Archive pour septembre 2009

Difference entre un confiturier et une bombe en milieu carcéral

Lundi 21 septembre 2009

Avertissement: Cet article ne reprend que des informations déjà présentes sur le oueb et accessibles à tous. L’auteur n’incite et ne cautionne en aucune manière une utilisation pratique des informations livrées ici en dehors de la surveillance d’un adulte responsable habitué au maniement de tels produits et dans des conditions de sécurité satisfaisant aux dispositions en vigueur pour ce type de maniement.

La prison.

Ses promenades, ses paysages, ses autochtones, ses activités culturelles et ses ateliers bricolages.

Depuis quelques jours et à l’initiative du garde des sceaux on en parles plus que de raison.

Pour quelle obscure raison ? parce qu’on a retrouvé du sucre dans une bassine d’un détenu de la prison de Meaux. Jusque là rien de grave, si ce n’est qu’il avait aussi un circuit imprimé et un bout de papier contenant une « liste manuscrite de produits pouvant entrer dans la composition d’explosifs » (Nouvel Obs). Et c’est à partir de là que c’est triste.

Imaginez que vous ayez du sucre dans une bassine (il parait), et des intentions peu voir même pas louables, si vous devez absolument faire une liste je vous conseille très fortement d’en faire une de « fruits pouvant entrer dans la composition de confiture ». Toutes conditions semblables par ailleurs (notamment quantité) la fabrication et l’utilisation sont nettement moins dangereuses pour la santé.

Sauf à considérer la menace d’une crise de foie comme relevant de la sureté publique, il doit être difficile pour le profane de concevoir qu’une bassine de sucre fut-il en poudre puisse représenter un danger pour quiconque ne met pas la tête dedans.

C’est pourtant bien le cas et ce depuis très longtemps, pour la simple et bonne raison que le sucre même s’il n’en a pas l’air est un composé organique.

Demandez à vos grands-parents comment ils enlevaient délicatement les souches des arbres de terre « de leur temps » et vous seriez surpris. Il y a très longtemps en effet qu’à été remarqué le caractère explosif (et très instable) du chlorate

J’en veux pour preuve cet extrait qui commence à dater un peu:

Effectivement le sucre n’est pas explicitement mentionné, il n’empêche qu’il est assez facile de se rendre compte que c’est un composé organique, combustible, facilement trouvable à des degrés de pureté suffisants. Les agriculteurs ne tarderont pas eux à reconnaitre un allié potentiel contre la nature. D’autant que le chlorate est un désherbant puissant.

Moins puissant mais aussi bien moins dangereux, le nitrate est à classer dans la même catégorie que le chlorate. Mais 2 différences majeures les séparent tout de même. Les explosifs à base de nitrate ont besoin généralement d’être amorcés, les rendant plus difficile d’emplois pour les non-initiés, les nitrates sont à la base des engrais puissants.

Et si ces mélanges nitrate-fuel du grand père sont toujours utilisés et un peu plus sur que les mélanges chlorate-sucre, ils n’en restent pas moins des mélanges capables de tuer. Aveuglement. Le chimiste ou le passant. L’ampleur des dégâts dans des structures où l’on est pourtant habitué, prévenu, équipé et formé devrait pourtant être une mise en garde suffisante. On pourrait croire ces formules oubliées et mise au ban par une chimie plus fine et plus avancée mais il n’en est rien. Le nitrate d’ammonium reste l’explosif industriel le plus utilisé. De même, si les nitrates sont considérés comme ayant besoin d’amorce, cela n’empêche pas régulièrement des inconscients de perdre des doigts, des mains, voir la vie en les manipulant.

Plus sérieusement maintenant, si vous avez une bassine de sucre, faites une confiture ou devenez accro. La seule chose qu’aurait gagné ce détenu à continuer n’est pas la liberté mais bien la mort, tant il est facile de méconnaitre des consignes de sécurité.

Pour ceux qui persistent à penser que le sucre ne peut creuser autre chose qu’une carie je vous recommande cette vidéo.

Sources:

Et pour en savoir plus :

Historique de l’invention de la poudre
La poudre noire sur wikipedia

Le recyclage des restes, ça casse pas des briques

Dimanche 20 septembre 2009

…ça les plie

La feuille de brick c’est un peu le marteau de la cuisine. On peut toujours l’utiliser (avec plus ou moins de réussite je le concède) afin d’accommoder à sa convenance le reliquat d’un précèdent repas.

Et en plus c’est facile, pas cher, relativement rapide. Et surtout comme dit précédemment : universel.

Tout comme un sushi sera toujours impressionnant pour le gars qui se contente de regarder de loin son poissonnier en s’approchant d’un pas résolument prédateur vers les morceaux de bœuf, une feuille de brick fera toujours quelque chose d’appétissant.

Petit tuto en image

mixer.jpg Avec une vielle salade dont on aurait plus trop su quoi faire autrement (ça ne convient pas au menu du jour ou toute autre raison…allant de merde « ça fait 3jours qu’on bouffe que de la salade » à « on va faire autre chose parce que là y’a pas de quoi remplir une dent creuse« ), il y a de quoi préparer de magnifiques samoussas de légumes de manière rapide et honnête.

Cette vieille salade, contenant comme exhaustive liste d’ingrédients des choses aussi originales et onéreuses que : -salade
-tomate
-fêta qui rime avec hisse
-vinaigrette à base de vinaigre balsamique et moutarde de Dijon
fera des très bon samoussas

Première étape :
On mixe tout et on passe au chinois (foutez la paix aux asiatiques, on parle de l’ustensile de cuisine) , c’est un samoussa qu’on veut pas une soupe et le légume c’est quand même principalement du liquide

On rajoute du yoghourt (ça marche aussi avec de la crème fraiche mais c’est du recyclage et il se trouve justement que du yoghourt était entamé) une bonne cuillère à soupe, de la moutarde pour une demie bonne cuillère à soupe, un œuf (c’est toujours sympa un œuf, généralement si vous ne savez pas si vous devez en mettre un ou non, mettez en toujours un, ça gâchera pas si il est en trop, par contre si il en fallait un et que vous ne le mettez pas ça va être pas glop[1])

Le résultat étant encore relativement trop liquide [2] on le passe un coup à la poêle tiède, sans matière grasse, c’est pour le sécher un peu pas pour le cuire.

Les cases chinois et poêle sont bien entendu optionnelles et ne dépendent que de la consistance du produit.

tout_au_chinois.jpga_la_poele.jpg

Seconde étape :
Une fois votre pâte moins humide, c’est à dire approximativement conséquemment à 5 ou 6 éreintantes et interminables minutes de travail (oui j’avais prévenu, c’est long et compliqué) arrive enfin l’instant où l’on met les doigts [3]

Prenez une feuille de brick, que vous coupez en deux. Pliez en deux le demi cercle restant (dans le sens de la longueur) pour obtenir une bande de brick double épaisseur.

Posez une cuillère de la mixture à un bout et pliez en triangle comme si c’était un drapeau américain dans un film de guerre (oui c’est facile à dire comme ça mais si vous trouvez une meilleure comparaison, je suis tout ouïe.

atelier_pliage.jpg

Troisième étape :

10 minutes au four feront passer vos samoussas de

samoussa_cru.jpg à samoussa_cuit.jpg

Dernière étape :

Souhaitez vous bon appétit et dégustez

Notes

[1] Car même dans la cuisine se niche la littérature

[2] pour le savoir vous en prenez une grosse cuillère à soupe, si ça commence à suinter et qu’une pellicule liquide se fait jour sous la cuillère c’est que c’est trop liquide

[3] si vous les avez déjà mis à l’étape du mixer, il va vous falloir appeler quelqu’un en renfort

Les souris planent

Jeudi 17 septembre 2009

Dans la série des inventions dont on se demande par quel miracle l’humanité a survécu sans jusque là, il faudra désormais citer, après le lave linge grand libérateur de la femme et la cafetière Senseo (que ton nom soit sanctifié, que ton règne arrive tout ça tout ça …), la … heu … ah oui si, la souris volante.

sourispl.jpgJusque là, on avait déjà remarqué les trains magnetiques qui restent en l’air grâce aux forces de répulsions engendrées par des champs magnétiques, grosso modo le même qui permet de jouer avec 2 petits aimants et de les faire tenir l’un sur l’autre sans même qu’ils se touchent.. La science avance et le train même s’il est gros fait désormais pâle figure face aux nouvelles prouesses réalisées il y a peu.

Car désormais, alors qu’ils y parvenaient pour les fraises et les grenouilles au prix du haussement d’un sourcil blasé tout en marmonnant « tu parles, c’est l’enfance de l’art ça« , les scientifiques ont relevé le deuxième sourcil, commencé à entrouvrir la bouche et essuyé le léger filet de bave qui perlait discrètement entre 2 rires diaboliques, préludes à l’exclamation « nous allons conquérir le monde, Minus.« 

Le scientifique me lisant se questionne déjà : Quelle différence fondamentale y’a-t’il entre fraise grenouille et souris ? Hormis que l’on ne sucre pas plus les souris (et c’est heureux vu leur toxicomanie aggravée envers ce composé) que l’on ne mange leurs pattes, il y a une différence fondamentale qui n’échappe pas aux plus assidus observateurs : la souris ressemble plus à l’homme. Bon évidemment ce n’est ni de face ni de profile mais physiologiquement.

Quoi qu’il en soit on peut donc faire léviter une souris, sans bien sur avoir besoin de lui faire gober un electro-aimant. Il suffit pour cela qu’elle contienne assez d’eau et que l’on la place dans un petit champs magnétique de 17 tesla [1].

Yuanming Liu a pu noter que la souris n’appréciait pas particulièrement ce traitement et semblait désorientée[2] mais que étonnement si la souris était sédatée, elle devenait plus compréhensive.

They decided to mildly sedate the next mouse they levitated, which seemed content with floating.

Une autre souris droguée made in DisneyPour bien saisir la nuance il faut savoir que « sedate » est de la même racine que sédation en gros endormir la souris c’est la « sédater » beaucoup, si elle est juste beurrée à point c’est « mildly » et l’on peut sans trop de risque en conclure qu’une souris bourrée semble contente de flotter. Et l’on peut en conclut de facto sans plus de risque qu’ils sont plus doués en physique qu’en éthologie au NASA’s Jet Propulsion Laboratory (JPL) de Pasadena en California, mais ce serait dévier du sujet.

Et l’on se projette déjà vers des applications pratiques … mais onéreuses. Difficile en effet de mettre une spire[3] autour des personnes et des villes…Difficile ensuite de générer 17 teslas en continu à moins que les souris ne soient reconverties en coureuses dans des dynamos…Et peut-être difficile de résister à de tels champs de manière durable pour l’être humain. Des études ont pour cela été menées sur des rats (oui les souris c’était trop facile) et dans un champ de 9 teslas… et ils n’en ont pas été « ostensiblement » affectés … en espérant bien entendu que l’effet sur le rat n’ait pas eu à être constater par un chercheur es « oh la souris droguée semble contente » …

Petit détail tout de même, indépendamment du champ magnétique lui même, ce sont les molécules d’eau magnétisées qui permettent la sustentation. Le mode opératoire probable semble être que le champs magnétique modifie les orbites des électrons de la molécule d’eau et qu’en retour ce mouvement modifié produit un champs magnétique opposé au premier. Ce simple point permet de faire 3 suppositions :

  • la force permettant de maintenir le sujet en l’air n’est pas complètement homogène. Loin de là. Comprendre que certains organes internes vont plus que d’autres contribuer à maintenir le sujet…ceux qui ont la plus grande proportion d’eau. difficile à vérifier sur une fraise quasi homogène ou sur un rat qui se contente d’un champ magnétique sans sustentation.
  • les deux champs magnétiques contraires et le mouvement du sujet entrainent des cisaillements qu’il est difficile de concevoir comme inoffensifs et qui ne peuvent être reproduit sur un rat à terre.
  • un champ magnétique influencera non seulement l’eau à qui il fera générer un champs en retour mais aussi toute particule ayant une polarité quelconque. Cela a forcement à long terme une incidence sur le métabolisme.

Sous couvert de grande avancée technologique, les chercheurs sont donc au mieux parvenus à trouver un nouveau futur générateur de maladie et de déficiences, au pire à justifier une nouvelle levée de fonds.

Et pour mémoire, le principe du four micro onde est simplement de chauffer des molécules d’eau… il semble que personne n’aurait l’idée de s’en servir pour le chauffage individuel.

Sources :

Notes

[1] cela correspond à peu de choses près à 170 000 gauss, à comparer avec les 0.5 gauss du champs magnétique terrestre

[2] on le serait à moins

[3] le montage permettant de générer le champ

Bientot de la vache fraiche dans les restaurants

Vendredi 4 septembre 2009

La plupart des carnivores l’ont un jour dit devant un aquarium dans un restaurant:

On peut choisir un homard ou un poisson mais jamais on ne peut choisir la vache pour son steak.

vache.jpgEn fait seul Homer Simpson a pu. Mais pour le commun des mortels non animés, il semble que le jour où ce sera possible approche à grands pas.

Innocemment, les USA qui ne manquent jamais une occasion de comprendre après coup les implications de leurs découvertes s’en rapprochent. Après avoir inventé les concepts alimentaires les plus farfelus (viande sans hormones-sans antibiotiques … alors qu’il suffisait au départ de ne pas inventer le bœuf aux hormones ou aux antibiotiques) ils sont en train de contourner un problème en lui trouvant une solution… spéciale.

Conscients que la taille de leurs troupeaux et de leurs unités de production agricole les force à des méthodes de productions nettement plus proche de l’usine que de la ferme, ils ont décidé de s’attaquer à un problème d’envergure hein … non pas la faim dans le monde Naïfs que vous êtes. Ils vont s’attaquer à autrement plus important : la souffrance des enfants des animaux.

Si si, bon y’avait plus important à faire mais après tout une souffrance est une souffrance hein…

Et pour remédier aux souffrances des animaux que faire ?

Que faire qui ne remette pas en cause l’économie des producteurs et ne les empêchent pas de continuer a surproduire et à forcer la vente de leur bœuf à une Europe elle aussi surproductrice ?

Revenir à une production raisonnée et équilibrée au sein de fermes à taille humaine et respectueuse des animaux ? Are you kidding ?

Non on parle quand même d’un pays capable d’utiliser le naphtalène non comme antimites mais comme produit de déforestation[1] alors quand ils trouvent un truc contre la souffrance animale c’est un peu plus gros que ça.

LA solution contre la souffrance animale est bien plus prosaïque, considérant que ce serait un vœux pieu que de vouloir éviter des souffrances aux animaux il suffit de faire en sorte qu’ils ne ressentent pas cette souffrance … cqfd

3 voies s’ouvrent alors devant les apprentis sorciers de l’agriculture :

  • la voie chimique; elle est sans issues et c’est indiqué bien avant l’embranchement. La mode est de plus en plus au bio ou du moins au sans hormones/antibiotique etc. comment imaginer alors réussir à vendre au consommateur des vaches droguées au Prozac ? Juste les tuer sous anesthésie ? Ce n’est pas là qu’elles souffrent le plus mais bien pendant leur élevage… autant mettre un aspirine dans l’abreuvoir.
  • la voie chirurgicale; c’est un fait certain, en court-circuitant certaines zones du cerveau on ne ressent plus la douleur. Seulement si il est une chose que le fermier américain comprend mieux que la douleur, c’est bien l’économie et il est certain que le coup d’une opération cérébrale par animal serait loin d’être financièrement indolore.
  • La voie génétique; on sait déjà quels gènes modifier pour empêcher la prise en compte de la douleur chez la souris. L’ingénierie génétique fonctionne déjà à plein régime pour les plantes. Les industriels désespèrent de produire autre chose que des souris en version knock out., c’est donc une voie royale qui s’ouvre devant les scientifiques.

I’m a Cow
aka toutes les vaches ne sont pas sado-masochistes

Une voie royale pour autant que l’on résolve quelques petits désagréments. C’est que dans la nature, la souffrance et la douleur ne servent pas pas uniquement à faire jouir le bobo adepte de latex et de fessées[2]. Au contraire la souffrance tient un rôle primordial dans la préservation du sujet. Associée à la peur qui n’est finalement que la composante temporelle de la souffrance (je vais avoir mal, je me souviens que dans cette situation j’ai eu mal…) elle permet d’éviter les situations potentiellement dangereuses pour l’organisme. Par exemple si je pose ma main sur le bruleur à gaz, la douleur, et le réflexe qu’elle active vont me faire enlever la main de préférence avant que ça ne sente le cochon grillé. La peur et la douleur sont tellement associées que certains se plaignent même avant d’avoir mal…

Il est donc facile de voir qu’une vache débarrassée de la douleur risque fort de ne pas remarquer qu’elle est en train de s’ouvrir les flancs sur les barbelés et un poulet de ne pas s’apercevoir que ses congénères lui picorent le dos. Totalement improductif voir même contre-productif. En inhibant la douleur on permet non seulement a des comportement à risques de se poursuivre dès lors qu’ils ont commencé mais on supprime aussi la barrière de la peur qui protégeait contre ces comportements.

Je cite

One objection to the idea of knocking out pain in livestock is that it could mean they put themselves in harm’s way. In 2006, researchers identified six children from three Pakistani families with mutations that inactivated one particular gene. None of the children had ever felt pain, though they appeared otherwise healthy. All the kids had bruises and cuts, and one, who was known to place knives through his hand and walk on coals, died after jumping off a roof

Plutôt que de supprimer la douleur une autre approche envisage de dissocier la douleur de la sensation « déplaisante » qu’elle génère. Ainsi modifié un humain avec la main sur le bruleur ne hurlerait plus en soufflant bêtement sur sa main ou en attrapant intelligemment des couverts en argent mais se contenterait de tourner nonchalamment la tête, hausser un sourcil songeur, et s’exclamer d’une voix emprunte de stupéfaction « ciel il me semble que je brûle »[3]. Quel en serait l’avantage ? aucun si ce n’est de garder la conscience d’un stimulus, ce qui est toujours mieux que de le nier. C’est le mode de fonctionnement des antidouleurs que nous même utilisons. Mais comme on l’a vu il n’est pas envisageable de gaver les bêtes de pillules, au moins pour le moment. La génétique est donc privilégiée et la possibilité d’une vache sur laquelle on coupe directement nos steak sans même qu’elle ne s’affole se dessine[4]

Reste donc à voir si l’Amérique réussira a vendre son futur éventuel bœuf zombi-masochiste.

viande made in better off tedA noter qu’un petit groupe essaie quand même de faire remarquer qu’une dernière autre option existe qui aurait l’avantage de produire suffisamment, pour pas cher ET de ne pas avoir besoin de gérer la souffrance animale puisque cette solution l’annihilerait : il s’agit ni plus ni moins que de produire de la viande sans animal … Des recherches sont actuellement en cours pour y parvenir et si elle se cantonnent pour l’instant à faire grossir des cellules musculaires dans des boites de Petri, les chercheurs ne désespèrent pas de finir par cultiver la viande sans jamais en passer par un animal… à la manière du duo de scientifiques déjantés de « Better off Ted »[5]

D’après le consortium de recherche sur la viande in vitro on en serait actuellement à un coût de production de 3500$ la tonne[6]. Mais même si le technique est au point il restera ensuite à régler les problèmes nutritifs et gustatifs…et bien entendu le problème de la gamme car l’on peut douter que comme sur un bœuf, chaque endroit spécifique du becher ait un gout, une texture et un mode de cuisson différent[7] …largement le temps de congeler quelques gigots et rôtis.

Sources :

Notes

[1] en mélange avec du palmitate de sodium ou d’aluminium

[2] d’ailleurs le bobo se fait rare dans la nature

[3] oui l’absence de douleur permet chez le sujet une élévation spirituelle dont le premier indice est le langage, la preuve en étant le « Aaaaaahhhhh putain merde mais ça brûle cette connerie » que fait l’humain moyen qui lui ressent la douleur, dans les mêmes condition évidemment

[4] oui c’est pour l’image, n’importe quel boucher vous dira qu’il faut attendre avant de servir une viande qu’elle ait passé quelques temps en chambre froide

[5] une série qu’elle est bien à la regarder

[6] ce qui serait actuellement compétitif en terme purement économique

[7] à moins de ne vouloir que du steak haché mais on va supposer qu’ils souhaitent aussi vendre en europe