Archive pour décembre 2009

Alcool: hypothese, synthese et gueule de bois

Mercredi 30 décembre 2009

Paradoxe de notre temps.

Quand le bio, la morale, la médecine ET la gastronomie au sens le plus large se rencontrent, ça fuse, ça pétille, et les idées pour être nombreuses n’en sont pas moins légèrement déconnectées du bon sens commun qui transforme le pilier de bistrot en un puits de sagesse bien plus au fait du monde que le scientifique.

La double tendance, est à la fois à l’ersatz bio-vegetalo-moralo-compatible et au retour vers le traditionnel et les sources. Exemple.

Le faux gras; la fausse bonne idée

Le faux gras aurait pu être une bonne idée, si si. Il aurait juste fallut que ça ait bon gout, que la lecture de la composition génère en nous une idée de cuisine plutôt qu’une expérience. Il surfe pourtant sur une tendance à jamais intemporelle; les souvenirs nostalgiques de notre enfance; simplement là où d’autres ont choisit de rappeler goûts, odeurs, sensations, la faux gras fait le choix de nous remémorer la panoplie de petit chimiste.

fauxgras.jpgUne mousse faite de levure et d’amidon, estampillée végétarienne et bio. L’initiative est louable mais ne s’adresse vraiment qu’à une petite niche de gens qui ont laissés leurs papilles dans l’apéro.

Contrairement à beaucoup de gens qui en parlent sans l’avoir testé (celui ci ne semblant être vendu qu’en Belgique) nous l’avons gouté. Nous étions 4 devant cette petite boite avec un pain des anciens et un appétit féroce. La lutte fût inégale. La boite a gagné et est partie à peine blessée finir sa vie dans la poubelle, nous laissant un sentiment et un goût amer.

Pour ceux qui veulent se faire une idée par eux même; commencez donc par le site.

Différence entre les tsar et les rois

Autre nouvelle qui ravira tous ceux qui ne sont pas capitaines de soirée, c’est l’étude comparée du bourbon et de la vodka dans les phénomènes d’alcoolisation et de gueule de bois. Un échantillon de 37 hommes et 58 femmes (la variabilité des résultats sur les femmes nécessitait-elle un échantillon de taille 2n ? ) a donc du boire des boissons contenant ou de l’alcool ou un placebo afin de prouver l’influence de celui ci sur la gueule de bois. Sans surprise on apprend donc que sans alcool il n’est point de gueule de bois.

L’étude s’attache ensuite à comparer les effets du bourbon et de la vodka. Si les effets sur l’attention sont comparables, il semble toutefois que la vodka soit beaucoup moins traitre au réveil. Un gros bémol cependant, l’étude ne précise absolument pas les marques ou les méthodes de fabrication des produits utilisés, et si la fabrication du bourbon semble suivre des règles assez stricts, le manque de standardisation dans les conceptions de vodka interdirait à priori une généralisation trop hâtive.

Un détail toutefois non élucidé mais qui peut donner à réfléchir: il semble que ce soit sur la fin de l’alcoolémie, lorsque le taux redescend vers 0 que la gueule de bois commence à redresser le poil à l’intérieur du crane que les difficultés d’attention sont les plus marquées. Problème:, si l’alcoolisation est détectable facilement, la gueule de bois l’est moins…

Un nouvel alcool qui ne saoule pas

Heureusement, tel le faux gras arrivé pour sauver les oies, un nouvel alcool est sur le point d’apparaitre. Cumulant les qualités de l’alcool et … c’est tout mais c’est déjà pas mal, il prétend s’affranchir de ses défauts.

Concrètement le Professeur David Nutt a eu un rêve. Un beau rêve féérique dans lequel on dessaoule instantanément.

Imaginez que vous puissiez boire autant que vous le voulez. Que vous restiez toujours dans cet état béat et euphorique. Sans être malade et sans « retomber ». Et puis à 6h en sortant de boite vous prenez votre antidote. Une petite gélule. Sous la langue, un verre d’eau et c’est fini. Vous êtes de nouveau frais et dispo. Et bien cette version festive du haricot magique de San Goku est pour demain. Enfin si elle finit par être autorisée.

Ce nouvel alcool n’a en effet qu’un défaut mais il est de taille: il serait basé sur des benzodiazepines composées bien plus pharmaceutiques que festifs puisque principe actif du célèbre valium…

La gastronomie n’en est déjà plus là

Cette bataille tripartite entre goût, morale et sécurité, la restauration a décidé de ne pas la livrer.

Elle est passé du shacker à la mixologie moléculaire tout comme elle l’avait fait pour les plats il y a quelques années. Mais désormais ce sont les cocktails qui attirent son attention. De la macération sous vide à l’utilisation d’essences concentrées, toute la palette du chimiste est utilisée pour produire des gin aromatisés à la rhubarbe ou des martinis encore plus dry, comme l’explique Newscientist

Du foie gras sans foie à l’alcool sans alcool, c’est en dernier ressort au consommateur de choisir et de pondérer entre l’éthique, la santé et le gout.
Il se posera des questions mais les scientifique auraient pu s’en poser d’autres:

  • Est-il judicieux d’enlever à l’humanité le dernier garde-fou qui la protège de la déchéance. Que serait une société dans laquelle la peur de la gueule de bois à disparu ? Et où de toute façon on cuve en 5min….
  • L’impact des production de levures, fécules, tofu et autres algues sur l’environnement serait-il si anodin si l’on devait en nourrir l’humanité ?
  • Où va-t’on placer la limite entre l’aliment et le produit chimique ?
  • Peut-on réellement se souhaiter bonne année en mangeant un toast de faux gras et en trinquant avec une coupette de valium ?
  • La mode pourrait-elle se dépêcher de nous ramener au traditionnel ?

Comme l’illustre si bien Pacotine

Sources

Les statistiques de la beaute

Lundi 21 décembre 2009

C’est officiel.

La beauté est enfin mathématiquement et statistiquement calculable.

shania-twain.jpgBon il faut faire l’impasse sur le fait que c’est une grandeur totalement subjective et sur le fait que la donnée est purement statistique, sur le fait que l’échantillon n’est aucunement documenté (on ne sait ni le nombre de gens, ni le sexe, ni même les préférences sexuelles) et sur le fait que l’universalité de l’étude ne dépasse certainement pas l’occident. Enfin et plus inquiétant, il faut remarquer que la nouvelle de l’étude vient d’une dépêche afp et non d’une publication. Mais soit, mettons de coté la réserve la plus élémentaire et regardons ça de plus près.

Des équipes des universités de Toronto et de San Diego (oui il fallait au moins ça …) ont montré à des étudiants des visages dont les ratios (distance entre les yeux)/(largeur de visage) et (distance bouche-yeux)/(hauteur de visage) avaient été modifié grâce à un logiciel de retouche (donc pour répondre à l’angoissante question: non aucun modéle n’a été maltraité ou blessé durant cette expérimentation).

Les statistiques qui sont sorties de ces tests montrent que des ratios de 46 et 36% sont jugés plus attirants. Ces valeurs étant dans la moyenne des visages dits « normaux », l’optimisme doit faire espérer que l’influence de la retouche a pu être statistiquement écartée…

Forts de ces résultats les chercheurs canadiens ont ensuite examiné des photographies de célébrité pour découvrir que la chanteuse canadienne Shania Twain était la plus proche de la perfection … ce qui se traduit par l’expression journalistiquement élégante : « Shania Twain affichait la plus belle paire de ratios. »

Contingence des menus de fetes

Vendredi 18 décembre 2009

cafe.jpgLes fêtes approchent. Comme chaque année. Il faudra bientôt célébrer le petit Jésus en pensant au gros barbu … ou l’inverse, j’ai jamais bien compris.

Une chose est sure, c’est que bientôt, qu’on le veuille ou non, il faudra manger. impossible d’y échapper. Et l’on finira par s’extasier sur les plats car au final, peut être est-ce atmosphère ou la compagnie mais c’est toujours bon, quand bien même une rasade d’alcool est nécessaire pour faire passer le goût de certaines tentatives culinairement élaborées.

Mais pour certains cette période de l’année est plus propice que d’autres a la méditation. Personnellement depuis début décembre déjà je ne peux me sortir ce thème de la tête. La lancinante question. J’ai pourtant fait quelques études mais aucune matière n’a jamais daigné aborder le thème. Philosophies, histoires, sciences sont toutes restées muettes.

Je ne crois pourtant pas être le seul à me poser ces questions. Je ne pense pas être le seul que ça travail à l’approche des fêtes et pourtant je n’ai jamais vu aucune réponse. Comment ça vient à l’idée de quelqu’un de gaver une oie pour ensuite lui manger le foie ?

Pas que j’éprouve une grande compassion pour ces animaux qui sont, malgré ce qu’on en dit, certainement bien mieux traités que le poulet de base qui va faire les nuggets du reste de l’année. Simplement je me demande comment ce genre d’idée peut germer dans la tête d’un être humain. Mais il n’y a pas que ça. Toute l’histoire de la bouffe est pétrie de ces problématiques.

Sérieusement

Manger des animaux, soit. Des plantes, oui, pourquoi pas. Des poissons, ce sont des animaux dans la mer, croquons y’a pas de raison. (et je vais même jusqu’à inclure les insectes et autres curiosités) Mais il y a des choses que même la plus grande imagination peine à expliquer. Prenons quelques exemples.

Il parait évident que la découverte du vin ou du fromage doit tout à la concomitance d’un paysan oublieux de ses stocks et d’un local adéquat. Le beurre est plus que certainement le produit du déménagement (plutôt peu délicat) de lait. La viande cuite a pu être trouvée par accident dans la nature, après tout une carcasse brulée reste une carcasse. Les épices proviennent surement aussi de l’observation assez avisée que certaines baies ont des gouts très prononcés. Soit. Acceptons cela comme des faits.

Il reste quelques problèmes :

Le sel:
J’imagine mal comment on peut le trouver par hasard. A moins d’envisager un fou spécialement attiré par le léchage de caillou et qui aurait fait une balade en bord de marais salant.

Le safran:
Il en faut quand même un petit peu pour que ça ait du gout, et la récolte de ce petit peu implique de grandes quantité de fleurs (150 fleur pour 1gramme de safran)

Le sucre:
Toutes les méthodes se vallent dans l’absolu, bien que la betterave ait un net avantage.

Plus fort encore le café :
Ramasser les fruits d’un arbre je veux bien comprendre. Par contre, ne garder que la graine, la brûler, la réduire en poudre et faire passer de l’eau chaude dans cette poudre pour ensuite la boire semble relever de la psychiatrie.

Une pensée aussi pour le gars qui, pendant que ses amis cuisaient de la terre pour en faire des poteries, s’est décidé à tenter de brûler du minerai, c’est peut être bien à lui (ou eux) que nous devons notre civilisation.

Toute notre alimentation semble être le produit du hasard.

Plus qu’à Jésus ou à Coca-cola, ce que vous mangerez pour Noël, comme tout le reste de l’année sera vraisemblablement dû à l’héritage de quelques fous, qui en leur temps, ont léché des cailloux, châtré des fleurs, oublié leurs récoltes… et que tout le monde a oublié

Passez de bonnes Fêtes de fin d’années !

La Science et l’Art : ennemis naturels, pas si sur

Mercredi 16 décembre 2009

Quoi de plus éloigné de l’art que la science ?

A priori, rien. L’esprit humain s’accommode mal de la présence de la science dans l’art et l’art dans la science reste pour l’instant une hérésie.

Pourtant depuis longtemps les mathématiciens, physiciens et autres manipulateurs d’équations parlent des beautés de certaines théories, des angles de vue de certaines approches. Mais jusqu’à présent les seules productions de l’art scientifique restaient les fractales, transcendant les échelles pour offrir la même forme à toutes.

La société peine à autoriser la science comme moteur de l’art. Les puristes n’ont-ils pas critiqué vertement les tableaux peints par ordinateur ? Mais à l’autre extrémité des critiques similaires été faites aux peintures faites par des éléphants. Les biologistes n’étaient pas en reste avec ce genre de photographies où la science, par l’intermédiaire de la biologie fournissait des pixels et des formes simples

petri.jpgpetri.jpg

Peut être un tournant est-il aujourd’hui atteint par Eshel Ben-Jacob et ses collègues. Plusieurs approches sont à l’œuvre : laisser la nature faire la forme et la colorer ensuite ou choisir la forme et laisser la nature la colorer

J’avoue, je trouve cela beau, c’est le pourquoi de ce billet

Par ailleurs une approche encore plus jusqu’au boutiste se fait jour avec Hunter Cole


Her Own DNA – Living Drawings Created with Bioluminescent Bacteria with Protein Music- Hunter Cole

Certaines sont déjà aimée pour l’expression visuelle de leur adn … leur beauté … pourrons-nous demain être appréciés pour l’expression acoustique de cet adn ? Pourrons-nous être aimés pour notre « son » ?

En attendant que les physiologistes entrent dans la danse et que l’on sache faire apprécier un produit indépendamment de lui même[1]

Notes

[1] non la pub ne compte pas !

Et tu rameneras du pain

Mardi 1 décembre 2009

Ça a quelque chose de compliqué et de frustrant la vie de scientifique !

Quelque chose qui donne l’impression d’être un peu seul, isolé, dans une bulle teintée qui modifierait la perception des choses.

Quelqu’un peut-il imaginer la souffrance qu’il y a à se lever le matin, partir travailler, vérifier une dernière fois ses postulats, ses calculs et ses conclusions, sauter d’une joie que le bruit produit rendrait presque indécente dans ce milieu où l’on croirait pouvoir entendre les neurones haleter d’épuisement, téléphoner à sa femme pour lui annoncer que « enfin » vous y êtes parvenu et que grâce à cela les plus grands trajets deviennent réalisables. Quelqu’un imagine-t’il la souffrance qu’il peut y avoir à s’entendre répondre « c’est bien mon chéri, et tu ramèneras le pain ? « 

Dites les gars ! J’ai une idée…

Je ne peux m’empêcher de penser que c’est ce qui attend un grand nombre de scientifiques tellement partis dans leurs travaux qu’ils en oublient jusque la cohérence de leurs résultats.

New Scientist se fait ainsi l’écho de la publication de Jia Liu, physicien de l’université de New York.

Proxima Du CentaureTraduite dans un langage courant par le truchement du sarcasme, la découverte stupéfiante de Monsieur Liu pourrait être exprimée ainsi : « en allant très très loin par là *veuillez faire l’effort d’imaginer un doigt qui se tend dans une direction quelconque* je pourrais éventuellement trouver un carburant dont personne n’a la preuve qu’il existe, afin d’aller moins loin par là *s’il vous plait… c’est la dernière fois* mais beaucoup plus vite ! « 

En langage scientifique, on le formule autrement. On y met les formes et les emphases. On ménage les susceptibilités. En bref, on fait des phrases là où une tape sur l’arrière de la tête accompagnée d’un petit « retourne au boulot au lieu de rêvasser » aurait suffit.

Mais c’est peut-être une bonne idée qu’il a eu en fait me diriez vous si vous me lisiez.

Une bonne idée résisterait à aux quelques constatations objectives qui vont suivre.

Mais reprenons depuis le début. La thèse de ce brave homme est simple, jugez plutôt

Current rocket technology can not send the spaceship very far, because the amount of the chemical fuel it can take is limited. We try to use dark matter (DM) as fuel to solve this problem. In this work, we give an example of DM engine using dark matter annihilation products as propulsion. The acceleration is proportional to the velocity, which makes the velocity increase exponentially with time in non-relativistic region. The important points for the acceleration are how dense is the DM density and how large is the saturation region. The parameters of the spaceship may also have great influence on the results. We show that the (sub)halos can accelerate the spaceship to velocity $ 10^{- 5} c \sim 10^{- 3} c$. Moreover, in case there is a central black hole in the halo, like the galactic center, the radius of the dense spike can be large enough to accelerate the spaceship close to the speed of light.

Pour les non anglophiles, l’idée est d’utiliser la matière sombre comme carburant de fusée afin de permettre l’envoi de fusées « very far ». Les anglophiles eux remarqueront les tournures telles que « how dense is the DM density »

Il y a déjà plusieurs années que des annihilation matière antimatière sont évoquées comme source d’énergie. Le principale problème étant que la fabrication de l’antimatière serait très nettement déficitaire en énergie, et ce même avant de penser à transformer cette énergie en une énergie cinétique capable de propulser un vaisseau. Selon certaines théories la matière noire est faite de neutralinos, qui sont, selon certaines de ces théories, leur propre antimatière. Comprendre que l’annihilation de 2 neutralinos produiraient une grande quantité d’énergie.

Cela confine au génie.

Fusée de Robert GoddardLe plan est donc de collecter la matière noire, qui n’existe que sur le papier et que personne ne sait ni détecter ni même manipuler, sur une zone de 100m² en avant de la fusée. Cette matière noire serait ensuite amenée dans une sorte de chambre où elle s’auto-annihilerait. A noter que, bien éduquée, la matière noire qui semble pourtant d’après le premier précepte, n’apprécier que modérément la promiscuité, se laisse tranquillement mener à la chambre.

L’annihilation de la matière noire produit 1017joules du kilo. Ce qui au final n’est que l’énergie produite par tout kilo de matière suivant la loi E=mc², rien de transcendant donc si la matière noire n’était sa propre antimatière. (les annihilations matière-antimatière supposant de fait de disposer des deux, il faut avouer que la matière noire présente en cela un gros avantage logistique)

Liu qui, non content d’être un optimiste patenté, est aussi un formidable mécanicien de fantaisie imagine compresser la matière sombre (oui je mets sombre ou noire suivant mon envie du moment) afin de booster la désintégration (le comment n’est déjà plus une question raisonnable à poser), une trappe permettant l’évacuation des produits de la réaction . . . le chimiste appréciera, le physicien appréciera, le mécanicien appréciera et tout se beau monde se demandera tout de même ce qui au final fait avancer la fusée, étant entendu que l’enthousiasme de Liu ne peut servir de moteur qu’à lui même.

Rajoutons qu’il envisage une voile collectrice de 100m² en avant de l’engin pour récupérer la matière noire et atteindre des vitesses relativistes lui permettant d’aller faire le plein près du centre de la galaxie à 26 000 al[1] pour aller sur Proxima Centauri à seulement 4.2al et vous aurez compris que l’on a à faire à un IgNobel en puissance.

Est-ce la peine de rajouter que selon lui, voir même selon Liu, la pauvreté de notre petit coin de galaxie en matière noire est l’une des causes essentielle de la discrétion des extra-terrestres dans le voisinage ? Les grands centre de peuplement et de transit de la galaxie sont, évidemment, les coins les plus riches en matière sombre … Cqfd !

« Because the dark matter density in our neighbourhood is low relative to the centre of our Milky Way, it is hard to get here »

Alors forcément quand votre mari vous appelle pour vous dire qu’il a trouver comment aller au centre de la galaxie faire le plein de matière sombre pour que le voyage à Proxima Centauri ne soit pas trop long et qu’on puisse dire bonjour aux petits homme verts dans notre vaisseau à voile …

…que voulez vous lui répondre d’autre que de penser à ramener le pain ???

Sources :

Notes

[1] Année lumière, distance parcourue par la lumière en 1 an, on rappelle que d’après les théories actuelles rien ne peut jamais dépasser cette vitesse