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Empreinte empruntée

Lundi 12 avril 2010

L’inconvénient des fêtes religieuses, outre que je ne me souviens jamais à quoi elles correspondent1 c’est qu’elles font réfléchir.

Je suppose que la plupart des gens réfléchissent au fait religieux, à la course du monde, à leur karma, et pour Pâques, à comment cuire ce foutu gigot2 dans le minuscule four qui tient lieu de foyer aux superstitions culinaires des familles.

Moi, je sais c’est con, je pense surtout que c’est la preuve indiscutable de la trace qu’à laissé un type vlà 2000 ans (si l’on prends Pâques). C’est la manifestation concrète et contemporaine d’une vie passée depuis bien longtemps. Alors que l’on peine même à savoir qui était nos ancêtres avant nos grands parents, voilà que l’on se souvient d’un autre qui nous est finalement3 étranger.

C’est quand même quelques chose de fonder un petit groupe, de passer son temps à causer en transformant de l’eau en vin4 et d’être reconnu pour ça 2000 ans plus tard.

Bref, je m’interroge sur l’empreinte que l’on laisse au monde.

L’homme moyen a un pied de 261mm par 99mm; tout au moins en Belgique

Considérant que l’homme moyen a une tendance notoire à les mettre dans le plat, et que le plat est rectangulaire pour empêcher qu’il tourne correctement dans le four que nous aurons préalablement soulagé du gigot précédemment mentionné, nous ferons l’hypothèse saugrenue mais nécessaire, que l’homme a un pied rectangulaire.

Considérant que l’homme marche avec des baskets parce que c’est plus confortable, et que l’on est toujours en Belgique5, alors le pied de l’homme s’élargit un peu pour atteindre pile poil les 100mm qui faciliteront les calculs suivants et simplifieront donc, de manière corrélative à la facilitation des calculs, la rédaction de ce billet, qui pour être totalement inutile, n’en est pas moins sérieux.

Un site canadien rapporte que l’activité d’un homme doit lui faire faire environ 10000 pas par jour.

On en conclut assez aisément que l’homme fait 10000 pas représentant chacun 261 cm² soit une empreinte globale de 261m² par jour, à peine plus de 16m par 16. A un rythme de 6 fois par semaine (je compte les weekends comme des demies journées), 52 semaines par an, c’est du 81 432m² par an, un carré d’à peine plus de 285m. Et seulement 5.7km² pour une vie de 70 ans à marcher comme cela. Une broutille face aux 150 Millions de km² de terres émergées.

Il faut vivre vieux ou courir beaucoup pour laisser une empreinte distincte sur terre, et rien ne dit qu’elle sera qualitative.

Je suppose que s’arrêter pour réfléchir et se demander si ça en vaut la peine, c’est déjà perdre trop de temps…

Ça expliquerait bien des choses6

  1. Noel on le sait tous c’est la fête du Coca, mais le reste ? … []
  2. j’ai appris récemment qu’il ne fallait pas manger le lapin de Pâques car ça l’empêche de distribuer ses œufs … soit []
  3. et quoi qu’en dise les chaffouins []
  4. j’ai toujours eu la faiblesse de croire que c’était en fait une métaphore discrète pour signifier qu’ils n’avait pas besoin d’alcool pour … heu…voir des choses. []
  5. c’est plus classe avec le survêtement []
  6. La « performance » d’un intervenant journaliste au C dans l’air du Lundi de Paques sur le vin et la fin—enfin ! — de la ferme célébrité par exemple []

Contingence des menus de fetes

Vendredi 18 décembre 2009

cafe.jpgLes fêtes approchent. Comme chaque année. Il faudra bientôt célébrer le petit Jésus en pensant au gros barbu … ou l’inverse, j’ai jamais bien compris.

Une chose est sure, c’est que bientôt, qu’on le veuille ou non, il faudra manger. impossible d’y échapper. Et l’on finira par s’extasier sur les plats car au final, peut être est-ce atmosphère ou la compagnie mais c’est toujours bon, quand bien même une rasade d’alcool est nécessaire pour faire passer le goût de certaines tentatives culinairement élaborées.

Mais pour certains cette période de l’année est plus propice que d’autres a la méditation. Personnellement depuis début décembre déjà je ne peux me sortir ce thème de la tête. La lancinante question. J’ai pourtant fait quelques études mais aucune matière n’a jamais daigné aborder le thème. Philosophies, histoires, sciences sont toutes restées muettes.

Je ne crois pourtant pas être le seul à me poser ces questions. Je ne pense pas être le seul que ça travail à l’approche des fêtes et pourtant je n’ai jamais vu aucune réponse. Comment ça vient à l’idée de quelqu’un de gaver une oie pour ensuite lui manger le foie ?

Pas que j’éprouve une grande compassion pour ces animaux qui sont, malgré ce qu’on en dit, certainement bien mieux traités que le poulet de base qui va faire les nuggets du reste de l’année. Simplement je me demande comment ce genre d’idée peut germer dans la tête d’un être humain. Mais il n’y a pas que ça. Toute l’histoire de la bouffe est pétrie de ces problématiques.

Sérieusement

Manger des animaux, soit. Des plantes, oui, pourquoi pas. Des poissons, ce sont des animaux dans la mer, croquons y’a pas de raison. (et je vais même jusqu’à inclure les insectes et autres curiosités) Mais il y a des choses que même la plus grande imagination peine à expliquer. Prenons quelques exemples.

Il parait évident que la découverte du vin ou du fromage doit tout à la concomitance d’un paysan oublieux de ses stocks et d’un local adéquat. Le beurre est plus que certainement le produit du déménagement (plutôt peu délicat) de lait. La viande cuite a pu être trouvée par accident dans la nature, après tout une carcasse brulée reste une carcasse. Les épices proviennent surement aussi de l’observation assez avisée que certaines baies ont des gouts très prononcés. Soit. Acceptons cela comme des faits.

Il reste quelques problèmes :

Le sel:
J’imagine mal comment on peut le trouver par hasard. A moins d’envisager un fou spécialement attiré par le léchage de caillou et qui aurait fait une balade en bord de marais salant.

Le safran:
Il en faut quand même un petit peu pour que ça ait du gout, et la récolte de ce petit peu implique de grandes quantité de fleurs (150 fleur pour 1gramme de safran)

Le sucre:
Toutes les méthodes se vallent dans l’absolu, bien que la betterave ait un net avantage.

Plus fort encore le café :
Ramasser les fruits d’un arbre je veux bien comprendre. Par contre, ne garder que la graine, la brûler, la réduire en poudre et faire passer de l’eau chaude dans cette poudre pour ensuite la boire semble relever de la psychiatrie.

Une pensée aussi pour le gars qui, pendant que ses amis cuisaient de la terre pour en faire des poteries, s’est décidé à tenter de brûler du minerai, c’est peut être bien à lui (ou eux) que nous devons notre civilisation.

Toute notre alimentation semble être le produit du hasard.

Plus qu’à Jésus ou à Coca-cola, ce que vous mangerez pour Noël, comme tout le reste de l’année sera vraisemblablement dû à l’héritage de quelques fous, qui en leur temps, ont léché des cailloux, châtré des fleurs, oublié leurs récoltes… et que tout le monde a oublié

Passez de bonnes Fêtes de fin d’années !