Archive pour le mot-clef ‘Homme’

Des expériences à faire chez vous

Jeudi 15 avril 2010

J’ai déjà parlé de pas mal d’études inutiles, mais j’avoue être encore et toujours surpris des sujets d’études que les scientifiques parviennent à trouver, et qui sont ensuite validés, pour lesquels des financements sont réunis, une étude engagée, un article rédigé, soumis et accepté.

Tout cela alors que certaines études pourraient avantageusement être réalisées à la maison !

Exemple 1: Jalousie aveuglante (aka : le test des 1000 baffes)

Il est déjà prouvé que l’être humain est très difficilement multifocale; il ne peut en générale, se concentrer de manière consciente sur plusieurs choses à la fois. Nous n’aurions, pour faire une comparaison geek douteuse, qu’une seule instance de conscience.

Dès lors que ceci est d’ors et déjà validé, l’intérêt de l’expérience suivante est, en y réfléchissant bien, très relatif.

Des images sont montrées à un couple sur des ordinateurs voisins. Les femmes ont pour mission de repérer les photos spécifiques de paysages parmi d’autres images. L’homme est censé les noter pour leur attractivité. Tout se passe bien, jusqu’à ce que l’on annonce que désormais l’homme jugera des photos de femme suivant leur attractivité, pendant que sa compagne doit continuer de se concentrer sur la colline, la forêt et les petits oiseaux qui font cui-cui.

Attention, si vous êtes debout: assoyez vous ! La phrase qui suit va vous étonner : à partir de là, les femmes furent nettement moins concentrées sur leurs paysages et oublièrent même d’en remarquer quelques uns.

Pour les scientifiques, qui avaient donc bien fait de se lever ce jour là, ne serait-ce que pour faire semblant que leur présence était requise, il s’agit d’un « aveuglement induit par l’émotion ». Le reste de l’humanité connaissait déjà cela sous le vocable de « Mais qu’est ce qu’il leur trouve ce con. S’il reste une demi-seconde de trop sur cette image il vérifiera le confort du canapé », le reste de l’humanité remerciera donc la science d’avoir trouvé un synonyme nettement plus court.

Cette expérience aurait très bien pu1 être réalisée à la maison.

D’ailleurs vous l’avez probablement déjà faite sans même vous en apercevoir, tels des Jourdains scientifiques.

Prenez une femme —c’est plus probant si c’est la votre—2, montrez lui une photo d’un sex symbole quelconque3, et faites lui remarquer dans cet ordre

  • qu’elle a une anatomie formidablement attirante.
  • que vous aimeriez son avis sur le réchauffement climatique et son influence sur la montée des os à moelle dans le pot au feu
  • qu’il faudrait changer les rideaux

La science est formelle, elle lèvera alors les yeux de la photo en faisant un « hein ? » lourd de menace.

Si vous n’avez aucune photo de sex symbole, ce qui peut arriver si vous êtes particulièrement bien lotis à la maison4, un autre protocole est possible. Installez vous confortablement devant un film et quand le climax arrive, au comble de la tension dramatique, énoncez à voix haute « wouha qu’est ce qu’elle est mignonne, je passerai bien le week-end avec si tu as envie d’aller voir ta famille ». Vous pourrez vérifier après: à partir de là, elle n’aura plus suivi l’intrigue et ne sera capable de répondre à toute question y afférant que par un triste haussement d’épaule suivi d’un soupir.

Exemple 2: La vache qui dort

Une étude à paraitre dans « Applied Animal Behaviour » s’est intéressée aux vaches et plus spécifiquement au fait de savoir si l’on pouvait se fier au fait qu’elles soient couchées ou debout pour détecter une modification de leur état de santé, dans le noble but avoué de permettre une meilleure prise en charge d’un éventuel problème par un éleveur5

L’étude est plutôt simple, voir même simpliste. Après avoir validé par vidéo le fait que le capteur détectait si une vache était debout ou couchée, l’équipe s’attache à savoir si le couchage ou le relevage des vaches suit une quelconque loi de probabilité.

Donc assez classiquement, elle se concentre sur les successions de période couchée ou debout en partant de 2 hypothèses :

  • Plus une vache reste debout plus la probabilité qu’elle se couche augmente.
  • Plus une vache reste couchée plus la probabilité qu’elle se lève augmente.

Étonnement seule la seconde assertion est vraie. La durée pendant laquelle une vache reste debout ne suivant elle pas de règle. On en conclut donc que la position de confort de la vache est la position debout.

Our second hypothesis was, therefore, refuted because cows were not more likely to lie down the longer they had been standing.

Cette expérience est aussi faisable chez soi, point n’est besoin d’avoir de vache. Un adolescent ou un chat peuvent faire l’affaire à condition de se souvenir que contrairement à la vache, leur position de confort est respectivement « avachi » et « posé là ».

Nota-benêt : j’envisageais de mettre la même image pour illustrer les 2 expériences, mais ayant suffisamment chaud aux joues, je m’abstiendrais de ce genre de recherche. :p

Sources :

  1. et de manière très économique en ces périodes difficiles []
  2. l’universalité serait de dire « prenez votre moitié » []
  3. et probablement vulgaire, mais ce n’est pas le sujet []
  4. comme moi []
  5. l’hypothèse sous-jacente étant : on trouve un schéma statistique et dès que ça sort des clous faut t’inquiéter []

Empreinte empruntée

Lundi 12 avril 2010

L’inconvénient des fêtes religieuses, outre que je ne me souviens jamais à quoi elles correspondent1 c’est qu’elles font réfléchir.

Je suppose que la plupart des gens réfléchissent au fait religieux, à la course du monde, à leur karma, et pour Pâques, à comment cuire ce foutu gigot2 dans le minuscule four qui tient lieu de foyer aux superstitions culinaires des familles.

Moi, je sais c’est con, je pense surtout que c’est la preuve indiscutable de la trace qu’à laissé un type vlà 2000 ans (si l’on prends Pâques). C’est la manifestation concrète et contemporaine d’une vie passée depuis bien longtemps. Alors que l’on peine même à savoir qui était nos ancêtres avant nos grands parents, voilà que l’on se souvient d’un autre qui nous est finalement3 étranger.

C’est quand même quelques chose de fonder un petit groupe, de passer son temps à causer en transformant de l’eau en vin4 et d’être reconnu pour ça 2000 ans plus tard.

Bref, je m’interroge sur l’empreinte que l’on laisse au monde.

L’homme moyen a un pied de 261mm par 99mm; tout au moins en Belgique

Considérant que l’homme moyen a une tendance notoire à les mettre dans le plat, et que le plat est rectangulaire pour empêcher qu’il tourne correctement dans le four que nous aurons préalablement soulagé du gigot précédemment mentionné, nous ferons l’hypothèse saugrenue mais nécessaire, que l’homme a un pied rectangulaire.

Considérant que l’homme marche avec des baskets parce que c’est plus confortable, et que l’on est toujours en Belgique5, alors le pied de l’homme s’élargit un peu pour atteindre pile poil les 100mm qui faciliteront les calculs suivants et simplifieront donc, de manière corrélative à la facilitation des calculs, la rédaction de ce billet, qui pour être totalement inutile, n’en est pas moins sérieux.

Un site canadien rapporte que l’activité d’un homme doit lui faire faire environ 10000 pas par jour.

On en conclut assez aisément que l’homme fait 10000 pas représentant chacun 261 cm² soit une empreinte globale de 261m² par jour, à peine plus de 16m par 16. A un rythme de 6 fois par semaine (je compte les weekends comme des demies journées), 52 semaines par an, c’est du 81 432m² par an, un carré d’à peine plus de 285m. Et seulement 5.7km² pour une vie de 70 ans à marcher comme cela. Une broutille face aux 150 Millions de km² de terres émergées.

Il faut vivre vieux ou courir beaucoup pour laisser une empreinte distincte sur terre, et rien ne dit qu’elle sera qualitative.

Je suppose que s’arrêter pour réfléchir et se demander si ça en vaut la peine, c’est déjà perdre trop de temps…

Ça expliquerait bien des choses6

  1. Noel on le sait tous c’est la fête du Coca, mais le reste ? … []
  2. j’ai appris récemment qu’il ne fallait pas manger le lapin de Pâques car ça l’empêche de distribuer ses œufs … soit []
  3. et quoi qu’en dise les chaffouins []
  4. j’ai toujours eu la faiblesse de croire que c’était en fait une métaphore discrète pour signifier qu’ils n’avait pas besoin d’alcool pour … heu…voir des choses. []
  5. c’est plus classe avec le survêtement []
  6. La « performance » d’un intervenant journaliste au C dans l’air du Lundi de Paques sur le vin et la fin—enfin ! — de la ferme célébrité par exemple []

Les hommes sont encore des pervers

Lundi 22 février 2010

Oui, encore, et non les femmes ne sont pas perverses ELLES .

C’est bien connu ce sont toutes des princesses qui ne font ni pipi ni caca.

Que je hais ce sexisme dont fait preuve le féminisme. Affubler l’homme de qualificatifs méprisants, sans jamais y associer la femme pour ensuite revendiquer l’égalité me parait faire preuve à tout le moins d’hypocrisie, pour ne pas dire de malhonnêteté.

Je ferais volontiers un parallèle avec le racisme. Je trouve de plus en plus dérangeant que chaque réflexion qui est faite à quelque personnalité que ce soit doivent être passée au filtre des connotations racistes. Pour peu que demain il soit prouvé que les auteurs des études dont je vais parler appartiennent1 à une quelconque minorité et l’on trouvera à mes propos des relents racistes dont je ne saurais que faire.2

Bref, l’hypocrisie étant une science exacte, les hommes sont des pervers.En tout cas des études le prouvent de manière assez convaincante.

Dois-je développer ou me contenter de l’affirmer d’un ton péremptoire mais néanmoins affable à vous qui peut être me lisez ?

N’écoutant que mon courage et mon énorme envie de faire preuve de mauvaise foi et de sarcasme3, je vais développer en revenant sur 3 études récentes.

Les réactions masculines dépendent du physique

Contrairement à celles des femmes, les réactions de compassion des hommes dépendent du physique de la demanderesse.

Une étude a ainsi montré que la compassion féminine était constante tandis que celle de hommes était fortement corrélé au physique de la personne qui voulait en bénéficier. La conclusion est donc sans appel. Le physique conditionne la réponse masculine à la demande de compassion.

Un peu de sarcasme ? Oh oui ! Aucune conclusion, ni même aucun questionnement n’est ressorti du fait que, pour les hommes ou pour les femmes, le protocole était identique. A savoir, une femme, sous différents avatars allant du plus irréel au plus « organique » demande à un docteur (le rôle du panel) de ne pas parler à son conjoint de l’herpès génital que la femme avatarisé4 a contracté. Les effets d’identification, oubliés, la fameuse solidarité de genre, à la trappe, cela n’existe pas.

On préfère conclure sur le fait que le physique influence la morale et l’éthique masculine. Il est vrai que c’est aisé.

Même sans le voir le physique influence l’homme.

Ou comment justifier génétiquement la mode et les contraintes que la femme s’impose à elle même.

En effet une étude, sous couvert de prouver que l’homme n’est pas qu’un œil lubrique planté au dessus d’une turgescence a donc démontré que, tout comme le voyant, l’homme aveugle de naissance préfère les femmes ayant un faible ratio taille sur hanche (taille fine sur hanche large). Même si cette préférence est accentuée chez les voyants.

J’adore comment on assujetti l’aveugle aux dictats du physique. Et c’est tellement opportun pour rappeler aux femmes qu’elles doivent maigrir, non plus même pour plaire mais carrément pour se conformer aux exigences que la race a encré dans les gènes humains. Dès demain je peux prouver l’inverse, juste en modulant le vocabulaire employé pour demander aux gens de se placer…

En fait l’homme voit la femme comme un outil

J’exagère un peu là… enfin j’aimerais bien mais non.

L’étude de Susan Fiske, psychologue à l’ Université de Princeton ne laisse aucun doute.

Soumis à la vision de photographies d’hommes et de femmes vêtus ou court vêtus, les hommes hétéros5étudiés se sont mieux souvenus des photos de femmes en bikini (l’article précise même qu’ils se souvenaient mieux des photos des femmes en bikinis dont la tête avait été enlevée par ordinateur, je suis preneur de toute indication permettant de savoir si l’article signifie qu’ils se souvenaient mieux de ces photos par rapport à celles prises de femmes étêtées? (même si c’eut été glauque) par rapport à des photos avec tête ? si seules les femmes en bikini étaient ainsi raccourci ? ou si l’on veut juste faire remarquer avec toute la pédagogie qui sied à cette cause que l’homme est un animal monstrueux qui se contenterait d’un corps sans tête pour s’exciter ? ).

Si l’on me demandait à moi je dirais que le visage fourmillant de détails,et que le corps féminin suscitant de fait plus d’attention de la part des hétéros que le corps masculin, il est de fait plus facile de retenir l’image d’un corps féminin. Mais ce doit être ce même corporatisme qui m’est dénié dans la première étude qui me mène à dire cela.

Disposant d’un IRM6, Susan7 les a ensuite introduit8 dans l’appareil afin de voir si ces primates ont un cerveau et dans l’affirmative quelles parties clignottent.

Après visionnage de photos de femmes dénudées, il apparait que les aires du cerveau associées à l’empathie et la compassion se désactivent. Par contre celles associées à l’urgence d’agir s’activent de la même manière qu’elles le feraient à la vue d’une perceuse ou d’un marteau. Comme s’il fallait agir et utiliser. Comme si l’homme ne reconnaissait plus la femme comme un être humain.Proprement étonnant après lui avoir montré des femmes comme des objets…

Et si au final trouver du sexisme pathologique partout en était déjà un symptôme ?

Sources :

Merci à Pacotine pour l’image de conclusion :)

  1. car on « appartient » à une minorité…l’affranchissement ne restant le vœux que de doux timbrés []
  2. ayant déjà assez de travail à limiter les relents beaufistes []
  3. il faut vraiment que je fasse l’effort de me payer le signe de ponctuation []
  4. ce n’est pas un néologisme mais un pari sur l’avenir []
  5. c’est précisé, et puis c’est une étude sur le sexisme, tout le monde sait que les gays ne sont pas sexistes voyons, ou en tout cas que les hommes gays sont moins sujet par définition à voir les femmes comme des objets sexuels… []
  6. appareil permettant de faire de l’imagerie par résonance magnétique []
  7. tu permets que je fasse preuve de paternalisme ? après tout c’est une composante du sexisme []
  8. ne serait-ce que suggérer que cela répondait à une envie ancienne serait indigne de ce blog []

Mea culpa

Mercredi 27 janvier 2010

J’aurais du mal à cacher que j’aime les stats, surtout dans ce qu’elles ont de plus idiot et inutile.

Il me serait très difficile d’expliquer pourquoi, mais j’avoue avoir toujours un petit sourire en voyant ce qu’on leur fait dire … les pauvres.

Et aujourd’hui je le concède, j’ai eu un grand sourire en voyant l’article de ScienceDaily.com relatant les travaux de recherche de Itziar Etxebarria, de l’université du pays Basque.

Étudiant le sentiment du culpabilité et sa dispersion suivant les genres et les ages, Etxebarria arrive à une drôle de conclusion.

Comme beaucoup d’études, elle part (l’étude) d’un présupposé : les femmes ressentent plus la culpabilité que les hommes. Ce présupposé vaut ce qu’il vaut. Après tout si la science veut prouver l’égalité, il lui faut réfuter les différences, donc les étudier. Et quand bien même ces différences existeraient, il faudrait bien partir de quelque part pour les valider. Le présupposé n’est définitivement pas le problème.

Le problème vient de la refutation du présupposé. Car nos chercheurs, posant un argument sexiste sur un autre

This is caused by certain educational practices, which demand more of females, and which are sometimes still in use despite belief to the contrary

en arrivent à la conclusion hautement improbable, définitivement inutile, et scientifiquement bancale que NON ! Ce ne sont pas les femmes qui ressentent plus la culpabilité, ce sont les hommes qui la ressentent moins … CQFD !

Martine mérite son pardon

jusqu'à la prochaine fois !

Source:

Heureusement que je suis protégé de la culpabilité de ne pas développer plus mon propos

Men Feel Less Guilt, Study Suggests

La fable de l’économe amoureux

Jeudi 21 janvier 2010

Prenons un type, au hasard … un mec normal. Mettons le en mal d’amour. Faisons le réfléchir sur son âme sœur. Rajoutons l’équation de Drake1. Saupoudrons de la romance avec une capitale européenne la nuit (j’aimerais pas dénoncer Londres donc gardons un peu de mystère)

Il faut l’avouer, l’accroche est bien trouvée. On pourrait y croire. On pourrait le plaindre. On aurait même pu vouloir le consoler (hein ? j’ai écrit ça moi ? ).

Et puis, en lisant et en réfléchissant, on s’aperçoit que la belle histoire est scientifiquement aussi solide qu’un flan. Mais reprenons l’histoire depuis le début afin de bien cerner le problème.

Économe cherche plus si affinité, valeur à débattre !

Un économe britannique cherchait à passer ses soirées autrement qu’en épluchant des légumes2

Ayant connaissance de l’équation de Drake, il décide de l’appliquer à sa solitude.

Ce brave homme a des gouts simple, il souhaite juste une femme (hop 50% de la population éliminée), entre 24 et 34 ans ayant un bagage universitaire.Et de préciser de suite que le bagage universitaire n’est pas de l’élitisme, c’est juste pour avoir plus de choses en commun.

Ces quelques filtres ayant été posés, il reste encore du monde susceptible de lui plaire. Trop peut-être. Qu’à cela ne tienne, notre homme, qui n’est pas élitiste3 applique donc un coefficient totalement arbitraire et totalement non élitiste de 5%. Que l’on se rassure, ce n’est pas pour tenir compte de la faible fraction comprenant le swahéli mais simplement parce qu’il estime qu’il ne sera attiré physiquement que par 5% de ces dames.

Ainsi, il arrive à une population susceptible d’éveiller en lui de perverses envies de 10 500 femmes sur le Royaume-Uni.

Le célibat et un économe, 4 ou 5 bonnes raisons d’apprendre à compter

Mais qu'il est con !

L'avis de Pacotine

10 500 femmes, soit selon lui, le nombre de civilisation communicante dans la voie lactée… pour faire dans de telles métaphores il est probable que le garçon en rajoute un peu coté mystère féminin mais passons.

Nous nous réfèrerons maintenant aux calculs de ce brave mais toujours non élitiste britannique. La répartition spatiale de ses potentielles conquêtes l’amène à la conclusion que 0.14% des londoniennes correspondent, et 0.017% des britanniques. Londres ayant en 2007 7,7Millions d’âmes un rapide calcul montre que si la moitié est féminine, alors il y a 5400 amours possible. Les 5000 restantes étant dispersées dans les 30Millions de femmes du reste du pays.

Qu’en conclure ? Rien, notre homme n’est pas élitiste. Il n’y est pour rien si hors de Londres point de salut n’est envisageable. Ce n’est pas sa faute si Londres rassemble les jeunes lettrées du pays tandis que des paysannes incultes peuplent la campagne.

Il en était là de ses pensées profondes lorsque lui prit l’envie de pousser plus loin le raisonnement. C’est que notre brave homme s’est souvenu que la femme a une volonté propre (ça reste un animal comme les autres ! ) Il a donc combiné ses chances de rencontrer une femme correspondant à ses exigences avec ses chances de correspondre à des exigences similaires de la femme.

On évitera donc de trop s’appesantir sur les calculs, sachez juste qu’il est parvenu à déterminer qu’il y a 26 femmes répondant à cela au royaume uni.

Il aurait pu en rester là, mais non. Quand on a le pathos chevillé au corps comme ça on insiste. De ses 26 femmes, il calcule qu’il a 0.00034%  de chance d’en rencontrer une la nuit à Londres4 . Pour montrer qu’il calcule ça comme je fais un budget, je dirais juste que pour lui 0.00034% équivaut à 1 chance sur 285 000.

En refaisant les calculs5 on arrive au choix à la conclusion qu’il rencontre 2 femmes par soir ou qu’il y a plus de chances pour lui de satisfaire les critères d’une femme que l’inverse.

Pauvre homme donc. Les chiffres étaient contre lui. Il s’y était résolu. Et puis il a croisé sa voisine. Ils vivent le parfait amour.

On se garderait bien d’en tirer une morale… enfin d’en tirer une autre morale

Source:

  1. Équation qui donne le nombre de civilisation extraterrestre en recherche d’amour extra-galactique; pour en savoir plus []
  2. j’ai pas osé de blague sur le poireaux…mea maxima culpa []
  3. faut-il le rappeler? []
  4. sauf que si elles font les mêmes calculs devant leur pc, c’est pas demain la veille qu’elles vont sortir le soir []
  5. avec toute l’exactitude possible si l’on se rappelle que l’on ne sait pas de quoi il se sert pour calculer quoi… []