Archive pour la catégorie ‘Digressions’

L’eau sèche

Lundi 6 septembre 2010

Revoilà septembre, comme chaque année en fait. Peu de surprise de ce coté là.

Je me disais qu’après une si longue interruption, il faudrait quelque chose d’énorme pour reprendre ce blog. Quelque chose sur lequel poser un article sans trop regarder en arrière. Qui me permette de passer sous silence mon addiction un peu trop chronophage pour Pratchett (Les Annales Du Disque Monde), pour Neil Gaiman (American Gods) ou pour leurs collaborations trop courtes (De Bons Présages).

Et arriva ce que personne n’osait plus espérer.

Non, une équipe de généticiens n’a pas implanté de gène de tigre dent-de-sabre dans une poule commune. Pas plus que dans une poule moins commune. Ce serait d’un commun…

Bien mieux que cela, le Docteur Carter de l’université de Liverpool publie ses recherches sur le stockage de gaz dans … ben … de l’eau sèche…

A bien y regarder donc, la fameuse blague est devenue vraie, les scientifiques ont fini par inventer l’eau en poudre !

De l'eau en poudre

De l'eau en poudre

Le but n’étant pas de la réhydrater comme nous pourrions le croire si nous voulions nous moquer mais au contraire d’y dissoudre d’autres composés. Cette eau sèche n’est de toute façon pas « déshydratée » mais juste « entourée » d’une pellicule de silice, un peu comme un grumeau inversé.

En effet, il s’avère que l’eau en poudre est par exemple un excellent solvant pour le dioxyde de carbone ou le méthane. Des applications pratiques en tant que piège à CO2 ou transport de gaz dangereux sont envisagées.

Par ailleurs, il semble que cette eau puisse être utilisée de manière très efficace en tant que catalyseur pour des réactions hétérogènes (entre des liquides et des gaz).

Au final c’est bien moins drôle et moins bête que ce que l’on imagine tous depuis notre première rencontre avec une boite de lait en poudre.

C’est décevant quand la science transforme l’imaginaire absurde en concret utile.

Sources:

Déterminisme sexuel ?

Mardi 22 juin 2010

Comme tout le monde j’apprécie particulièrement ce qui me permet de me croire un peu moins « déterminé » que les autres. Ce qui éloigne le spectre tutélaire de la destinée.

Aujourd’hui j’avoue que cette sensibilité exacerbée qui me pousse à aimer l’idée que je ne suis moi même que par moi même m’aurait fait détester être une femme. Car aujourd’hui, encore une fois, on leur met sous le nez que les réactions qu’elles ont, ce qu’elles ressentent, ne leur appartient pas.

Petit tour d’horizon :

Le cerveau des femmes leur fait se voir 60% plus grosses

L’image mentale qu’elles ont d’elles memes est tres fortement altérée. Après leur avoir demandé de mettre leur main sur une surface, on leur a demander de marquer quelques points importants. Il en résultent que la distance pouce-indexe est majorée de 70% et que la longueur des doigts est minorée d’environ 30%.

Largeur majorée, longueur minorée, il semble très facile de se prendre ainsi pour une petite boule quand le cerveau y aide autant. En fait d’après les chercheurs ce pourraient être les même phénomènes qui seraient a l’œuvre dans les pathologie de type anorexie.

Des comparaisons photographique ont montré que l’œil était parfaitement capable de reconnaitre un modèle de même taille, mais le cerveau reste le plus fort et parvient tout de même a imposer son « image » corporelle à l’ensemble de la conscience.

Les femmes sont plus sujettes au stress et à la dépression

Et oui, et jusqu’à présent on ne savait pas pourquoi.

J’écris cela tout en sachant que d’ici quelques années il faudra surement faire un article sur les stress  et dépressions masculines que la société niait, ou quelque chose d’approchant…Mais en attendant c’est la femme qui est plus touchée.

Beaucoup avaient cherché la raison, elle est désormais connue, c’est parce que la femme est plus sensible à la corticolibérine. Et pas qu’un peu, à en croire l’article non seulement la femme est plus sensible à des faibles doses de cette neurohormone mais en plus elle est moins capable de gérer les hautes doses.

Cela revient scientifiquement parlant à dire qu’elles ont plus mal au pieds parce qu’on leur marche plus souvent sur les orteils. Ça n’explique rien et se contente de déplacer la cause. On en sait finalement autant en se contentant de dire que l’on a observé chez des rates de laboratoire soumises a un test de stress que leurs neurones étaient plus sensible à cette hormones quand dans le même temps les mâles se désensibilisaient pour s’adapter à ce stress…

Tout le monde sait que la femme et la rate ont des métabolismes étonnement similaires…non ?

Les femmes réagissent à leur environnement

Cocorico ! Non ? Si !

Une étude menée par des psychologues français et publiée dans le très sérieux journal de référence psy1 Psychology of Music montre que les femmes réagissent à la musique2 et que leur comportement est très fortement influencé par ce qu’elles ont entendu.

Le mode opératoire se suffisant à lui même pour se moquer gentillement, je vous en fais part.

87 femmes volontaires de 18 à 20 ans  vont patienter tour à tour dans une pièce pendant 5 minutes avant de participer individuellement à ce qu’elles croient être une enquête de consommation sur des biscuits menée par un homme d’une vingtaine d’année.

A la fin de cette enquête prétexte, l’homme utilisera toujours le même pitch pour tenter d’obtenir le numéro de la demoiselle, les statistiques précises données par l’article montrent la taille des groupes et les résultats obtenus 27.9% (12/43) et 52.2% (23/44) ont respectivement accepté de donner un numéro de téléphone.

Quelle est la différence significative entre les groupes ? la situation personnelle ? l’orientation sexuelle ? le niveau d’étude ? Peut etre, de toute façon etre statistiquement significatif avec 87 personnes est illusoire. Mais la difference qu’ont retenu les chercheurs est la musique entendue par ces femmes lors de leur attente. Le groupe ayant le plus donné son numéro est celui qui avait écouté une chanson romantique, l’autre n’ayant eu droit qu’à une chanson « neutre »

Juste pour rire, les chansons étaient: Je L’aime à Mourir de  Francis Cabrel, et L’heure du Thé de Vincent Delerm3

  1. Je pense que l’ironie se suffit à elle même mais je préfère mettre une note pour être sur []
  2. comme les plantes vertes donc ? []
  3. la romantique c’est la première hein []

Dérisoire

Lundi 21 juin 2010

Oula, ça faisait un bail que je n’avais rien posté…

Comment me justifier … Ik heb geen tijd ! Ik leer nederlands om een werk te vinden. Dat is moelijk…

Et de toute façon, vu la triste nouvelle qui vient de tomber sur le monde, poster ici semble bien dérisoire. Non, je ne parle évidemment pas de foot, sinon j’aurais titré « Lol », je parle de la fin du monde qui arrive .

Frank Fenner, qui n’est pas la moitié d’un imbécile et a notamment contribué à éradiquer la variole,  nous donne jusqu’à la fin du siècle pour nous éteindre. Selon lui, réchauffement climatique et croissance de la population mèneront l’humanité à sa perte. En fait, d’après lui, nous sommes déjà perdu et tout ce que nous pourrons entreprendre ne peut que nous gagner un peu de temps avant l’inévitable

Nicholas Boyle de l’université de Cambridge a pour sa part calculé que l’apocalypse, n’aura lieu ni en 2011 ni en 2012, contrairement à ce que les scientifique d’hollywood prédisaient mais en  2014. Pour ceux que ça intéresse, ses calculs ne précisent pas si l’évènement aura lieu avant ou après la coupe du monde1 Ce sera la clé pour savoir si les derniers jours de l’humanité se feront dans la paix et la prospérité ou dans la violence et la pauvreté…

Si cela se vérifie, l’anthropocene aura signé l’apogée et la fin de l’humanité.

Raison de plus pour rire de tout avant de devoir pleurer.

Sources :

  1. Espérons que ce soit avant… []

Mémé préfère les filles

Lundi 3 mai 2010

La génétique c’est beau.

Et surtout ça répond à plein de question que l’on ne se posait pas. Avec des réponses que l’on imagine pas.

Je n’ai pas osé parler il y a deux semaines de la peur innée des femmes de grossir tellement ça m’a paru con et sans recul. A moins que ce ne soit une peur innée subitement apparue il y a vingt ans.Car j’ai beau chercher dans mes livres d’histoire j’n'ai jamais trouvé un seul texte parlant de « mince et belle » et surtout je doute que la peur de grossir ait une quelconque influence sur quoi que ce soit quand la peur de manquer domine… Bref bon là j’exagère, cette peur là est environnementale et induite par les messages publicitaire (oui en contradiction donc avec le titre de l’article) mais tout de même …

Et bien aujourd’hui c’est une nouvelle étude qui vient expliquer le monde aux braves gens du peuple.

Ainsi donc, je le précise au cas où votre parenté ne vous aurait pas permis de le remarquer durant votre jeunesse, les grands-parents ont des préférences. Quel est l’imbécile bien pensant qui a dit que tous les petits enfants étaient appréciés de la même manière ? Pendez le !

Je vous laisse essayer de deviner les moteurs de leur preférence ?Je vous aide un peu :

  • -Turbulence: vous aimeriez hein ? ça aurait pu. Mais non courir partout et renverser le déambulateur à tout bout de champ n’est pas un critère.
  • -Visite: ne cherchez pas, visiblement visiter mémé à l’hospice ou l’aider à fermer ses confitures n’est pas non plus un critère …
  • -Ressemblance : Même pas !

Un indice : les grand-mères paternelles auraient une préférence marquée  pour les petites filles.

  • -L’alternance ? Après avoir déjà vu grandir un fils, une petite fille éveillerait leur curiosité ? que nenni.

Beaucoup plus prosaïquement : les grands parents sont plus proches des petits enfants avec lesquels ils partagent le plus de chromosome.

Et par l’intermédiaire du chromosome X, les grands mères paternelles ont plus de gènes en commun avec leurs petites filles.

Ce qui expliquerait aussi suivant l’article du telegraph que les grand parent paternel soient de toute façon moins investis que les maternels (car ne pouvant être sur de la lignée) et que quoi qu’il arrive, un grand père le soit moins qu’une grand mère.

C’est positivement ravissant. Je ne pensais pas les grands parents capables de compter les chromosomes. Et je ne pense pas qu’une quelconque grand mère, où que ce soit, ait un jour fait ce calcul.

Source:

Bonne conscience

Mercredi 21 avril 2010

Aucune explication n’est fournie, avancée, ou même supposée du bout de la plume.

Mais la « blogosphere » commence à se théoriser imperceptiblement.

Ainsi, une étude anglaise relayée par le Time of India (ses pages « Life » vous feront comprendre à quels point le journalisme en France et en Belgique est sérieux).

Les chercheurs ont en effet analysé les posts de 75 blogueurs (je ne dis rien sur le panel … c’est déjà bien, en France quand on regarde la blogosphère on arrête bien avant cette maigre représentativité). Ces blogueurs publiaient tous sur livejournal.com (c’était d »ailleurs un des critères de sélection).

Ils en sont arrivés à la conclusion que seule la quantité de publication comptait pour accroitre sa popularité. Le ton, le vocabulaire, et toutes ces choses tellement annexes qui peuvent nous mener à apprécier un écriture particulière ou non, n’entrent pas dans l’équation.

On attendra une étude similaire sur les blogs du Nouvelobs ou de la libre belgique :p pour généraliser.

Et après, s’il nous reste un peu de mauvaise foi, on tentera même de regarder si le nombre de billets est un critère universel ou seulement adapté à une tranche d’age. On pourra même vérifier s’il n’y aurait pas une corrélation avec le fait que la page d’accueil liste les nouveautés.

Ce n’est pas demain la veille qu’une étude sérieuse sera faite sur la façon d’utiliser l’outil net. C’en est désolant.

Je me permet de râler, ça ne vous gène pas ? Non c’est sûr… seul le rythme compte. Au final je ne sais pas si j’en suis plus outré en tant que blogueur ou que lecteur …

Source :

Des expériences à faire chez vous

Jeudi 15 avril 2010

J’ai déjà parlé de pas mal d’études inutiles, mais j’avoue être encore et toujours surpris des sujets d’études que les scientifiques parviennent à trouver, et qui sont ensuite validés, pour lesquels des financements sont réunis, une étude engagée, un article rédigé, soumis et accepté.

Tout cela alors que certaines études pourraient avantageusement être réalisées à la maison !

Exemple 1: Jalousie aveuglante (aka : le test des 1000 baffes)

Il est déjà prouvé que l’être humain est très difficilement multifocale; il ne peut en générale, se concentrer de manière consciente sur plusieurs choses à la fois. Nous n’aurions, pour faire une comparaison geek douteuse, qu’une seule instance de conscience.

Dès lors que ceci est d’ors et déjà validé, l’intérêt de l’expérience suivante est, en y réfléchissant bien, très relatif.

Des images sont montrées à un couple sur des ordinateurs voisins. Les femmes ont pour mission de repérer les photos spécifiques de paysages parmi d’autres images. L’homme est censé les noter pour leur attractivité. Tout se passe bien, jusqu’à ce que l’on annonce que désormais l’homme jugera des photos de femme suivant leur attractivité, pendant que sa compagne doit continuer de se concentrer sur la colline, la forêt et les petits oiseaux qui font cui-cui.

Attention, si vous êtes debout: assoyez vous ! La phrase qui suit va vous étonner : à partir de là, les femmes furent nettement moins concentrées sur leurs paysages et oublièrent même d’en remarquer quelques uns.

Pour les scientifiques, qui avaient donc bien fait de se lever ce jour là, ne serait-ce que pour faire semblant que leur présence était requise, il s’agit d’un « aveuglement induit par l’émotion ». Le reste de l’humanité connaissait déjà cela sous le vocable de « Mais qu’est ce qu’il leur trouve ce con. S’il reste une demi-seconde de trop sur cette image il vérifiera le confort du canapé », le reste de l’humanité remerciera donc la science d’avoir trouvé un synonyme nettement plus court.

Cette expérience aurait très bien pu1 être réalisée à la maison.

D’ailleurs vous l’avez probablement déjà faite sans même vous en apercevoir, tels des Jourdains scientifiques.

Prenez une femme —c’est plus probant si c’est la votre—2, montrez lui une photo d’un sex symbole quelconque3, et faites lui remarquer dans cet ordre

  • qu’elle a une anatomie formidablement attirante.
  • que vous aimeriez son avis sur le réchauffement climatique et son influence sur la montée des os à moelle dans le pot au feu
  • qu’il faudrait changer les rideaux

La science est formelle, elle lèvera alors les yeux de la photo en faisant un « hein ? » lourd de menace.

Si vous n’avez aucune photo de sex symbole, ce qui peut arriver si vous êtes particulièrement bien lotis à la maison4, un autre protocole est possible. Installez vous confortablement devant un film et quand le climax arrive, au comble de la tension dramatique, énoncez à voix haute « wouha qu’est ce qu’elle est mignonne, je passerai bien le week-end avec si tu as envie d’aller voir ta famille ». Vous pourrez vérifier après: à partir de là, elle n’aura plus suivi l’intrigue et ne sera capable de répondre à toute question y afférant que par un triste haussement d’épaule suivi d’un soupir.

Exemple 2: La vache qui dort

Une étude à paraitre dans « Applied Animal Behaviour » s’est intéressée aux vaches et plus spécifiquement au fait de savoir si l’on pouvait se fier au fait qu’elles soient couchées ou debout pour détecter une modification de leur état de santé, dans le noble but avoué de permettre une meilleure prise en charge d’un éventuel problème par un éleveur5

L’étude est plutôt simple, voir même simpliste. Après avoir validé par vidéo le fait que le capteur détectait si une vache était debout ou couchée, l’équipe s’attache à savoir si le couchage ou le relevage des vaches suit une quelconque loi de probabilité.

Donc assez classiquement, elle se concentre sur les successions de période couchée ou debout en partant de 2 hypothèses :

  • Plus une vache reste debout plus la probabilité qu’elle se couche augmente.
  • Plus une vache reste couchée plus la probabilité qu’elle se lève augmente.

Étonnement seule la seconde assertion est vraie. La durée pendant laquelle une vache reste debout ne suivant elle pas de règle. On en conclut donc que la position de confort de la vache est la position debout.

Our second hypothesis was, therefore, refuted because cows were not more likely to lie down the longer they had been standing.

Cette expérience est aussi faisable chez soi, point n’est besoin d’avoir de vache. Un adolescent ou un chat peuvent faire l’affaire à condition de se souvenir que contrairement à la vache, leur position de confort est respectivement « avachi » et « posé là ».

Nota-benêt : j’envisageais de mettre la même image pour illustrer les 2 expériences, mais ayant suffisamment chaud aux joues, je m’abstiendrais de ce genre de recherche. :p

Sources :

  1. et de manière très économique en ces périodes difficiles []
  2. l’universalité serait de dire « prenez votre moitié » []
  3. et probablement vulgaire, mais ce n’est pas le sujet []
  4. comme moi []
  5. l’hypothèse sous-jacente étant : on trouve un schéma statistique et dès que ça sort des clous faut t’inquiéter []

L’argent aide à supporter la douleur.

Mercredi 14 avril 2010

Bien entendu, pas en doses homéopathiques.

Non, pas d’ions Argent miraculeux, pas de composés argentique opiacé ou tétrahydro-carabiné, non l’argent, le flouze, le pez (pas le distributeur de bonbons), l’oseille.

On savait déjà que chaque billet est recouvert d’autant de drogue que les cacahouètes de bistrot le sont d’urine1, mais ce ne serait pourtant un effet ni de la l’une ni de l’autre.

L’estime de soi avait déjà montré son efficacité dans la résilience de l’individu face à la douleur. Il semble donc que la possession de somme d’argent soit a minima l’une des composantes de l’estime de soi. La valeur de l’individu ne serait-elle donc à ses yeux, que le reflet des valeurs qu’il possède ? Il y a là matière à refléxion pour nos sociétés.

Un protocole d’une extrême simplicité.

Une des choses agréables avec ces études sorties du chapeau, c’est que ça ne nécessite que peu d’appareillage, rien de bien compliqué. Comme un tour de magie ça parait limpide. Jugez un peu : un groupe de volontaire se voit demander de compter des billets par un groupe de scientifiques. Certains comptent de vrais billets et d’autres des coupons blancs. On leur dit que c’est pour tester leur habileté. Pour on leur demande de mettre la main dans un récipient d’eau très chaude pour voir « à quel point ils trouvent cela douloureux et quelle durée ils peuvent tenir ». J’ai l’esprit mal tourné mais je trouve de base le protocole foireux2 et étrange.

  • Pas de gants pour manipuler les billets, on ne peut donc pas exclure un effet de dermique de la cocaïne.
  • Rien les yeux bandés pour vérifier que c’était bien la certitude consciente de tenir les billets qui jouait.
  • Et puis surtout, de l’eau très chaude ? Je ne suis pas de l’Université du Minnesota qui a fait l’étude mais je m’interroge. Si l’eau est assez chaude pour produire une douleur qui finit par être insupportable, alors à quelques degrés près on passe de la sensation de chaleur intense à la brûlure grave: quelle température ? à quel moment cette température est-elle mesurée ? La conductivité thermique de l’eau étant ce qu’elle est3, qu’en est-il des mouvements de la main qui ont une importance capitale ?
  • Et dernier point, le billet induit une résistance, non une immunité, l’on peut donc en supposer que tous finissent par sortir la main de l’eau en hurlant « ah crévindiou mais vous n’avez point toute votre tête, c’est bougrement chaud, saperlipopette »4, la différence statistique entre les durées de ceux qui tiennent les billets et les autres est-elle vraiment significative ? Peut-elle même l’être ?

La douleur c’est compliqué, mais la science avance

Une chose est certaine, plus que de savoir si la fortune peut aider à supporter la douleur, il faudrait savoir à partir de quelle somme ? Où est la limite entre un « Aaarg donnez moi de la morphine ou achevez moi, j’en peux plus arrrrg grreuh » et un « Diantre ma Dame, je ne sens presque rien, si vous pouviez consentir à me chatouiller les tétons à la scie à bois, ce ne pourrait qu’embellir mon après-midi ».

Quoi qu’il en soit, le patient moyen peut déjà très facilement appréhender lui-même sa douleur. L’article précise en effet que les études précédentes ont défriché quelques pistes. Il semblerait ainsi que caresser un animal ou regarder une photo de l’être aimé ait une efficacité démontrée5.

Vivement que les retraits du distributeur soient remboursés par les mutuelles.

Source :

  1. je sais, c’est une discrimination intolérable envers les moins riches []
  2. si si c’est un terme scientifique, en tout les cas je milite pour []
  3. ce qui rend le froid humide plus difficilement supportable que le froid sec par exemple []
  4. ou quelque chose d’approchant []
  5. caressez l’être aimé en regardant la photo d’un animal risque de vous mener droit en psychiatrie []

Les gènes du racisme

Mardi 13 avril 2010

C’est une petite révolution qui, si elle est confirmée, risque de s’abattre sur les nationalismes de tous les pays.

En effet, le racisme, loin d’être, comme la plupart se plaisent à le croire, une expression d’une « intelligence » qui aurait perçu des « choses », ne serait en fait d’après les travaux de l’équipe de Meyer-Lindenberg de l’Institut Méditerranéen de Neuroscience Cognitive, que le résultat de quelques gènes du chromosome 7.

Le racisme est une peur sociale.

Les 26 gènes de ce chromosome 7, commandent justement à cette peur sociale. Les personnes chez qui ces gènes sont manquant ou altérés souffrent de ce qui est appelé le Syndrome de Williams. Leur pathologie (qui n’est pas que ça) les rendrait hypersociables. Plus que ça d’après les chercheurs, ce seraient les seuls à ne pas reproduire de stéréotypes raciaux, alors que même les autistes en feraient.

Au contraire, ils auraient tendance à considérer tout le monde comme leurs amis.

Tous les racismes ?

Là où l’histoire devient intéressante c’est que ces malades, qui sont incapables de discriminations raciales, sont par contre tout à fait enclins aux discriminations sexuelles.

L’intérêt de ce genre d’étude est évident dans la mesure où l’on ne peut combattre efficacement que ce que l’on connait correctement. En cela, avoir une approche réaliste des mécanismes qui sous tendent le racisme est précieux. Il est en effet illusoire d’espérer comprendre ce phénomène en discutant avec des personnes qui le théorisent et l’intellectualisent comme le résultat d’une pensée cohérente et consciente. Cette étude prouve que ce n’est absolument pas le cas.

Le racisme n’a rien de conscient, rien de cohérent, rien d’intellectualisable. Ce n’est que l’expression de quelques gène qui permettent de fabriquer une peur sociale.

Là où y’a de la gène…

Au delà de l’aspect scientifique proprement dit, on peut sarcasmer un peu:

  • Le stéréotype est quelque chose que notre cerveau tend à produire naturellement. Le dépasser demande donc pour qui un effort, pour qui une éducation.
  • Les racistes sont des victimes et des malades. Il ne faut pas leur en vouloir mais au contraire leur montrer de la compassion.
  • Les gosses incapables de racisme sont toujours capables de sexisme, faut quand même pas tout mélanger, que les hommes soient égaux entre eux ok mais avec la femme…

Il va être intéressant de suivre désormais les tenants du darwinisme ou du dessein intelligent nous expliquer en quoi, ce gène a pu favoriser leurs porteurs et en quoi le racisme a pu être un avantage à une quelconque époque, l’état de la science ne permettant que depuis peu à des peuplades dissemblables de se côtoyer.

Sources:

Empreinte empruntée

Lundi 12 avril 2010

L’inconvénient des fêtes religieuses, outre que je ne me souviens jamais à quoi elles correspondent1 c’est qu’elles font réfléchir.

Je suppose que la plupart des gens réfléchissent au fait religieux, à la course du monde, à leur karma, et pour Pâques, à comment cuire ce foutu gigot2 dans le minuscule four qui tient lieu de foyer aux superstitions culinaires des familles.

Moi, je sais c’est con, je pense surtout que c’est la preuve indiscutable de la trace qu’à laissé un type vlà 2000 ans (si l’on prends Pâques). C’est la manifestation concrète et contemporaine d’une vie passée depuis bien longtemps. Alors que l’on peine même à savoir qui était nos ancêtres avant nos grands parents, voilà que l’on se souvient d’un autre qui nous est finalement3 étranger.

C’est quand même quelques chose de fonder un petit groupe, de passer son temps à causer en transformant de l’eau en vin4 et d’être reconnu pour ça 2000 ans plus tard.

Bref, je m’interroge sur l’empreinte que l’on laisse au monde.

L’homme moyen a un pied de 261mm par 99mm; tout au moins en Belgique

Considérant que l’homme moyen a une tendance notoire à les mettre dans le plat, et que le plat est rectangulaire pour empêcher qu’il tourne correctement dans le four que nous aurons préalablement soulagé du gigot précédemment mentionné, nous ferons l’hypothèse saugrenue mais nécessaire, que l’homme a un pied rectangulaire.

Considérant que l’homme marche avec des baskets parce que c’est plus confortable, et que l’on est toujours en Belgique5, alors le pied de l’homme s’élargit un peu pour atteindre pile poil les 100mm qui faciliteront les calculs suivants et simplifieront donc, de manière corrélative à la facilitation des calculs, la rédaction de ce billet, qui pour être totalement inutile, n’en est pas moins sérieux.

Un site canadien rapporte que l’activité d’un homme doit lui faire faire environ 10000 pas par jour.

On en conclut assez aisément que l’homme fait 10000 pas représentant chacun 261 cm² soit une empreinte globale de 261m² par jour, à peine plus de 16m par 16. A un rythme de 6 fois par semaine (je compte les weekends comme des demies journées), 52 semaines par an, c’est du 81 432m² par an, un carré d’à peine plus de 285m. Et seulement 5.7km² pour une vie de 70 ans à marcher comme cela. Une broutille face aux 150 Millions de km² de terres émergées.

Il faut vivre vieux ou courir beaucoup pour laisser une empreinte distincte sur terre, et rien ne dit qu’elle sera qualitative.

Je suppose que s’arrêter pour réfléchir et se demander si ça en vaut la peine, c’est déjà perdre trop de temps…

Ça expliquerait bien des choses6

  1. Noel on le sait tous c’est la fête du Coca, mais le reste ? … []
  2. j’ai appris récemment qu’il ne fallait pas manger le lapin de Pâques car ça l’empêche de distribuer ses œufs … soit []
  3. et quoi qu’en dise les chaffouins []
  4. j’ai toujours eu la faiblesse de croire que c’était en fait une métaphore discrète pour signifier qu’ils n’avait pas besoin d’alcool pour … heu…voir des choses. []
  5. c’est plus classe avec le survêtement []
  6. La « performance » d’un intervenant journaliste au C dans l’air du Lundi de Paques sur le vin et la fin—enfin ! — de la ferme célébrité par exemple []

Aspirateur

Jeudi 8 avril 2010

Il y a des choses qu’on imagine pas. Il y a des choses qu’on ne veut pas savoir. Il y a des choses qui, lorsqu’elles entrent dans notre champ de conscience, font vaciller le tissu de la réalité autours d’elles.

Plus que ça il y a des choses dont on ne veut imaginer la vérité.

Et pourtant…

Pouvez vous imaginer, voulez vous vous représenter, avez vous simplement envie de concevoir ce qu’implique l’étude de Dana Dawson ?

Dana Dawson est psychologue spécialiste de la personnalité. Elle a réalisé une étude financée par la « Dirt Devil vacuum cleaner company ». Au terme de cette étude, Mme Dawson est arrivée à la conclusion que la façon de passer l’aspirateur est révélatrice de notre comportement non seulement relatif à la propreté de notre demeure mais que cette façon est également liée à notre comportement entre les draps.

Et bien entendu, avec toutes les nuances dont la psychologie est capable lorsqu’elle se fait le jouet du marketing, Mme Dawson en extrait 5 comportements sexuels liés à 5 façons de passer l’aspirateur.

  1. Rapide, qui passe l’aspirateur à toute vitesse sans s’occuper de ce qu’il y a autour et en oubliant des coins. C’est un1 impatient, et un rapide, pas du genre à faire durer les préliminaires
  2. Méthodique, passe toujours l’aspirateur de la même façon. Il ne lui viendrait pas à l’idée de changer cette façon ou d’en essayer de nouvelles. Comportement fiable et prudent lié à une précaution entre les draps.
  3. Greffeur (?), l’aspirateur est une façon de déstresser physiquement. Il est tenace, laborieux et aime faire plaisir.
  4. Étourdi, passe sans regarder et sans faire attention. C’est un rêveur égocentrique qui peut sembler lointain.
  5. Manifestant, l’aspirateur sert d’exutoire à son mécontentement, et il cogne sans égard les meubles qui se trouvent sur son chemin. Sexuellement égoïstes, ils laissent leur partenaire faire le boulot.

5 Comportements types, ça parait peu pour classer l’humanité.

Mais si la science le dit.

Personnellement, maintenant, j’ai peur.

Vais-je pouvoir m’empêcher, la prochaine fois que je visiterai un proche, de regarder très indiscrètement si des taches de poussière persistent dans certains coins ?

Vais-je parvenir à faire abstraction des marques que je ne manquerai pas de remarquer sur les pieds de meubles et qui sont le symbole domestique manifeste et scientifique d’un comportement sexuel de type étoile de mer ?

Non sincèrement j’aurais préféré ne pas savoir, ne pas me douter que cela puisse être interprété. Ce qui se passe entre les draps, ou pas, ou ailleurs, y appartient.

Un cas non prévu

Merci à Pacotine pour l’illustration :)

Source :

  1. je masculinise le tout mais la version anglaise ne semblait pas sexuer l’étude []