L’argent aide à supporter la douleur.

Bien entendu, pas en doses homéopathiques.

Non, pas d’ions Argent miraculeux, pas de composés argentique opiacé ou tétrahydro-carabiné, non l’argent, le flouze, le pez (pas le distributeur de bonbons), l’oseille.

On savait déjà que chaque billet est recouvert d’autant de drogue que les cacahouètes de bistrot le sont d’urine1, mais ce ne serait pourtant un effet ni de la l’une ni de l’autre.

L’estime de soi avait déjà montré son efficacité dans la résilience de l’individu face à la douleur. Il semble donc que la possession de somme d’argent soit a minima l’une des composantes de l’estime de soi. La valeur de l’individu ne serait-elle donc à ses yeux, que le reflet des valeurs qu’il possède ? Il y a là matière à refléxion pour nos sociétés.

Un protocole d’une extrême simplicité.

Une des choses agréables avec ces études sorties du chapeau, c’est que ça ne nécessite que peu d’appareillage, rien de bien compliqué. Comme un tour de magie ça parait limpide. Jugez un peu : un groupe de volontaire se voit demander de compter des billets par un groupe de scientifiques. Certains comptent de vrais billets et d’autres des coupons blancs. On leur dit que c’est pour tester leur habileté. Pour on leur demande de mettre la main dans un récipient d’eau très chaude pour voir « à quel point ils trouvent cela douloureux et quelle durée ils peuvent tenir ». J’ai l’esprit mal tourné mais je trouve de base le protocole foireux2 et étrange.

  • Pas de gants pour manipuler les billets, on ne peut donc pas exclure un effet de dermique de la cocaïne.
  • Rien les yeux bandés pour vérifier que c’était bien la certitude consciente de tenir les billets qui jouait.
  • Et puis surtout, de l’eau très chaude ? Je ne suis pas de l’Université du Minnesota qui a fait l’étude mais je m’interroge. Si l’eau est assez chaude pour produire une douleur qui finit par être insupportable, alors à quelques degrés près on passe de la sensation de chaleur intense à la brûlure grave: quelle température ? à quel moment cette température est-elle mesurée ? La conductivité thermique de l’eau étant ce qu’elle est3, qu’en est-il des mouvements de la main qui ont une importance capitale ?
  • Et dernier point, le billet induit une résistance, non une immunité, l’on peut donc en supposer que tous finissent par sortir la main de l’eau en hurlant « ah crévindiou mais vous n’avez point toute votre tête, c’est bougrement chaud, saperlipopette »4, la différence statistique entre les durées de ceux qui tiennent les billets et les autres est-elle vraiment significative ? Peut-elle même l’être ?

La douleur c’est compliqué, mais la science avance

Une chose est certaine, plus que de savoir si la fortune peut aider à supporter la douleur, il faudrait savoir à partir de quelle somme ? Où est la limite entre un « Aaarg donnez moi de la morphine ou achevez moi, j’en peux plus arrrrg grreuh » et un « Diantre ma Dame, je ne sens presque rien, si vous pouviez consentir à me chatouiller les tétons à la scie à bois, ce ne pourrait qu’embellir mon après-midi ».

Quoi qu’il en soit, le patient moyen peut déjà très facilement appréhender lui-même sa douleur. L’article précise en effet que les études précédentes ont défriché quelques pistes. Il semblerait ainsi que caresser un animal ou regarder une photo de l’être aimé ait une efficacité démontrée5.

Vivement que les retraits du distributeur soient remboursés par les mutuelles.

Source :

  1. je sais, c’est une discrimination intolérable envers les moins riches []
  2. si si c’est un terme scientifique, en tout les cas je milite pour []
  3. ce qui rend le froid humide plus difficilement supportable que le froid sec par exemple []
  4. ou quelque chose d’approchant []
  5. caressez l’être aimé en regardant la photo d’un animal risque de vous mener droit en psychiatrie []
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7 commentaires sur “L’argent aide à supporter la douleur.”

  1. Pacotine dit :

    oh oui j’aime particulièrement la dernière phrase *_*

  2. lambertine dit :

    Des cures de désintox au pognon, ça existe ?

  3. Kara dit :

    Malheureusement l’addiction n’est curable qu’avec du sucre comme substitut, d’où il s’ensuit un régime : les privations alimentaires qu’il implique ne sont supportables que par les économies réalisées sur le budget repas …

    C’est un cercle vicieux…

  4. tykayn dit :

    j’ai bien SURKIFFEY le passage de la scie de bois.
    Cependant j’avais vu une autre étude faite avec des casques électrodisés pour mesurer la douleur:
    il était montré que
    1) des personnes se prenant des piqures au laser éprouvaient une certaine douleur.
    2) quand on leur demandait de compter les piqures ils éprouvaient moins de douleur, car le cerveau était occupé à compter.
    Compter amoindrit la douleur.

    C’était d’ailleurs assez amusant de voir que, pour mon pti frère qui s’est récemment fracturé le bras, on lui demandait d’évaluer sa douleur sur une échelle de 1 à 10, comme on le fait depuis toujours en fait.
    Donc WTF du reportage que j’ai vu qui mesurait la douleur ?
    Encore des études pleines de bon sens !

  5. Aurok dit :

    mouais mouais mouais

    [mode enculé de bas-étage]
    les juifs riches durant la seconde guerre ont pas moins souffert que les juifs moins riches !!
    [/mode enculé de bas-étage]

    Manque plus qu’une étude sur l’entretien physique du corps humain par un jogging tous les matins, en allant déposer à la banque, la recette des filles placée devant l’hotel et je pense que l’étude sera complète
    Car après avoir compté, il est de bon ton de dépenser :)

  6. tykayn dit :

    ça mérite un point godwin \o/

  7. Kara dit :

    t’inquiète pas Tk, si je ne le connaissais pas « en vrai » ça aurait été modéré. Mais si y’a un type qu’on peut pas accuser de véhiculer des stéréotypes, c’est bien Aurok.

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