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Un laser contre la malaria

Mardi 16 février 2010

La malaria est une belle saloperie. Une de celles qu’on ne combat que lorsqu’on a le temps vu qu’elle touche principalement les pauvres des zones tropicales1. Celle-ci est un tel fléau qu’elle a besoin d’un deuxième nom, on la nomme aussi paludisme. Le choix d’utiliser telle ou telle terminologie reste cependant la prérogative du mourant.

Car le palu on en meurt, et plutôt fréquemment. Entre 1 et 3 million de morts par an pour 500 à 900 Millions de malades … oserais-je faire un parallèle douteux avec une grippe récente ?

C’est donc avec une joie non dissimulée que sera probablement accueilli le vaccin, médicament, traitement, laser contre la malaria.

Un vieux problème

Depuis des années la lutte contre la malaria s’est faite … en dépit du bon sens. A coup de médicament tout d’abord, induisant assez rapidement des résistances et surtout en soignant les symptômes sans s’attaquer au vrai problème de toute maladie parasitaire : l’hôte vecteur.

Ce fut chose faite à partir des années 60, quand on commença à traiter de vastes zones au … DDT, polluant toxique très dangereux qui fut utilisé comme insecticide avant d’être interdit.

On assécha des marais, tentant de faire reculer les zones de prolifération des moustiques mais sans grands résultats.

On tenta aussi2 de distribuer des moustiquaires imprégnées d’antimoustique, avec un succès tout relatif.

En effet l’antimoustique (ou le répulsif) n’est pas permanent, et la réimprégnation n’était pas au budget. Par ailleurs le lavage d’une moustiquaire imprégnée présente plusieurs inconvénients aussi rédhibitoire que : perte d’imprégnation mais aussi transport des substances actives vers les zones de prolifération (aidant par la même la résistance des moustique) et déchirure du maillage de la moustiquaire. Effets on ne peut plus désastreux dans ce cas précis.

Ne parlons pas non plus de l’hérésie qu’il y a à aller distribuer des moustiquaires à des gens qui peinent à manger à leur faim ou à boire autre chose que de l’eau croupie… la charité s’inquiète bien peu de celui qui reçoit tant qu’elle soulage celui qui donne.

Une solution innovante

Fort de ces constatations, la fondation Bill & Melinda Gates a donc financé une méthode pour contrer le fléau que la malaria représente toujours.

Il est évident que dans les régions touchées, il faut une méthode pérenne, fiable, efficace, reposant sur des appareillages simples et peu couteux pouvant être entretenus par les autochtones.

Ces critères ont été pris en compte, pesés, sous-pesés, validés et il en est sorti : un laser à moustique …Pas de quoi arrêter le gin tonique pour l’instant.

Il peut tuer de 50 à 100 moustiques par seconde et peut différencier une mouche d’un moustique, voir même un moustique mâle d’un moustique femelle …

On ne doute pas que si ça n’aide pas à vaincre la malaria, une armée quelconque aura à cœur de le recycler.

Source : Physorg.com

  1. veillez à ne pas confondre un malade et un client ! []
  2. il me semble que cela se fait toujours d’ailleurs []