Archive pour le mot-clef ‘Dépression’

Déterminisme sexuel ?

Mardi 22 juin 2010

Comme tout le monde j’apprécie particulièrement ce qui me permet de me croire un peu moins « déterminé » que les autres. Ce qui éloigne le spectre tutélaire de la destinée.

Aujourd’hui j’avoue que cette sensibilité exacerbée qui me pousse à aimer l’idée que je ne suis moi même que par moi même m’aurait fait détester être une femme. Car aujourd’hui, encore une fois, on leur met sous le nez que les réactions qu’elles ont, ce qu’elles ressentent, ne leur appartient pas.

Petit tour d’horizon :

Le cerveau des femmes leur fait se voir 60% plus grosses

L’image mentale qu’elles ont d’elles memes est tres fortement altérée. Après leur avoir demandé de mettre leur main sur une surface, on leur a demander de marquer quelques points importants. Il en résultent que la distance pouce-indexe est majorée de 70% et que la longueur des doigts est minorée d’environ 30%.

Largeur majorée, longueur minorée, il semble très facile de se prendre ainsi pour une petite boule quand le cerveau y aide autant. En fait d’après les chercheurs ce pourraient être les même phénomènes qui seraient a l’œuvre dans les pathologie de type anorexie.

Des comparaisons photographique ont montré que l’œil était parfaitement capable de reconnaitre un modèle de même taille, mais le cerveau reste le plus fort et parvient tout de même a imposer son « image » corporelle à l’ensemble de la conscience.

Les femmes sont plus sujettes au stress et à la dépression

Et oui, et jusqu’à présent on ne savait pas pourquoi.

J’écris cela tout en sachant que d’ici quelques années il faudra surement faire un article sur les stress  et dépressions masculines que la société niait, ou quelque chose d’approchant…Mais en attendant c’est la femme qui est plus touchée.

Beaucoup avaient cherché la raison, elle est désormais connue, c’est parce que la femme est plus sensible à la corticolibérine. Et pas qu’un peu, à en croire l’article non seulement la femme est plus sensible à des faibles doses de cette neurohormone mais en plus elle est moins capable de gérer les hautes doses.

Cela revient scientifiquement parlant à dire qu’elles ont plus mal au pieds parce qu’on leur marche plus souvent sur les orteils. Ça n’explique rien et se contente de déplacer la cause. On en sait finalement autant en se contentant de dire que l’on a observé chez des rates de laboratoire soumises a un test de stress que leurs neurones étaient plus sensible à cette hormones quand dans le même temps les mâles se désensibilisaient pour s’adapter à ce stress…

Tout le monde sait que la femme et la rate ont des métabolismes étonnement similaires…non ?

Les femmes réagissent à leur environnement

Cocorico ! Non ? Si !

Une étude menée par des psychologues français et publiée dans le très sérieux journal de référence psy1 Psychology of Music montre que les femmes réagissent à la musique2 et que leur comportement est très fortement influencé par ce qu’elles ont entendu.

Le mode opératoire se suffisant à lui même pour se moquer gentillement, je vous en fais part.

87 femmes volontaires de 18 à 20 ans  vont patienter tour à tour dans une pièce pendant 5 minutes avant de participer individuellement à ce qu’elles croient être une enquête de consommation sur des biscuits menée par un homme d’une vingtaine d’année.

A la fin de cette enquête prétexte, l’homme utilisera toujours le même pitch pour tenter d’obtenir le numéro de la demoiselle, les statistiques précises données par l’article montrent la taille des groupes et les résultats obtenus 27.9% (12/43) et 52.2% (23/44) ont respectivement accepté de donner un numéro de téléphone.

Quelle est la différence significative entre les groupes ? la situation personnelle ? l’orientation sexuelle ? le niveau d’étude ? Peut etre, de toute façon etre statistiquement significatif avec 87 personnes est illusoire. Mais la difference qu’ont retenu les chercheurs est la musique entendue par ces femmes lors de leur attente. Le groupe ayant le plus donné son numéro est celui qui avait écouté une chanson romantique, l’autre n’ayant eu droit qu’à une chanson « neutre »

Juste pour rire, les chansons étaient: Je L’aime à Mourir de  Francis Cabrel, et L’heure du Thé de Vincent Delerm3

  1. Je pense que l’ironie se suffit à elle même mais je préfère mettre une note pour être sur []
  2. comme les plantes vertes donc ? []
  3. la romantique c’est la première hein []

La dépression des internet addicts

Vendredi 5 février 2010

Cause principale mais sous estimée de dépression du geek

Attention, veuillez éteindre vos ordinateurs et reprendre une activité normale.

Depuis quelques jours une news scientifique est reprise de manière généraliste.  Comme toujours c’est un festival d’approximation et oserais-je dire de désinformation.

Nous avons déjà connu la violence à la télé comme cause et influence probable de violences réelles. Depuis quelques années, ce sont les jeux vidéos qui sont à cette place d’accusé1.

Une nouvelle étude statistique vient donc en rajouter une couche sur le danger social d’internet, ce bien connu repère de nazi pédophiles mafieux pornographes !2

Il semble désormais que, si l’on en croit certaines généralisations très opportunes, le net conduise à la dépression.

Une étude statistiquement probante ?

C’est très simple, vous recrutez un panel sur internet3 grâce à des pubs sur des sites de socialisation (oui donc là déjà le panel c’est un groupe de jeunes passant du temps sur les sites de socialisation, ayant vu la pub et ayant l’envie de répondre à l’étude).

Vous demandez a votre groupe de préciser ses habitudes en matière de consommation de net4 et vous faites des stats, et vous vous apercevrez de la même chose que ces chercheurs.

Pour commencer les « accro au net » passent proportionnellement plus de temps que les autres sur les sites de q, sur les réseaux sociaux et sur les jeux en ligne.  On se doutait bien que pour être qualifier d’accro il fallait y passer plus de temps, mais on pourrait tout aussi bien y voir que les non-accro ne se servent d’internet que dans un but informationnel de recherche/transmission de données.

Il apparait en fait que ces jeunes internet addicts présentent des signes de dépression. Ok c’est possible, après tout leur vie réelle est suffisamment triste5 pour qu’ils cherchent du réconfort sur le net alors c’est normal qu’ils dépriment, surtout si un chercheur leur met ça dans la figure.

La preuve est là où on la cherche

La preuve est flagrante tout de même: ces jeunes d’une moyenne d’age de 18.3 ans (la moyenne d’age sur toute l’étude est de 21 ans) sont plus déprimés qu’un autre groupe de jeune témoin non accros. Pour la validité de la preuve, le groupe témoin a la même proportion hommes/femmes et la même moyenne d’age6.

Catégorie sociale ? Relation ? Études ? Situation financière ? Cadre de vie ? Ne cherchez pas ça n’a pas été pris en compte. Déduisez en que ça n’a objectivement aucune incidence sur la dépression ou  qu’on fait ce que l’on peut avec des groupes de 18 personnes …

Oui c’est le détail qui tue : les accros du net sont plus déprimés que les autres car sur 1300 personnes volontaires pour répondre il a été trouvé 18 « accros au net » (13 hommes et 5 femmes) et qu’ils étaient -en moyenne- plus déprimés que 13 autres hommes et 5 autres femmes ayant la même moyenne d’age.

Il en faut peu parfois pour établir des « vérités » …

  1. et l’on sent bien que la télé donne la place avec une joie non feinte []
  2. je n’ai pas acheté le caractère typographique du sarcasme mais vous pouvez aisément, et sans trahir l’idée du texte, faire comme si vous en aviez vu un []
  3. ouch y’a pas à chercher loin pour biaiser []
  4. on rappelle que chacun a vu la pub et a envie de se faire sonder []
  5. je m’en serai voulu de ne pas mettre moi aussi un poncif facile sur internet []
  6. vous êtes convaincu j’espère maintenant ? []