Archive pour le mot-clef ‘Femme’

Déterminisme sexuel ?

Mardi 22 juin 2010

Comme tout le monde j’apprécie particulièrement ce qui me permet de me croire un peu moins « déterminé » que les autres. Ce qui éloigne le spectre tutélaire de la destinée.

Aujourd’hui j’avoue que cette sensibilité exacerbée qui me pousse à aimer l’idée que je ne suis moi même que par moi même m’aurait fait détester être une femme. Car aujourd’hui, encore une fois, on leur met sous le nez que les réactions qu’elles ont, ce qu’elles ressentent, ne leur appartient pas.

Petit tour d’horizon :

Le cerveau des femmes leur fait se voir 60% plus grosses

L’image mentale qu’elles ont d’elles memes est tres fortement altérée. Après leur avoir demandé de mettre leur main sur une surface, on leur a demander de marquer quelques points importants. Il en résultent que la distance pouce-indexe est majorée de 70% et que la longueur des doigts est minorée d’environ 30%.

Largeur majorée, longueur minorée, il semble très facile de se prendre ainsi pour une petite boule quand le cerveau y aide autant. En fait d’après les chercheurs ce pourraient être les même phénomènes qui seraient a l’œuvre dans les pathologie de type anorexie.

Des comparaisons photographique ont montré que l’œil était parfaitement capable de reconnaitre un modèle de même taille, mais le cerveau reste le plus fort et parvient tout de même a imposer son « image » corporelle à l’ensemble de la conscience.

Les femmes sont plus sujettes au stress et à la dépression

Et oui, et jusqu’à présent on ne savait pas pourquoi.

J’écris cela tout en sachant que d’ici quelques années il faudra surement faire un article sur les stress  et dépressions masculines que la société niait, ou quelque chose d’approchant…Mais en attendant c’est la femme qui est plus touchée.

Beaucoup avaient cherché la raison, elle est désormais connue, c’est parce que la femme est plus sensible à la corticolibérine. Et pas qu’un peu, à en croire l’article non seulement la femme est plus sensible à des faibles doses de cette neurohormone mais en plus elle est moins capable de gérer les hautes doses.

Cela revient scientifiquement parlant à dire qu’elles ont plus mal au pieds parce qu’on leur marche plus souvent sur les orteils. Ça n’explique rien et se contente de déplacer la cause. On en sait finalement autant en se contentant de dire que l’on a observé chez des rates de laboratoire soumises a un test de stress que leurs neurones étaient plus sensible à cette hormones quand dans le même temps les mâles se désensibilisaient pour s’adapter à ce stress…

Tout le monde sait que la femme et la rate ont des métabolismes étonnement similaires…non ?

Les femmes réagissent à leur environnement

Cocorico ! Non ? Si !

Une étude menée par des psychologues français et publiée dans le très sérieux journal de référence psy1 Psychology of Music montre que les femmes réagissent à la musique2 et que leur comportement est très fortement influencé par ce qu’elles ont entendu.

Le mode opératoire se suffisant à lui même pour se moquer gentillement, je vous en fais part.

87 femmes volontaires de 18 à 20 ans  vont patienter tour à tour dans une pièce pendant 5 minutes avant de participer individuellement à ce qu’elles croient être une enquête de consommation sur des biscuits menée par un homme d’une vingtaine d’année.

A la fin de cette enquête prétexte, l’homme utilisera toujours le même pitch pour tenter d’obtenir le numéro de la demoiselle, les statistiques précises données par l’article montrent la taille des groupes et les résultats obtenus 27.9% (12/43) et 52.2% (23/44) ont respectivement accepté de donner un numéro de téléphone.

Quelle est la différence significative entre les groupes ? la situation personnelle ? l’orientation sexuelle ? le niveau d’étude ? Peut etre, de toute façon etre statistiquement significatif avec 87 personnes est illusoire. Mais la difference qu’ont retenu les chercheurs est la musique entendue par ces femmes lors de leur attente. Le groupe ayant le plus donné son numéro est celui qui avait écouté une chanson romantique, l’autre n’ayant eu droit qu’à une chanson « neutre »

Juste pour rire, les chansons étaient: Je L’aime à Mourir de  Francis Cabrel, et L’heure du Thé de Vincent Delerm3

  1. Je pense que l’ironie se suffit à elle même mais je préfère mettre une note pour être sur []
  2. comme les plantes vertes donc ? []
  3. la romantique c’est la première hein []

Des expériences à faire chez vous

Jeudi 15 avril 2010

J’ai déjà parlé de pas mal d’études inutiles, mais j’avoue être encore et toujours surpris des sujets d’études que les scientifiques parviennent à trouver, et qui sont ensuite validés, pour lesquels des financements sont réunis, une étude engagée, un article rédigé, soumis et accepté.

Tout cela alors que certaines études pourraient avantageusement être réalisées à la maison !

Exemple 1: Jalousie aveuglante (aka : le test des 1000 baffes)

Il est déjà prouvé que l’être humain est très difficilement multifocale; il ne peut en générale, se concentrer de manière consciente sur plusieurs choses à la fois. Nous n’aurions, pour faire une comparaison geek douteuse, qu’une seule instance de conscience.

Dès lors que ceci est d’ors et déjà validé, l’intérêt de l’expérience suivante est, en y réfléchissant bien, très relatif.

Des images sont montrées à un couple sur des ordinateurs voisins. Les femmes ont pour mission de repérer les photos spécifiques de paysages parmi d’autres images. L’homme est censé les noter pour leur attractivité. Tout se passe bien, jusqu’à ce que l’on annonce que désormais l’homme jugera des photos de femme suivant leur attractivité, pendant que sa compagne doit continuer de se concentrer sur la colline, la forêt et les petits oiseaux qui font cui-cui.

Attention, si vous êtes debout: assoyez vous ! La phrase qui suit va vous étonner : à partir de là, les femmes furent nettement moins concentrées sur leurs paysages et oublièrent même d’en remarquer quelques uns.

Pour les scientifiques, qui avaient donc bien fait de se lever ce jour là, ne serait-ce que pour faire semblant que leur présence était requise, il s’agit d’un « aveuglement induit par l’émotion ». Le reste de l’humanité connaissait déjà cela sous le vocable de « Mais qu’est ce qu’il leur trouve ce con. S’il reste une demi-seconde de trop sur cette image il vérifiera le confort du canapé », le reste de l’humanité remerciera donc la science d’avoir trouvé un synonyme nettement plus court.

Cette expérience aurait très bien pu1 être réalisée à la maison.

D’ailleurs vous l’avez probablement déjà faite sans même vous en apercevoir, tels des Jourdains scientifiques.

Prenez une femme —c’est plus probant si c’est la votre—2, montrez lui une photo d’un sex symbole quelconque3, et faites lui remarquer dans cet ordre

  • qu’elle a une anatomie formidablement attirante.
  • que vous aimeriez son avis sur le réchauffement climatique et son influence sur la montée des os à moelle dans le pot au feu
  • qu’il faudrait changer les rideaux

La science est formelle, elle lèvera alors les yeux de la photo en faisant un « hein ? » lourd de menace.

Si vous n’avez aucune photo de sex symbole, ce qui peut arriver si vous êtes particulièrement bien lotis à la maison4, un autre protocole est possible. Installez vous confortablement devant un film et quand le climax arrive, au comble de la tension dramatique, énoncez à voix haute « wouha qu’est ce qu’elle est mignonne, je passerai bien le week-end avec si tu as envie d’aller voir ta famille ». Vous pourrez vérifier après: à partir de là, elle n’aura plus suivi l’intrigue et ne sera capable de répondre à toute question y afférant que par un triste haussement d’épaule suivi d’un soupir.

Exemple 2: La vache qui dort

Une étude à paraitre dans « Applied Animal Behaviour » s’est intéressée aux vaches et plus spécifiquement au fait de savoir si l’on pouvait se fier au fait qu’elles soient couchées ou debout pour détecter une modification de leur état de santé, dans le noble but avoué de permettre une meilleure prise en charge d’un éventuel problème par un éleveur5

L’étude est plutôt simple, voir même simpliste. Après avoir validé par vidéo le fait que le capteur détectait si une vache était debout ou couchée, l’équipe s’attache à savoir si le couchage ou le relevage des vaches suit une quelconque loi de probabilité.

Donc assez classiquement, elle se concentre sur les successions de période couchée ou debout en partant de 2 hypothèses :

  • Plus une vache reste debout plus la probabilité qu’elle se couche augmente.
  • Plus une vache reste couchée plus la probabilité qu’elle se lève augmente.

Étonnement seule la seconde assertion est vraie. La durée pendant laquelle une vache reste debout ne suivant elle pas de règle. On en conclut donc que la position de confort de la vache est la position debout.

Our second hypothesis was, therefore, refuted because cows were not more likely to lie down the longer they had been standing.

Cette expérience est aussi faisable chez soi, point n’est besoin d’avoir de vache. Un adolescent ou un chat peuvent faire l’affaire à condition de se souvenir que contrairement à la vache, leur position de confort est respectivement « avachi » et « posé là ».

Nota-benêt : j’envisageais de mettre la même image pour illustrer les 2 expériences, mais ayant suffisamment chaud aux joues, je m’abstiendrais de ce genre de recherche. :p

Sources :

  1. et de manière très économique en ces périodes difficiles []
  2. l’universalité serait de dire « prenez votre moitié » []
  3. et probablement vulgaire, mais ce n’est pas le sujet []
  4. comme moi []
  5. l’hypothèse sous-jacente étant : on trouve un schéma statistique et dès que ça sort des clous faut t’inquiéter []

Les hommes sont encore des pervers

Lundi 22 février 2010

Oui, encore, et non les femmes ne sont pas perverses ELLES .

C’est bien connu ce sont toutes des princesses qui ne font ni pipi ni caca.

Que je hais ce sexisme dont fait preuve le féminisme. Affubler l’homme de qualificatifs méprisants, sans jamais y associer la femme pour ensuite revendiquer l’égalité me parait faire preuve à tout le moins d’hypocrisie, pour ne pas dire de malhonnêteté.

Je ferais volontiers un parallèle avec le racisme. Je trouve de plus en plus dérangeant que chaque réflexion qui est faite à quelque personnalité que ce soit doivent être passée au filtre des connotations racistes. Pour peu que demain il soit prouvé que les auteurs des études dont je vais parler appartiennent1 à une quelconque minorité et l’on trouvera à mes propos des relents racistes dont je ne saurais que faire.2

Bref, l’hypocrisie étant une science exacte, les hommes sont des pervers.En tout cas des études le prouvent de manière assez convaincante.

Dois-je développer ou me contenter de l’affirmer d’un ton péremptoire mais néanmoins affable à vous qui peut être me lisez ?

N’écoutant que mon courage et mon énorme envie de faire preuve de mauvaise foi et de sarcasme3, je vais développer en revenant sur 3 études récentes.

Les réactions masculines dépendent du physique

Contrairement à celles des femmes, les réactions de compassion des hommes dépendent du physique de la demanderesse.

Une étude a ainsi montré que la compassion féminine était constante tandis que celle de hommes était fortement corrélé au physique de la personne qui voulait en bénéficier. La conclusion est donc sans appel. Le physique conditionne la réponse masculine à la demande de compassion.

Un peu de sarcasme ? Oh oui ! Aucune conclusion, ni même aucun questionnement n’est ressorti du fait que, pour les hommes ou pour les femmes, le protocole était identique. A savoir, une femme, sous différents avatars allant du plus irréel au plus « organique » demande à un docteur (le rôle du panel) de ne pas parler à son conjoint de l’herpès génital que la femme avatarisé4 a contracté. Les effets d’identification, oubliés, la fameuse solidarité de genre, à la trappe, cela n’existe pas.

On préfère conclure sur le fait que le physique influence la morale et l’éthique masculine. Il est vrai que c’est aisé.

Même sans le voir le physique influence l’homme.

Ou comment justifier génétiquement la mode et les contraintes que la femme s’impose à elle même.

En effet une étude, sous couvert de prouver que l’homme n’est pas qu’un œil lubrique planté au dessus d’une turgescence a donc démontré que, tout comme le voyant, l’homme aveugle de naissance préfère les femmes ayant un faible ratio taille sur hanche (taille fine sur hanche large). Même si cette préférence est accentuée chez les voyants.

J’adore comment on assujetti l’aveugle aux dictats du physique. Et c’est tellement opportun pour rappeler aux femmes qu’elles doivent maigrir, non plus même pour plaire mais carrément pour se conformer aux exigences que la race a encré dans les gènes humains. Dès demain je peux prouver l’inverse, juste en modulant le vocabulaire employé pour demander aux gens de se placer…

En fait l’homme voit la femme comme un outil

J’exagère un peu là… enfin j’aimerais bien mais non.

L’étude de Susan Fiske, psychologue à l’ Université de Princeton ne laisse aucun doute.

Soumis à la vision de photographies d’hommes et de femmes vêtus ou court vêtus, les hommes hétéros5étudiés se sont mieux souvenus des photos de femmes en bikini (l’article précise même qu’ils se souvenaient mieux des photos des femmes en bikinis dont la tête avait été enlevée par ordinateur, je suis preneur de toute indication permettant de savoir si l’article signifie qu’ils se souvenaient mieux de ces photos par rapport à celles prises de femmes étêtées? (même si c’eut été glauque) par rapport à des photos avec tête ? si seules les femmes en bikini étaient ainsi raccourci ? ou si l’on veut juste faire remarquer avec toute la pédagogie qui sied à cette cause que l’homme est un animal monstrueux qui se contenterait d’un corps sans tête pour s’exciter ? ).

Si l’on me demandait à moi je dirais que le visage fourmillant de détails,et que le corps féminin suscitant de fait plus d’attention de la part des hétéros que le corps masculin, il est de fait plus facile de retenir l’image d’un corps féminin. Mais ce doit être ce même corporatisme qui m’est dénié dans la première étude qui me mène à dire cela.

Disposant d’un IRM6, Susan7 les a ensuite introduit8 dans l’appareil afin de voir si ces primates ont un cerveau et dans l’affirmative quelles parties clignottent.

Après visionnage de photos de femmes dénudées, il apparait que les aires du cerveau associées à l’empathie et la compassion se désactivent. Par contre celles associées à l’urgence d’agir s’activent de la même manière qu’elles le feraient à la vue d’une perceuse ou d’un marteau. Comme s’il fallait agir et utiliser. Comme si l’homme ne reconnaissait plus la femme comme un être humain.Proprement étonnant après lui avoir montré des femmes comme des objets…

Et si au final trouver du sexisme pathologique partout en était déjà un symptôme ?

Sources :

Merci à Pacotine pour l’image de conclusion :)

  1. car on « appartient » à une minorité…l’affranchissement ne restant le vœux que de doux timbrés []
  2. ayant déjà assez de travail à limiter les relents beaufistes []
  3. il faut vraiment que je fasse l’effort de me payer le signe de ponctuation []
  4. ce n’est pas un néologisme mais un pari sur l’avenir []
  5. c’est précisé, et puis c’est une étude sur le sexisme, tout le monde sait que les gays ne sont pas sexistes voyons, ou en tout cas que les hommes gays sont moins sujet par définition à voir les femmes comme des objets sexuels… []
  6. appareil permettant de faire de l’imagerie par résonance magnétique []
  7. tu permets que je fasse preuve de paternalisme ? après tout c’est une composante du sexisme []
  8. ne serait-ce que suggérer que cela répondait à une envie ancienne serait indigne de ce blog []

Mea culpa

Mercredi 27 janvier 2010

J’aurais du mal à cacher que j’aime les stats, surtout dans ce qu’elles ont de plus idiot et inutile.

Il me serait très difficile d’expliquer pourquoi, mais j’avoue avoir toujours un petit sourire en voyant ce qu’on leur fait dire … les pauvres.

Et aujourd’hui je le concède, j’ai eu un grand sourire en voyant l’article de ScienceDaily.com relatant les travaux de recherche de Itziar Etxebarria, de l’université du pays Basque.

Étudiant le sentiment du culpabilité et sa dispersion suivant les genres et les ages, Etxebarria arrive à une drôle de conclusion.

Comme beaucoup d’études, elle part (l’étude) d’un présupposé : les femmes ressentent plus la culpabilité que les hommes. Ce présupposé vaut ce qu’il vaut. Après tout si la science veut prouver l’égalité, il lui faut réfuter les différences, donc les étudier. Et quand bien même ces différences existeraient, il faudrait bien partir de quelque part pour les valider. Le présupposé n’est définitivement pas le problème.

Le problème vient de la refutation du présupposé. Car nos chercheurs, posant un argument sexiste sur un autre

This is caused by certain educational practices, which demand more of females, and which are sometimes still in use despite belief to the contrary

en arrivent à la conclusion hautement improbable, définitivement inutile, et scientifiquement bancale que NON ! Ce ne sont pas les femmes qui ressentent plus la culpabilité, ce sont les hommes qui la ressentent moins … CQFD !

Martine mérite son pardon

jusqu'à la prochaine fois !

Source:

Heureusement que je suis protégé de la culpabilité de ne pas développer plus mon propos

Men Feel Less Guilt, Study Suggests

La fable de l’économe amoureux

Jeudi 21 janvier 2010

Prenons un type, au hasard … un mec normal. Mettons le en mal d’amour. Faisons le réfléchir sur son âme sœur. Rajoutons l’équation de Drake1. Saupoudrons de la romance avec une capitale européenne la nuit (j’aimerais pas dénoncer Londres donc gardons un peu de mystère)

Il faut l’avouer, l’accroche est bien trouvée. On pourrait y croire. On pourrait le plaindre. On aurait même pu vouloir le consoler (hein ? j’ai écrit ça moi ? ).

Et puis, en lisant et en réfléchissant, on s’aperçoit que la belle histoire est scientifiquement aussi solide qu’un flan. Mais reprenons l’histoire depuis le début afin de bien cerner le problème.

Économe cherche plus si affinité, valeur à débattre !

Un économe britannique cherchait à passer ses soirées autrement qu’en épluchant des légumes2

Ayant connaissance de l’équation de Drake, il décide de l’appliquer à sa solitude.

Ce brave homme a des gouts simple, il souhaite juste une femme (hop 50% de la population éliminée), entre 24 et 34 ans ayant un bagage universitaire.Et de préciser de suite que le bagage universitaire n’est pas de l’élitisme, c’est juste pour avoir plus de choses en commun.

Ces quelques filtres ayant été posés, il reste encore du monde susceptible de lui plaire. Trop peut-être. Qu’à cela ne tienne, notre homme, qui n’est pas élitiste3 applique donc un coefficient totalement arbitraire et totalement non élitiste de 5%. Que l’on se rassure, ce n’est pas pour tenir compte de la faible fraction comprenant le swahéli mais simplement parce qu’il estime qu’il ne sera attiré physiquement que par 5% de ces dames.

Ainsi, il arrive à une population susceptible d’éveiller en lui de perverses envies de 10 500 femmes sur le Royaume-Uni.

Le célibat et un économe, 4 ou 5 bonnes raisons d’apprendre à compter

Mais qu'il est con !

L'avis de Pacotine

10 500 femmes, soit selon lui, le nombre de civilisation communicante dans la voie lactée… pour faire dans de telles métaphores il est probable que le garçon en rajoute un peu coté mystère féminin mais passons.

Nous nous réfèrerons maintenant aux calculs de ce brave mais toujours non élitiste britannique. La répartition spatiale de ses potentielles conquêtes l’amène à la conclusion que 0.14% des londoniennes correspondent, et 0.017% des britanniques. Londres ayant en 2007 7,7Millions d’âmes un rapide calcul montre que si la moitié est féminine, alors il y a 5400 amours possible. Les 5000 restantes étant dispersées dans les 30Millions de femmes du reste du pays.

Qu’en conclure ? Rien, notre homme n’est pas élitiste. Il n’y est pour rien si hors de Londres point de salut n’est envisageable. Ce n’est pas sa faute si Londres rassemble les jeunes lettrées du pays tandis que des paysannes incultes peuplent la campagne.

Il en était là de ses pensées profondes lorsque lui prit l’envie de pousser plus loin le raisonnement. C’est que notre brave homme s’est souvenu que la femme a une volonté propre (ça reste un animal comme les autres ! ) Il a donc combiné ses chances de rencontrer une femme correspondant à ses exigences avec ses chances de correspondre à des exigences similaires de la femme.

On évitera donc de trop s’appesantir sur les calculs, sachez juste qu’il est parvenu à déterminer qu’il y a 26 femmes répondant à cela au royaume uni.

Il aurait pu en rester là, mais non. Quand on a le pathos chevillé au corps comme ça on insiste. De ses 26 femmes, il calcule qu’il a 0.00034%  de chance d’en rencontrer une la nuit à Londres4 . Pour montrer qu’il calcule ça comme je fais un budget, je dirais juste que pour lui 0.00034% équivaut à 1 chance sur 285 000.

En refaisant les calculs5 on arrive au choix à la conclusion qu’il rencontre 2 femmes par soir ou qu’il y a plus de chances pour lui de satisfaire les critères d’une femme que l’inverse.

Pauvre homme donc. Les chiffres étaient contre lui. Il s’y était résolu. Et puis il a croisé sa voisine. Ils vivent le parfait amour.

On se garderait bien d’en tirer une morale… enfin d’en tirer une autre morale

Source:

  1. Équation qui donne le nombre de civilisation extraterrestre en recherche d’amour extra-galactique; pour en savoir plus []
  2. j’ai pas osé de blague sur le poireaux…mea maxima culpa []
  3. faut-il le rappeler? []
  4. sauf que si elles font les mêmes calculs devant leur pc, c’est pas demain la veille qu’elles vont sortir le soir []
  5. avec toute l’exactitude possible si l’on se rappelle que l’on ne sait pas de quoi il se sert pour calculer quoi… []

La femme est un animal comme les autres

Samedi 10 octobre 2009

En matière d’anthropologie, il est une chose qui fait sourire l’athée et froncer les sourcils à celui qui pense avoir été créé par Dieu, c’est la démonstration, de plus en plus fréquente, que l’espèce humaine se comporte comme n’importe quel autre animal.

Et pour en rajouter une couche, il est une chose qui fait sourire le brave type et froncer les sourcils à toutes les féministes, c’est le rappel, de plus en plus fréquent, que la femme est effectivement l’égale de l’homme, point sa supérieure.

saucisse.jpgJusqu’à présent le meilleur moyen d’énerver les deux restait grosso modo l’image de droite

Alors si d’un coup l’on nous sert que la femme est un animal, comme l’homme, il y a de quoi froisser plus d’une susceptibilité, c’est moins vulgaire, et un poil (pour l’instant du moins) plus original.

L’homme un animal ?

L’homme répond a ses instincts, à ses hormones, à ses envies, conscientes ou inconscientes, et bien que la religion et la morale tentent de juguler cela, il n’y a toujours qu’un bon tiers de la fameuse trinité moi/surmoi/ça qui a droit à la parole. La psychanalyse n’a fait que renforcer ce que la biologie, le bon sens, et surtout le cynisme martelait inlassablement. L’espèce humaine est une espèce animale qui descend du singe et s’y agrippe encore dans certaine parties de son comportement. La notion consolatrice de « morale » en est contrairement aux opinions, plus une preuve qu’une dénégation. On ne stigmatise pas quelques chose qui n’existe pas, si la morale existe pour nous éloigner des comportements par trop bestiaux c’est parce qu’il appartient à l’inclinaison naturelle de l’homme de s’y adonner[1].

La femme est un homme normal.

Il fallait bien s’y attendre; à force de répéter sans fin que la femme est au moins l’égale de l’homme voir même un peu plus. Et que l’homme n’est qu’un animal bestial régit par sa biologie et sa chimie. Bref à trop ressasser que l’homme a son esprit au service de son corps quand la femme est maitre de ce dernier, ce que devait arriver arriva, les scientifiques se sont emparés de cette idée reçue pour voir si elle avait un quelconque fondement. Et une claque sur le fondement fut donnée aux créatures bénies.

femme_robot.jpg

La femme répondait déjà à son inconscient.

Étude après étude, on en apprenait plus sur la nature des volontés cachées qui animaient nos intentions et qui motivaient nos actes. D’un animal que son inconscient torturait, nous sommes ensuite devenu une espèce régie par des stimuli aussi variés que dérangeants. Ainsi, nous répondons aux phéromones, comme le papillon, nous sommes sensibles aux émanations hormonales de nos semblables et c’est une des raisons du succès des boîtes de nuit (fais comme tout le monde et lève les bras, diffuse tes phéromones…). Nos humeurs sont dictées par la météo, par le bruit, par l’environnement en général. Et bien que l’on perçoive généralement bien ce qui nous énerve ou nous rend triste,on veut se convaincre que nos émotions sont une donnée fondamentale de notre personnalité, bien loin de répondre aux sollicitations extérieures. D’ailleurs nous différencions émotions et humeurs.

Mais si finalement, loin d’être aussi représentatives que cela, nos émotions n’étaient rien de plus qu’une construction mentale. une projection d’un nom sur un phénomène encore plus profond qui dicterait notre conduite ?

La pilule agit en douce

C’est la conclusion à laquelle cet article de newscientist nous mène.

Des études semblent en effet montrer que les femmes préfèrent normalement les hommes aux traits masculins (pour celles qui préfèrent les hommes évidemment) et dont les complexes majeurs d’histocompatibilités sont très différents des leurs (ce sont les défenses immunitaires). Pour la bonne forme nous rappellerons que ces études ne sont pas, pour l’humain, menées comme chez la souris. Il n’est évidemment pas question de mettre un groupe de femme en présence d’un groupe d’homme sous l’œil scrutateurs de scientifiques en blouses et de compter le nombre de coïts rapportés aux caractéristiques des participants. Ces études sont purement statistiques et se basent sur les couples préexistants ou les volontés affichées de couple (lequel est le plus séduisant ? qu’est-ce qui vous plait chez un homme ? …).

Détail troublant, les goûts et préférences féminines varient en fonction de leur propre niveau d’hormone, changeant leurs facteurs d’attirance en fonction du rythme de leur cycle.

Alors que l’on pensait donc que seule la chimie de l’autre modifiait nos sentiments et que seules les phéromones du possible partenaire influaient nos choix, ce qui était encore peu ou proue compatibles avec la notion de libre arbitre « il plait parce qu’il… » voilà que se profile une autre direction de recherche, plus centrée mais surtout plus « déresponsabilisante » « il plait parce que j’ai tel level d’hormone dans mon sang ». Et si une partie de la gente féminine peut encore se rassurer en se disant que son taux d’hormone, c’est une caractéristique de soi, que devraient penser celles qui prennent la pilule.

Par cet acte que l’on leur a décrit comme créateur de liberté, elle aliènent en fait leurs niveaux hormonaux sur celui dicté par le petit cachet, et sans le savoir, lui confie leurs futurs choix matrimoniaux.

La femme est donc esclave de sa chimie, tout comme l’homme, mais son maître à elle est infiniment plus versatile… jusqu’à ce qu’elle prenne la pilule.

L’article qui s’attache à la chimie féminine fait néanmoins une incursion virile, je cite tellement c’est beau

As a general rule, men tend to desire women with features that suggest youth and fertility, including a low waist-to-hip ratio, full lips and soft facial features.

Voilà c’est désormais un fait scientifique, l’homme préfère les femmes jeunes et belles, féminines et douces. Vive la science.

Les féministes pourront donc se rassurer à peu de frais, la femme est un animal comme les autres oui, mais un animal nettement plus évolué et compliqué que l’homme.

Source :

Notes

[1] Je recommande la lecture de « Le Singe nu » de Desmond Morris pour vous en convaincre, où il montre avec brio que nombre de nos plus beaux sentiments ne sont dictés que par la pression évolutive

Des douves et des barbeles devant les sorties de secours

Mercredi 26 août 2009

obstacleC’est encore un nouveau pas qui vient d’être franchi pour comprendre que l’on ne comprend pas grand chose !

Très bientôt, dans les lieux bondés, il faudra vous attendre à trouver tout un tas d’obstacles sur votre chemin.

Jusqu’à présent la logique voulait que les sorties de secours soient laissées libres de tout encombrement afin de permettre aux gens de se piétiner allègrement dans la joie et la bonne humeur en cas d’évacuation[1]. C’est sur le point de changer !!!

Désormais, les sorties se feront à la Mario Kart, comprendre avec des obstacles sur le chemin.

Quelle bonne idée ! Mais pourquoi donc ???

Un chercheur japonais Daichi Yanagisawa (oui un moyen de gérer les foules on aurait pu se douter !) a étudié pour cela la vitesse d’évacuation de femmes à travers une porte dont la consigne était de sortir le plus vite possible.

Un obstacle placé devant la porte, un peu de coté, a permis d’augmenter la vitesse de sortie de (attention il faut se tenir à accoudoir ) 2.8 à 2.92 personnes par seconde ! L’obstacle était un pilier de 20 cm placé 65cm avant la porte. Il est à noter que ce taux descend a 2.78 si le pilier est trop proche du centre.

Ce qui laisse pantois dans cette étude n’est pas tant qu’un ralentisseur (de fait) augmente la vitesse générale, après tout il est prouvé depuis longtemps sur autoroute qu’une baisse de la vitesse de chaque véhicule contribue à la fluidité globale et par là même à la hausse du débit de voiture (principalement par le raccourcissement des distances de sécurité et l’abolition des effets d’accordéons.

Ce qui laisse pantois, ce sont les taux ! Il faut savoir que dans ce genre d’études ils sont obtenus par un modèle mathématique qui reprend divers paramètres et ensuite confrontés a la pratique et aux faits.

Je me permets de citer le résumer de l’article de l’étude (disponible ici)

In this paper, two important factors which affect the pedestrian outflow at a bottleneck significantly are studied in detail to analyze the effect of an obstacle set up in front of an exit. One is a conflict at an exit when pedestrians evacuate from a room. We use floor field model for simulating such behavior, which is a well-studied pedestrian model using cellular automata. The conflicts have been taken into account by the friction parameter. However, the friction parameter so far is a constant and does not depend on the number of the pedestrians conflicting at the same time. Thus, we have improved the friction parameter by the frictional function, which is a function of the number of the pedestrians involved in the conflict. Second, we have newly introduced the cost of turning of pedestrians at the exit. Since pedestrians have inertia, their walking speeds decrease when they turn, and the pedestrian outflow decreases. The validity of the extended model, which includes the frictional function and the turning function, is supported by the comparison of a mean field theory and real experiments. We have observed that the pedestrian flow increases when we put an obstacle in front of an exit in our real experiments for the first time. The analytical results clearly explains the mechanism of the effect of the obstacle, i.e., the obstacle blocks pedestrians moving to the exit and decreases the average number of pedestrians involved in the conflict. We have also found that an obstacle works more effectively when we shift it from the center since pedestrians go through the exit with less turning.

Un résumé français succinct et peu flatteur serait de dire que l’équipe s’est contentée de rajouter 2 variables à un modèle préexistant et de vérifier sa concordance avec ce qui est réellement observé.

Ils ont donc pu verifier une hausse de 4% du nombre de personnes évacués par secondes dans un cas, et une baisse de 0.7% dans l’autre cas !

C’est impressionnant. Quoique…

futur équipement de sécuritéL’observation a été réalisée sur un groupe de 50 femmes chargées d’évacuer.

Avec un taux non modifié de 2.8 femmes par secondes, elles ont évacué en 17.85 secondes. Avec l »obstacle et le taux a 2.92 il ne leur a donc plus fallu que …17.12secondes …Le groupe aurait donc gagné 0.7 secondes. Le poteau au milieu les a vu lui sortir en 17.99 secondes.

Outre que ce genre d’expérience soit de fait particulièrement difficile à reproduire:
-C’est le même groupe qui ressort chaque fois ?
-Si oui la fatigue est elle prise en compte,
-Sont elles prévenus de la configuration,
-Sont elles habillées et chaussées de façon réaliste ? (personnellement j’évacue moins bien en talons hauts …)
-Sont elles chargées de façon réaliste ? (si 50 femmes doivent évacuer, jsuis ptet sexiste mais imo elles ont des sacs et des cabas, si elles en ont pas c’est qu’elle simulent n’importe quelle foule et donc qu’il manque la prise en compte de la force/masse des hommes qui bousculeraient les femmes en fuyant la queue entre les jambes)
-Si non de quelle manière des groupes si restreints peuvent ils être semblables ?

En abrégé ces temps ne sont aucunement significatif de quoi que ce soit. Quand bien même ils le serait ce sont les différences constatées qui ne le sont pas. La seule chose que l’expérience aurait pu valider étant précisément l’absence de différences significatives.

De plus en cas d’évacuation une composante panique est à prendre en compte;
que peut bien faire un physicien japonais pour mener 50 femmes à fuir son bureau dans des conditions réalistes ???

Encore une preuve que les Stats disent … exactement ce qu’on veut leur faire dire

Sources :

Notes

[1] Décret no 92-333 du 31 mars 1992 modifiant le code du travail (deuxième partie: Décrets en Conseil d’Etat) et relatif aux dispositions concernant la sécurité et la santé applicables aux lieux de travail, que doivent observer les chefs d’établissements utilisateurs Art. R. 232-12-2. – Les établissements mentionnés à l’article R. 232-12 doivent posséder des dégagements (portes, couloirs, circulations, escaliers, rampes) répartis de manière à permettre une évacuation rapide de tous les occupants dans des conditions de sécurité maximale. Ces dégagements doivent être toujours libres. Aucun objet, marchandise ou matériel ne doit faire obstacle à la circulation des personnes ou réduire la largeur des dégagements au-dessous des minima fixés ci-après.

Bonne fête les femmes !

Dimanche 8 mars 2009

Aujourd’hui 8 mars, comme toutes les maladies graves, comme tous les peuples opprimés, les femmes ont eu leur journée.
femme-egale.jpg (attention ce qui suit n’est pas politiquement correct)

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