Le Danemark, l’autre pays des films asiatiques completement barges

Où l’on disserte en vrac de San Goku, Zebraman et bien d’autres trucs asiatiques avant de se rendre compte que les danois sont aussi dérangés !

J’aurais pu vous faire toute une page sur les films asiatiques.

Ce que j’aime, ce que je n’aime pas. Pourquoi je considère Zebraman comme un chef d’œuvre, comment il m’est impossible de ne pas considérer Cat’s eyes comme une improbable daube.

J’aurais aussi pu vous expliquer ce qui fait du premier Dragon Ball un truc bien plus regardable que la merde qui vient de sortir. Où la camera sur l’épaule est tenue par un épileptique en pleine crise, ce qui semble être une énorme mode en ce moment. Où le seul effet spécial semble être un espèce de halo orange soit trop vif soit pas assez suivant les situations. Et où d’un héros ne devant l’adhésion du public qu’à sa touchante naïveté niaiserie, on essaie de nous faire gober un dragueur prétentieux. Le cote asexué complètement à coté de la plaque ayant cédé le pas devant le mythe « rassembleur » de l’ado américain dépassé par ses hormones…Bref le dernier dragon ball est a éviter s’il vous reste un peu d’estime pour l’enfant que vous étiez et qui appréciait cette série.

Le premier par contre est totalement dans l’esprit de la série. Bon ne le cachons pas ce n’est pas non plus du très grand cinéma mais ca reste regardable et drôle avec toujours les problèmes que la conversion de 150 épisodes en 1h et demie peuvent engendrer. Et la je pense spécifiquement à certain raccourcis scénaristiques du genre

Ils ont trois boules, on en a une, il y en a donc 7 au total
@Captain obvious

Mais si en termes de Dragon Ball, la version pirate taiwannaise sans licence vaut mieux que la version us qui avait les moyens, il n’en est pas de même pour toutes les adaptations asiatiques de série. Cat’s Eyes ne rentrera pas dans cette catégorie, je peux le parier, et ce quelle que soit la qualité de l’adaptation qui en sera éventuellement faite un jour par les grand studios américains.

Extrait en forme de preuve :


Cat’s eyes – Live movie

Et en complément de ces puissants super héros qui ne sont pas vraiment des héros nous avons donc zebraman qui lui est nettement plus un héros qu’il n’est puissant et super (du moins au début). Enfin il n’est un héros qu’au sens asiatique du terme: il ramène de l’argent d’un travail pénible où il n’est pas respecté, pour nourrir une famille qui le méprise au dernier degré. Heureusement, le soir venu il peut s’adonner à sa passion d’otaku pour son héros de drama préféré, quasi connu de lui seul, à savoir zebraman… dans son costume de zebraman … sans se douter de ce qui l’attend. Le spectateur lui aura très vite compris ce qui l’attend et ça ne lui gâchera même pas le spectacle tant il prendra plaisir à l’attendre avec lui. Le personnage est attachant, le scénario reprend un à un tous les clichés des films du genre de tous les genres en fait, pour preuve je peux vous dire sans spoiler que vous pouvez y voire :

  • un père gagner l’estime de sa famille
  • un paralytique qui se relève
  • une infirmière avec une très grosse aiguille
  • des monstres en mousse
  • une intrigue sentimentalo-initiatique
  • des petits hommes verts,
  • un entrainement très spécial en forêt

Zebraman

Et limite je pourrais même vous raconter l’histoire tant c’est suffisamment spécial pour supporter cela et rester quand même intéressant ne serait ce que sur la façon dont les clichés vont être amenés et utilisés ! Et il faut bien avouer que c’est quand même autre chose que d’attendre bêtement de voir quand San Goku réussira à se rapprocher de Chichi…sans même faire tap tap avant !!!

Faut-il que je parle aussi de l’excellent Je suis un cyborg où l’héroïne suce des piles électriques, et confie ses malheurs au distributeur de canettes qui n’y accorde que peu d’intérêt [1]? Distributeur qui a le malheur lui d’être placé dans le hall de l’hôpital psychiatrique qui héberge la jeune fille …


« Je suis un cyborg » de Park Chan-wook

Et sur le même thème de la folie, devrais-je parler de A Man Who Was Superman où le héros se prend pour un superman diminué et aide les gens sans aucun super pouvoir, juste pour ne pas oublier comment l’on fait pour aider? Film qui bien que plein de très bonnes intentions et d’une morale à toute épreuve, ne tombe jamais dans un coté moralisateur et suintant de bons sentiments à la Walt Disney.


A Man Who Was Superman

Une fois ces films vus, vous ne pourriez qu’admettre avec moi que les films asiatiques, tout au moins une grande majorité de ceux qui nous parviennent sont incontestablement très très barrés et l’émanation de cerveaux tellement bien secoués que la pulpe on sait même pas si il y en a encore[2] !

Et une fois ces films vus, alors peut-être que lorsque vous tomberez sur un film danois de Anders Thomas Jensen, vous ferez comme Pacotine et moi et vous demanderez si un sang coréen ne coule pas dans ses veines tant ca semble l’œuvre d’un dément !

Loin de moi l’idée de vous les raconter tant ils sont « à voir » néanmoins ça n’empêche pas d’en parler ! Nous n’en avons pour l’instant vu que 2 mais ils méritent vraiment une soirée.

Les bouchers verts :

Imaginez des bouchers qui se mettent a leur compte, mais qui sont quelques part entre les gentils misanthropes et les psychopathes sociaux Imaginez des bouchers vraiment très mauvais dans la relation humaine, et rappelez vous qu’ils ont des couteaux et vendent de la viande… Imaginez qu’ils sont tellement doués que lorsque l’un des 2 se fait plaquer son argument le plus pertinent pour retenir son amie est des plus étrange :

Mais enfin tu peux pas rompre maintenant, ça va être la saison des côtelettes


Les Bouchers Verts

Adam’s Apples

Prenez un nazi qui sort de prison et mettez le dans une paroisse sous la coupe d’un espèce de révérend Flanders (celui des simpsons) avec un joueur de tennis obèse et alcoolique, un arabe braqueur de stations essence (mais c’est pas grave, vous saurez pourquoi en regardant) et un rescapé des camps de concentration. Bref mettez le nazi avec une belle bande de fous et laissez reposer environ le temps de cuire une tarte aux pommes et voyez ce qui arrive…


Adam’s Apples

Attention l’humour est à la limite du grinçant, voir même un peu plus loin que la limite, j’en veux pour preuve ces 2 répliques du bon docteur:

Il est foutu, on pourrait lui chier dessus

dans le couloir de l’hôpital, c’est… au moins quoi !

ou l’énormissime

En médecine, on appelle ça un demi Kennedy

à propos d’un patient qui s’est fait éclater la moitié de la tête par une balle…

Mais l’essentiel de l’humour est quand même apporté par le décalage entre la situation et les réactions des personnages, comme par exemple le

Je te demande si tu as mesuré ces biscuits

alors qu’une femme en larme tente de raconter ses malheurs…
ou tout simplement la monumentale scène de flingage des corbeaux dont on retrouve un bout dans le trailer ci-dessus.

Ce danois vaut bien des coréens !

Ai-je besoin de préciser que nous sommes devenus fans ?

Notes

[1] je pourrais même aller jusqu’à alléguer qu’il s’en bat le monnayeur

[2] c’est évidemment un compliment tant l’indigence de l’offre/originalité/qualité française fait peine à voir en ces temps d’hadopi (ça ne donne vraiment pas envie de protéger d’une quelconque façon ces artistes)

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2 commentaires sur “Le Danemark, l’autre pays des films asiatiques completement barges”

  1. Pacotine dit :

    Pour Adam’s apples , j’ajoute quand même en commentaire le super passage avec Sarah (pauvre Sarah ) http://www.dailymotion.com/video/x3...

    Et je confirme, je suis fan ^^

  2. [...] déjà parlé de Anders Thomas Jensen dans ce billet où je faisais le parallèle entre ses films et les films [...]

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