateur de faire savoir ce qu’il veut, en aucun cas à un lobby prônant le respect de règles qu’il édicte lui-même et qui ne répondent qu’à sa volonté. La morale fut-elle scientifique n’a aucune légitimité à formater les loisirs. Quand bien même ce serait avec les meilleures intentions.
Sources :





Traduite dans un langage courant par le truchement du sarcasme, la découverte stupéfiante de Monsieur Liu pourrait être exprimée ainsi : « en allant très très loin par là *veuillez faire l’effort d’imaginer un doigt qui se tend dans une direction quelconque* je pourrais éventuellement trouver un carburant dont personne n’a la preuve qu’il existe, afin d’aller moins loin par là *s’il vous plait… c’est la dernière fois* mais beaucoup plus vite ! « 


