La Science et l’Art : ennemis naturels, pas si sur

Quoi de plus éloigné de l’art que la science ?

A priori, rien. L’esprit humain s’accommode mal de la présence de la science dans l’art et l’art dans la science reste pour l’instant une hérésie.

Pourtant depuis longtemps les mathématiciens, physiciens et autres manipulateurs d’équations parlent des beautés de certaines théories, des angles de vue de certaines approches. Mais jusqu’à présent les seules productions de l’art scientifique restaient les fractales, transcendant les échelles pour offrir la même forme à toutes.

La société peine à autoriser la science comme moteur de l’art. Les puristes n’ont-ils pas critiqué vertement les tableaux peints par ordinateur ? Mais à l’autre extrémité des critiques similaires été faites aux peintures faites par des éléphants. Les biologistes n’étaient pas en reste avec ce genre de photographies où la science, par l’intermédiaire de la biologie fournissait des pixels et des formes simples

petri.jpgpetri.jpg

Peut être un tournant est-il aujourd’hui atteint par Eshel Ben-Jacob et ses collègues. Plusieurs approches sont à l’œuvre : laisser la nature faire la forme et la colorer ensuite ou choisir la forme et laisser la nature la colorer

J’avoue, je trouve cela beau, c’est le pourquoi de ce billet

Par ailleurs une approche encore plus jusqu’au boutiste se fait jour avec Hunter Cole


Her Own DNA – Living Drawings Created with Bioluminescent Bacteria with Protein Music- Hunter Cole

Certaines sont déjà aimée pour l’expression visuelle de leur adn … leur beauté … pourrons-nous demain être appréciés pour l’expression acoustique de cet adn ? Pourrons-nous être aimés pour notre « son » ?

En attendant que les physiologistes entrent dans la danse et que l’on sache faire apprécier un produit indépendamment de lui même[1]

Notes

[1] non la pub ne compte pas !

  • Share/Bookmark

Laisser une réponse