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Contingence des menus de fetes

Vendredi 18 décembre 2009

cafe.jpgLes fêtes approchent. Comme chaque année. Il faudra bientôt célébrer le petit Jésus en pensant au gros barbu … ou l’inverse, j’ai jamais bien compris.

Une chose est sure, c’est que bientôt, qu’on le veuille ou non, il faudra manger. impossible d’y échapper. Et l’on finira par s’extasier sur les plats car au final, peut être est-ce atmosphère ou la compagnie mais c’est toujours bon, quand bien même une rasade d’alcool est nécessaire pour faire passer le goût de certaines tentatives culinairement élaborées.

Mais pour certains cette période de l’année est plus propice que d’autres a la méditation. Personnellement depuis début décembre déjà je ne peux me sortir ce thème de la tête. La lancinante question. J’ai pourtant fait quelques études mais aucune matière n’a jamais daigné aborder le thème. Philosophies, histoires, sciences sont toutes restées muettes.

Je ne crois pourtant pas être le seul à me poser ces questions. Je ne pense pas être le seul que ça travail à l’approche des fêtes et pourtant je n’ai jamais vu aucune réponse. Comment ça vient à l’idée de quelqu’un de gaver une oie pour ensuite lui manger le foie ?

Pas que j’éprouve une grande compassion pour ces animaux qui sont, malgré ce qu’on en dit, certainement bien mieux traités que le poulet de base qui va faire les nuggets du reste de l’année. Simplement je me demande comment ce genre d’idée peut germer dans la tête d’un être humain. Mais il n’y a pas que ça. Toute l’histoire de la bouffe est pétrie de ces problématiques.

Sérieusement

Manger des animaux, soit. Des plantes, oui, pourquoi pas. Des poissons, ce sont des animaux dans la mer, croquons y’a pas de raison. (et je vais même jusqu’à inclure les insectes et autres curiosités) Mais il y a des choses que même la plus grande imagination peine à expliquer. Prenons quelques exemples.

Il parait évident que la découverte du vin ou du fromage doit tout à la concomitance d’un paysan oublieux de ses stocks et d’un local adéquat. Le beurre est plus que certainement le produit du déménagement (plutôt peu délicat) de lait. La viande cuite a pu être trouvée par accident dans la nature, après tout une carcasse brulée reste une carcasse. Les épices proviennent surement aussi de l’observation assez avisée que certaines baies ont des gouts très prononcés. Soit. Acceptons cela comme des faits.

Il reste quelques problèmes :

Le sel:
J’imagine mal comment on peut le trouver par hasard. A moins d’envisager un fou spécialement attiré par le léchage de caillou et qui aurait fait une balade en bord de marais salant.

Le safran:
Il en faut quand même un petit peu pour que ça ait du gout, et la récolte de ce petit peu implique de grandes quantité de fleurs (150 fleur pour 1gramme de safran)

Le sucre:
Toutes les méthodes se vallent dans l’absolu, bien que la betterave ait un net avantage.

Plus fort encore le café :
Ramasser les fruits d’un arbre je veux bien comprendre. Par contre, ne garder que la graine, la brûler, la réduire en poudre et faire passer de l’eau chaude dans cette poudre pour ensuite la boire semble relever de la psychiatrie.

Une pensée aussi pour le gars qui, pendant que ses amis cuisaient de la terre pour en faire des poteries, s’est décidé à tenter de brûler du minerai, c’est peut être bien à lui (ou eux) que nous devons notre civilisation.

Toute notre alimentation semble être le produit du hasard.

Plus qu’à Jésus ou à Coca-cola, ce que vous mangerez pour Noël, comme tout le reste de l’année sera vraisemblablement dû à l’héritage de quelques fous, qui en leur temps, ont léché des cailloux, châtré des fleurs, oublié leurs récoltes… et que tout le monde a oublié

Passez de bonnes Fêtes de fin d’années !