Archive pour le mot-clef ‘Film’

On ne va pas en faire un film

Dimanche 28 février 2010

Le réalisme d’un film est il une qualité de celui-ci ?

Et jusqu’où doit aller ce souci de réalisme ?

On aurait pu penser jusqu’à présent que seuls les enfants pouvaient être troublés par les extravagances que certains scénarios1.

Mary Poppins peut-elle vraiment voler avec un parapluie ? Pourquoi Elliott le dragon ne mange-t’il pas Peter ? Alice est-elle droguée ? Autant de questions qu’un enfant ne se pose pas. En fait les enfants acceptent les univers magiques comme on leur les présente, comme un support d’histoire. Et si ils passent presque tous par une phase de pourquoiquisme aiguë, on peut se demander si au final ça ne leur permet pas de mieux apprécier les histoires pour ce qu’elles sont. Des émanations de l’imagination.

Quelles raisons ai-je de parler de ça ? En ce jour où j’aurais pu célébrer l’avènement de l’élément 112.

Et bien figurez vous que 2 nouvelles me mènent à en parler

Premièrement une étude montrerait que les films aurait de plus en plus tendance à suivre une courbe en 1/f pour la longueur des séquences. New Scientist en faisant même la recette du blockbuster. Ce schéma relèverait de la capacité d’attention et deviendrait de plus en plus suivi par les monteurs. Ok. Pourquoi pas. Je pensais naïvement qu’il suffisait d’un peu d’action, d’un peu de romance, du suspens, 1 ou 2 plans nichon, et qu’il n’y avait qu’à agrémenter cela de surnaturel, de police ou d’enfants suivant le public visé.

Je suis presque content de m’être trompé. En fait nous sommes nettement moins prévisible que cela et il semble qu’indépendamment du scénario il faille nous proposer un plan dont la durée ne dépasse pas celle pour laquelle nous sommes susceptible de rester attentifs…erf. Bizarrement maintenant exposé aussi crument je ne suis plus aussi certain que ce soit moins infantilisant.

Enfin le professeur Sidney ­Perkowitz a proposé à Hollywood un guide pour leur faire améliorer leurs scénarios. Il s’agit en fait d’éviter les abus coutumiers de la science fiction qui s’affranchit des règles élémentaire que la nature dans son infinie bonté a édicté afin de faire de l’univers un espace d’expériences tangibles et reproductibles. formulé de manière plus concise, ce pourrait être exprimé par « putin mais qu’ils arrêtent de nous pondre des trucs même pas réalistes d’abord ! « .

Concrètement les films n’auraient plus droit que de transgresser une seule loi majeure de la physique et devraient ensuite bâtir un monde en cohérence avec cette transgression. Quid des transgressions mineures et qu’est ce qu’une transgression mineure ? Qui se chargera de vérifier la cohérence des scripts ? Ça n’est pas dit.

Tout cela dans un but plus réaliste afin que le scientifique aussi, celui qui comprend de quoi qu’il cause le poste, puisse s’identifier et se laisser transporter dans l’univers proposé.

Liens Inutiles s’est posé la question de savoir ce que donneraient quelques films en version réaliste (cliquez dessus et la lightbox fera le boulot) :

1-Matrix

Tellement évident :

Un matrix réaliste

2-Indiana Jones

Quitte à être réaliste dans les manifestations des lois de la physique, on peut commencer par l’université :

Indiana en Vrai !

3-The Core Fusion

Si on enlève les approximations et erreurs dispersées au long du film, il devrait rester à peu près Germinal, le coté misérable en moins.

Hi Hi

4-Le jour où la terre s’arreta.

Le jour où pas

En fait un doute persiste quand au fait qu’il le soit ou non

Plus concrètement, je ne suis pas persuadé que brider l’imagination serait une bonne idée. Comme pour toute industrie c’est au consommateur de faire savoir ce qu’il veut, en aucun cas à un lobby prônant le respect de règles qu’il édicte lui-même et qui ne répondent qu’à sa volonté. La morale fut-elle scientifique n’a aucune légitimité à formater les loisirs. Quand bien même ce serait avec les meilleures intentions.

Sources :

  1. à propos desquels wikipédia vient de m’apprendre que je ne peux faire le malin en l’écrivant scénarii []

A Journey through Black Humor

Mercredi 10 février 2010

J’avais déjà parlé de Anders Thomas Jensen dans ce billet où je faisais le parallèle entre ses films et les films asiatiques.

Nous avions vu à l’époque Adam’s Apples et Les bouchers verts.

N’en doutez pas ce sont deux films à voir. Des univers à eux seuls. Des mondes où la folie des uns fait tourner et justifie la vie des autres.

Si Adam’s Apples explorait directement la folie/religion et le rapport du bien au mal, on peut voir les bouchers verts comme une exploration de la morale et du rapport du bien au mal. Le rapport bien/mal est il forcément le corollaire de la religion ou de la morale ? Y’a t’il même une relation objective entre les deux ou bien est-ce l’histoire et le point de vue narratif qui crée cette relation ? A vrai dire ça a peu d’importance.

Le point est la capacité de Anders Thomas Jensen de nous faire partager la folie de ses personnages sans qu’on parvienne à les trouver illogiques. Car c’est un de ses points forts, rien de ce qui arrive n’est exagéré, on se prend à voir les décisions et les cheminements des personnages comme des suite parfaitement légitimes des descriptions qui en sont faites. Et cela malgré des énormités qu’aucun réalisateur français ne se permettrait1.

A Journey through Black Humor de Anders Thomas Jensen

La récente faillite d’une chaine de magasin belge nous a permis de profiter à bas prix du coffret dvd collector de Anders Thomas Jensen: A Journey through Black Humor

Nous avons donc pu voir Flickering Lights, où Anders Thomas Jensen assume encore les rôles de Scénariste et de réalisateur. Sa fiche sur l’internationale movie database montrant à quel point le scénariste est prolifique et le réalisateur rare me mène à croire qu’il se garde les meilleurs pour lui et qu’il refourgue les autres. Le décevant Wilbur wants to kill himself n’ayant pas réussi à m’ôter ce préjugé.

Des trois que nous avons pu voir, Flickering lights est le premier et précède les bouchers verts de 3 ans. Si l’on considère Adam’s Apples comme le meilleur alors normalement on en vient a penser que FL2 doit nécessairement faire partie de ces oeuvres incomplètes qui marquent un génie en devenir; ce n’est pas le cas.

Ce ne sera pas une grosse surprise mais le film est excellentissime. Les protagonistes sont consistants, réalistes et crédibles à la fois dans leur histoire et dans leur devenir. Le scénario lui aussi est crédible. Après tout des malfrats qui rèvent de se ranger et qui en prennent conscience en vieillissant, ça n’a rien de choquant.

Le plus difficile à accepter restant peut être le tempérament grégaire des personnages, mais le développement rend ces comportements parfaitement naturels.

Et si les histoires en elle mêmes ne suffisent pas à vous donner envie de les voir, le jeu des acteurs devrait vous en convaincre; notamment les prestations de Mads Mikkelsen et Ole Thestrum.

Mad Mikkelsen en curé dans Addam's Apples

Mads Mikkelsen

Difficile de voir les 3 films d’Anders3 sans remarquer à chaque fois Mads Mikkelsen et l’étonnante prestation qu’il livre. Certains acteurs semblent avoir du mal à sortir de certains types de rôle. Pas lui. Définitivement pas.

Il était le prêtre de AA, tellement gentil et naïf qu’il contaminait son monde et propageait une bonté qu’il faisait exister par sa seule volonté. Il était le boucher sociopathe complexé de LBV celui qui ne pouvait pas être largué car ça allait être la saison des côtelettes4 ! Et bien c’est le même qui assume parfaitement un rôle de truand violent complètement cinglé dans FL5.

Il apparait dans tous les films d’Anders, le choix du cœur ou du talent ? Impossible de le savoir, ce pourrait être du cœur vu qu’il est pour la première fois apparu en 96 dans un court mettrage dont le scénariste etait … Anders, et que ce parcours l’a même amené à reprendre le rôle du Chiffre (le méchant de James Bond, Casino Royale)

Ole Thestrup dans les Bouchers Verts

Ole Thestrup

Lui aussi est dans tous les films d’Anders. Si ses rôles sont moins importants que ceux de Mads, il n’en reste pas moins une source de jubilation intense lorsqu’il apparait à l’écran.

Dans AA, c’était le gentil médecin diplomate, aux dialogues ciselés, tellement peu doué pour l’empathie et les conventions sociales. Un rôle magnifique dont on peut juste regretter, une fois le film terminé, qu’il n’ait pas été plus développé.

Dans LBV il était le concurrent patron, celui au final par qui tout arrive. Une sorte de Deus Ex Machina qui, simplement par ses défauts, fait avancer l’histoire.

Dans FL enfin, il est le gentil chasseur frustré, celui qui aurait aimé tuer des humains mais qui n’a jamais vu l’occasion se présenter6. La partie de chasse qu’il organise avec Mads est tout simplement hallucinante.

Je m’aperçois que je vais clore le billet sans même expliquer Flickering Lights ou donner envie de le voir.

Comment dire ? …

Prenez une bande de malfrats, dont un « vieux », un drogué, un boulimique7, un violent. Mettez les dans la forêt en les occupant à retaper une auberge et à creuser la terre à la recherche de bière. Entourez les de locaux aussi frais et sympathiques qu’eux. Mettez leur un vrai méchant aux trousses. Laissez mariner le temps que chacun se rappelle comment il en est arrivé là. Servez.

Appréciez !8

Non, vraiment, Pacotine et moi sommes définitivement fans.

De quoi passer quelques bonnes soirées.

Ah, et vu le prosélytisme que je mets à défendre ses films, je précise que je ne suis pas payé, mais que j’aimerai vraiment qu’il perce dans les pays francophone pour que les traduction et/ou sous titres proposés par les éditeurs soient de meilleurs qualité, bien que ça soit déjà très correcte.

Et je ne résiste pas à vous remettre la magnifique affiche de Adam’s Apple

L'affiche de Adam's Apple (clickez pour voir en grand)

Lumières dansantes

  1. ne vous y trompez pas, ce n’est pas un compliment []
  2. oui je vais abréger []
  3. je parle là de FL, les Bouchers Verts (que j’abrègerai désormais LBV) et Adam’s Apples (AA) []
  4. si chacun peut choisir ses arguments pour sauver son couple, il faut avouer qu’au moins celui ci est original []
  5. la toute première scène avec le camion est à ce titre très très surprenante []
  6. sic []
  7. enfin pas vraiment mais le plus dur dans son rôle a du etre de recommencer à manger à chaque prise de chaque scène dans laquelle il apparait []
  8. et l’absence de trailer n’est pas pour attiser votre envie mais bien parce qu’il est introuvable []

Une minute de gagnée ?

Dimanche 17 janvier 2010

C’est peu ?

Vous souvenez-vous de Watchmen ? Le film de superhéros dans lequel le monde, en prise à des conflits pas si originaux n’était qu’à 1 minute de l’apocalypse, symbolisée par une horloge arrêtée ?

Et bien vous serez ravis d’apprendre que cette horloge existe réellement. Remontée périodiquement par le « Bulletin of the Atomic Scientists » (BAS), cette horloge est censée refléter l’état du monde.

Le détail qui va transformer cette sordide initiative en une presque bonne nouvelle, c’est que nous venons de gagner une minute sur cette pendule. Alors bon je me doute que le fait que le monde va mieux a pu vous échapper1. Personne ne vous tiendra rigueur de ne pas avoir remarquer cette notable amélioration de la situation qui permet d’éloigner un peu plus le spectre d’une destruction de la civilisation telle que nous la connaissons.

L’évolution de cette dead-line est assez surprenante, les points d’inflexion ne sont pas exactement ceux que l’on pourrait attendre: la fin de la guerre du Viet Nam ou les attentats du 11 septembre n’y sont remarquable en aucune façon.

doomsday

Une (grosse ?) minute de gagnée

Poussons donc un hourra, nous sommes désormais à 6minutes de la fin du monde.

Nous étions passé à 5 en 2007 lorsque avait été décidé la prise en compte des aléas climatiques. La remontée à 6 semble surtout symbolique au lendemain de l’échec du sommet de Copenhague.

Hip Hip Hip Hourra

  1. vous pourriez tout de même faire un effort ! []

Le Danemark, l’autre pays des films asiatiques completement barges

Samedi 27 juin 2009

Où l’on disserte en vrac de San Goku, Zebraman et bien d’autres trucs asiatiques avant de se rendre compte que les danois sont aussi dérangés !

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Top 100 des flimes qu’il faut avoir vu pour briller comme une ampoule de 30W en société – Part 2

Samedi 21 février 2009

Suite et Fin du Top 100 des flimes qu’il faut avoir vu pour briller comme une ampoule de 30W en société [ici]

Car on est loin d’en avoir fait le tour avec juste la partie 1, il faut donc une partie 2 : c’est parti (2 donc -merci de suivre un peu)

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Top 100 des flimes qu’il faut avoir vu pour briller comme une ampoule de 30W en société – Part 1

Mercredi 18 février 2009

A l’attention de Tk qui est aussi cultivé qu’un terrain en jachère de paysan corse, et parce qu’Angie glande honteusement au lieu de finir sa version, voici, en exclusivité moidale le taupe 100 des films bien (ou pas, ça dépend des fois, et des films) qu’il faut avoir vu.

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